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Document de recherche 1997/74

A biological review of the commercial diadromous fisheries of Prince Edward Island

Par D.K. Cairns

Résumé

Les baies peu profondes, les estuaires larges, et les rivières courtes de l'Île-du-Prince-Édouard contiennent une abondance d'habitat favorable pour les poissons diadromes. Les espèces commerciales diadromes de l'ÎPÉ sont l'anguille d'Amérique (Anguilla rostrata), le gaspareau (Alosa aestivalis) et A. pseudoharengus), la capucette (Menidia menidia), l'éperlan arc-en-ciel (Osmerus mordax), l'alose savoureuse (Alosa sapidissima), le poulamon atlantique (Microgadus tomcod) et l'esturgeon noir (Acipenser oxyrhynchus).

La pêche commerciale de l'anguille se pratique au printemps à l'aide des harpons et en automne à l'aide des trappes. La pêche récréative hivernale utilise des harpons. Les débarquements rapportés ont chuté par un facteur de 10 durant la dernière décennie. Le taux des prises en 1996, enregistrés par sept pêcheurs-répères, étaient en moyenne 0.37 kg/trappe-jour. La pêche électrique dans la rivière Morell suggère une diminution marquée des densités des anguilles depuis les années 1970 et 1980. Pourtant des décomptes des anguilles dans la passe migratoire à Leards dans cette rivière ne confirment pas un tel déclin. L'industrie s'accorde pour dire que l'abondance des anguilles a diminué, mais les données actuelles ne sont pas suffisantes pour distinguer entre une réduction dans le recrutement et la sur-pêche de croissance comme raisons possibles pour le déclin en abondance.

Le gaspareau est pêché par les détenteurs des licences commerciaux qui sont autorisés à vendre aux autres, et les détenteurs des licences d'appât qui sont permis de pêcher le gaspareau pour leur propre usage comme appât. Les deux pêches se pratiquent durant la migration printanière. Les débarquements des gaspareaux à l'ÎPÉ ne sont pas connus parce que dans la plupart des cas les prises utilisées pour appât ne sont pas enregistrées en statistiques officielles. L'unique série de donnés sur le taux de prise suggère une pêche soutenable à ce site. Pourtant ceci n'indique pas nécessairement une ressource en bon état car les stocks dans les différentes rivières sont probablement indépendants, et ainsi pourraient varier de façon indépendante. Étant donné la pénurie d'information sur le gaspareau de l'ÎPÉ, une approche conservatrice est demandée.

La capucette est pêchée par trappe en automne, surtout dans la partie est de l'ÎPÉ. Les épinoches sont souvent prises dans les engins utilisés pour la capucette et leur présence oblige souvent la cessation de cette pêche parce que les acheteurs n'acceptent pas les épinoches. L'épinoche fournit ainsi une sorte de refuge écologique qui réduit le risque d'une sur-pêche de la capucette. Les taux de prises enregistrés en 1975 et en 1995-1996 étaient similaires, ce qui suggère que la pêche de la capucette est soutenable.

La pêche à l'éperlan se pratique en automne et en hiver par les trappes et les filets maillants. L'éperlan est également pêché de façon récréative à l'aide des harpons, les filets maillants, et les épuisettes. Les débarquements rapportés en 1996 étaient 98 tonnes. Les prises capturées à l'aide du harpon, l'engin récréatif principal, étaient estimées à 4.1 tonnes, en se servant des données récoltées en 1995 et en 1997. Une série de données sur le taux de prise dans le comté de Prince suggère que la pêche à l'éperlan à ce site est soutenable, mais les taux de prise ne sont pas disponibles aux autres sites. La pêche à l'éperlan devrait être gérée de façon conservatrice.

Il n'y a pas de pêche intentionnelle pour l'alose savoureuse et aucune prise accidentelle n'est enregistrée dans la plupart des années. Des prises substantielles, capturées dans les filets maillants à morue, étaient rapportées en 1991 et 1992. Il n'y a pas de pêche intentionnelle pour le poulamon à l'ÎPÉ, mais l'espèce est régulièrement capturée durant la pêche à l'éperlan. Pour des raisons inconnues, les débarquements ne sont qu'une petite fraction de ceux rapportées durant les années 1970. L'esturgeon atlantique est pris de façon sporadique.

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