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Document de recherche 2001/074

Tenir compte de l'incertitude dans l'estimation de la consommation de morue franche (Gadus morhua), de capelan (Mallotus villosus) et de morue polaire (Boreogadus saida) par le phoque du Groenland (Pagophilus groenlandicus) dans les divisions 2J3KL de

Par Stenson, G. B., Perry, E.

Résumé

La consommation de proies par le phoque du Groenland dans les divisions 2J3KL de l'OPANO a été estimée en synthétisant et en intégrant des données sur les besoins énergétiques individuels, la taille et la répartition de la population, ainsi que la composition des régimes alimentaires. Les régimes alimentaires ont été estimés à partir de contenus stomacaux reconstitués échantillonnés de 1982 à 1998. L'incertitude liée aux estimations de l'abondance par âge, des régimes alimentaires, du séjour dans les divisions 2J3KL et de la proportion des phoques se trouvant en zone côtière a été intégrée aux estimations de la consommation. D'après leur régime alimentaire moyen, on estime que les phoques du Groenland ont consommé 893 000 (IC à 95 % = 682 000-1 100 000) tonnes de capelan, 186 000 (IC à 95 % = 58 000-457 000) tonnes de morue polaire et 37 000 (IC à 95 % = 14 000-62 000) tonnes de morue franche en 2000. La proportion de morues dans le régime alimentaire des phoques en zone côtière variait selon l'année et la saison et a présenté une hausse significative à l'hiver de 1998. En général, les phoques en haute mer consommaient peu de morue en hiver et aucune l'été. La proportion des estomacs de phoques des zones côtières qui contenaient de la morue (prévalence), les poids moyens des morues franches et polaires et des capelans trouvés dans chaque estomac, ainsi que les longueurs moyennes des morues consommées indiquaient qu'à l'hiver 1998, la prévalence de morues franches dans l'estomac des phoques du Groenland était plus élevée que la moyenne, sans être la plus haute valeur jamais enregistrée. Par contre, le poids moyen et la longueur des morues trouvées dans les estomacs étaient plus élevés qu'auparavant. Il est possible d'améliorer les estimations de la consommation en échantillonnant davantage d'estomacs de phoques en haute mer et en obtenant plus de données sur le séjour de phoques de tous âges en haute mer. Toutefois, ces estimations resteront très variables en raison des fortes variations temporelles et spatiales de la composition du régime alimentaire.

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