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Document de recherche 2005/050

Estimation de la mortalité induite par l’homme chez les phoques du Groenland dans l’Atlantique Nord-ouest, 1952-2004

Par Stenson, G.B.

Résumé

La population de phoques du Groenland de l’Atlantique Nord-Ouest (Pagophilus groenlandicus) est soumise à divers types de mortalité induite par l’homme, incluant la chasse de subsistance au Groenland et dans l’Arctique canadien, les captures commerciales dans les eaux du sud du Canada, les animaux abattus mais non débarqués (perdus) et les captures accidentelles dans les engins de pêche commerciaux. Il est nécessaire de disposer de renseignements sur le niveau des captures et la structure par âge des prélèvements pour procéder à une estimation exacte et à une gestion responsable de la population. L’objectif du présent rapport est de résumer les estimations disponibles et de les mettre à jour pour la période s’étendant de 1952 à 2004. Les chasses commerciales et de subsistance sont responsables de la plupart des prélèvements. De 1952 à 1971, les chasseurs commerciaux canadiens ont capturé en moyenne plus de 288 000 individus. Au cours de la période allant de l’imposition de quotas, en 1972, à l’interdiction de la chasse à partir de gros bateaux, en 1982, la moyenne annuelle a chuté à 165 000 phoques. Les captures ont diminué après 1982 et sont demeurées faibles, la moyenne se situant à 52 000 individus environ jusqu’en 1995. Les captures annuelles, composées principalement de jeunes de l’année, ont ensuite augmenté de 1996 à 2004 pour atteindre une moyenne de 258 000 individus. La composition selon l’âge des captures faites sur le Front et dans le Golfe a été estimée à partir du nombre déclaré de jeunes abattus et d’échantillonnages biologiques de phoques âgés d’un an ou plus (1+) faisant partie des prélèvements commerciaux et d’échantillons de recherche. Avant 1980, les captures au Groenland étaient presque toujours inférieures à 20 000 animaux. Depuis 1980, elles ont augmenté de façon constante pour culminer à plus de 100 000 individus en 2000. Ces dernières années, elles ont décliné pour atteindre un peu moins de 70 000 spécimens. Des estimations de la composition selon l’âge au Groenland ont été obtenues à partir d’échantillons biologiques recueillis à l’ouest du Groenland de 1970 à 1993. Bien que les données pour l’Arctique canadien soient limitées, les captures semblent relativement faibles (habituellement < 5 000). Une étude récente indique qu’elles s’établissent actuellement en moyenne à moins de 1 000 individus par année. Les estimations des captures accidentelles de phoques du Groenland dans le cadre de la pêche de la lompe à Terre-Neuve sont passées de moins de 1 000 individus au début des années 1970 à 46 400 en 1994. En 2003, elles avaient diminué pour atteindre environ 5 000 individus. Un faible nombre de phoques du Groenland (< 1 000) est également capturé au cours des pêches américaines. Les prélèvements totaux moyens de 1952 à 1982 s’établissaient à environ 388 000 animaux, mais ils ont baissé à 178 000 par année entre 1983 et 1995. Depuis 1996, des captures plus élevées au Canada et au Groenland ont donné des prélèvements annuels moyens de 471 000 bêtes. Les jeunes de l’année représentent environ 68 % des prélèvements actuels. En raison des données limitées dont on dispose sur la structure par âge des phoques âgés d’un an ou plus (1+), il peut être plus approprié de supposer que les classes d’âges d’un an et plus sont proportionnelles à l’abondance lorsqu’on utilise ces données pour modéliser la dynamique des populations. Il faudrait élaborer des méthodes appropriées pour incorporer un degré d’incertitude dans ces estimations des prélèvements totaux et de la structure par âge.

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