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Document de recherche 2002/070

Distribution et abondance de la grande raie (Dipturus laevis) dans l'Atlantique canadien basées sur des relevés de navire de recherche et des relevés de l'industrie/science

Par J.E. Simon, K.T. Frank, D.W. Kulka

Résumé

On a étudié des données provenant de trois principales sources dans la zone de l'Atlantique canadien, couvrant plusieurs décennies, afin d'établir si la présence de la grande raie y avait été mentionnée. Ces données comprenaient des relevés normalisés et non normalisés de navire de recherche (NR) effectués par le MPO et des relevés récents de l'industrie et du Secteur des sciences. Même s'il y avait plus de 80 000 ensembles de données de ces relevés disponibles pour l'analyse, la présence de la grande raie était très peu fréquente (fréquence de 1,26 %). En général, la grande raie était plus commune dans les années 1950 et 1960, comparativement aux décennies suivantes où sa présence a été signalée ici et là au cours des années 1970 et où elle était presque absente pendant les années 1980 jusqu'au début des années 1990. Depuis le milieu des années 1990, les grandes raies sont plus abondantes à la grandeur de la région couvrant le centre et l'ouest de la plate-forme Scotian et le golfe du Maine. Des relevés saisonniers effectués par le NFMS dans les eaux américaines ont corroboré ces observations. Il y avait des endroits où, manifestement, l'espèce est demeurée concentrée, notamment à proximité du Banc Georges et du chenal de Fundy, dans le voisinage du banc de Browns, les eaux centrales et de talus de la plate-forme Scotian et, peut-être, le chenal Laurentien. Les concentrations qui étaient évidentes au début de la série de données mais qui ne le sont plus désormais comprennent la partie orientale de la plate-forme Scotian, la div. 3Ps et les eaux de talus du sud-ouest des Grands bancs. Les relevés de l'industrie et du Secteur des sciences ont fait ressortir que la grande raie était régulièrement capturée à des profondeurs/endroits échappant aux relevés habituels de navire de recherche. Cette observation concorde avec des analyses antérieures de données observées sur la pêche commerciale, c.-à-d. la grande raie est capturée à des profondeurs de 1 000 m et plus. Il y a peu d'information sur la biologie de la reproduction de la grande raie; cependant, des études récentes ont révélé que la longueur à première maturité sexuelle et à maturité à 50 % dépasse respectivement 105 et 110 cm pour les mâles et les femelles. La composition par longueur de la grande raie observée à la fois lors des relevés de NR et des relevés de l'industrie et du Secteur des sciences révèle une grande panoplie de tailles, indicatrice de la présence de juvéniles et d'adultes. Les NR semblent capturer principalement des juvéniles. Collectivement, l'étude de ces données laisse croire que la grande raie est actuellement suffisamment abondante pour que l'état de sa conservation soit moins préoccupant.

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