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Document de recherche 2005/093

Avis scientifique à intégrer à l’évaluation des dommages admissibles pour le saumon coho du Fraser intérieur

Par Folkes, M., B. Ionson, J.R. Irvine

Résumé

En 2002, le COSEPAC a désigné le coho du Fraser intérieur (CFI) en tant qu’espèce « en voie de disparition ». De ce fait, le CFI pourrait être officiellement inscrit à la liste de la Loi sur les espèces en péril (LEP) en 2006. Ce document de travail constitue une réponse à une demande d’évaluation dommages admissibles. Les questions auxquelles répond le document sont les suivantes : 1) Quelle est la tendance actuelle / récente de l’espèce? 2) Quel est l’état actuel / récent de l’espèce? 3) Quel est l’ordre de grandeur ou l’objectif du rétablissement? 4) Quel est le délai général pour atteindre l’objectif de rétablissement? 5) Quel est le taux de mortalité causé par l’homme maximal que peut soutenir l’espèce sans que sa survie ou son rétablissement n’en soit menacé?

Quand le CFI a été évalué par le COSEPAC, le taux de déclin pour les trois générations les plus récentes avoisinait les 60 % et se situait donc dans la plage des critères applicables aux espèces en voie de disparition de l’Union mondiale pour la nature (UICN). On dispose maintenant de quatre années supplémentaires de données durant lesquelles les échappées ont augmenté d’une manière générale. Les trois dernières générations ont connu des hausses allant de 8 % (Thompson Nord) à 132 % (Thompson Sud). L’équipe chargée du rétablissement du saumon coho du Fraser intérieur a établi comme objectif immédiat de rétablissement de l’unité désignée le dépassement d’un point de référence inférieur (moyenne géométrique sur trois ans) se situant entre 20 000 et 25 000 géniteurs sauvages. Bien que les échappées demeurent faibles comparativement aux sommets historiques, les récentes échappées au sein de l’unité désignée dépassent ce point de référence. Selon le modèle d’estimation utilisé, le point de référence des échappées à long terme (multigénérationnel) s’établit entre 46 000 et 148 000. Les résultats de la modélisation révèlent qu’aux taux d’exploitation et de survie en mer actuels, les chances que les effectifs géniteurs doublent d’ici la fin de la période couvrant trois générations, sont de moins de 25 %. On assume qu’il faudra plus de temps pour assurer de meilleures chances d’atteindre les échappées cibles. Nous ne pouvons prévoir avec précision la survie future en mer, mais il est possible de déterminer la situation future probable en fonction de différents taux de survie en mer. Selon les simulations, au taux d’exploitation actuel et selon les données récentes sur la survie, la probabilité que le taux de survie à court terme (deux ans) demeure au dessus du point de référence est de 90 % environ; toutefois, la probabilité que ce taux demeure au dessus de ce point à plus long terme (3 générations) est de 50 % environ. Aux taux d’exploitation et de survie en mer actuels, la probabilité de croissance positive à plus long terme est < 50 %. Étant donné la nature incertaine des prévisions concernant la survie en mer, il serait prudent d’attendre plusieurs années avant de formuler un avis particulier concernant des modifications à la pêche.

Avis d’accessibilité

Ce document est disponible en format PDF. Si le document suivant ne vous est pas accessible, veuillez communiquer avec le Secrétariat pour l’obtenir sous une autre forme (par exemple un imprimé ordinaire, en gros caractères, en braille ou un document audio).

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