Le Manolis L - Mise à jour - décembre 2016

Quoi de neuf?

intervention  environnementale sur l’épave du Manolis L
intervention  environnementale sur l’épave du Manolis L

L’évaluation technique d’intervention environnementale de la Garde côtière canadienne sur l’épave du Manolis L s’est terminée le 5 septembre 2016.

Le rapport comprend une analyse de l’emplacement des hydrocarbures et de la quantité qui demeure dans l’épave, ainsi qu’une évaluation de l’intégrité de la coque.

Lorsque le Manolis L a coulé en 1985, on a estimé qu’il transportait 462 mètres cubes d’hydrocarbures. L’évaluation technique indique qu’il reste encore 115 à 150 mètres cubes d’hydrocarbures dans l’épave. Cette quantité équivaut à 17 % de la capacité totale des réservoirs du navire, qui est de 868 mètres cubes. En outre, le Manolis L transportait environ 60 mètres cubes de carburant diesel lorsqu’il a coulé.

Pendant l’évaluation technique, des plongeurs et de l’équipement spécialisé ont été déployés sur le Manolis L et la coque a été percée en 31 endroits. Ces endroits ont été sondés et échantillonnés. 14 réservoirs et compartiments avaient encore des traces d’hydrocarbures. Une inspection de la coque a révélé très peu de détérioration de l’épaisseur de l’acier (diminution de 10 %) et le navire est stable sur le fond marin.

Pour prévenir d’autres fuites et la menace de pollution provenant de l’épave, les hydrocarbures qui restent à bord du Manolis L devraient être récupérés.

L’évaluation technique donne les renseignements nécessaires dont nous avons besoin pour prendre des décisions éclairées. Toutefois, il faut procéder à une planification budgétaire et logistique avant qu’un échéancier, des coûts et un plan d’action définitifs puissent être déterminés. Pour remédier à la menace de pollution que pose le Manolis L, on doit procéder à un d’appel d’offres. La Garde côtière continuera à inspecter l’épave et à intervenir, le cas échéant, pour contrer toute menace de pollution.

Intervention environnementale Manolis L

Septembre

Plus tôt cette année, le gouvernement du Canada a invité des entrepreneurs d'expérience en récupération/en haute mer à présenter des soumissions afin d'évaluer l'épave du Manolis L et de déterminer l'emplacement des produits pétroliers et la quantité de ces produits qui demeure dans l'épave.

Un contrat a été attribué et l’évaluation technique, qui a débuté le 1er août 2016, s’est achevée le 4 septembre 2016. L’entrepreneur remettra son rapport définitif à la Garde côtière canadienne, aux fins d’examen, d’ici l’automne 2016.

L’évaluation technique permettra d'obtenir des renseignements détaillés sur l'emplacement et l'orientation exacts de l'épave et sur l'état de la coque. Elle doit aussi permettre de déterminer l'emplacement et la quantité de contaminants qui peuvent se trouver dans l'épave. Il s'agit de renseignements essentiels dont les entrepreneurs ont besoin pour proposer des solutions concernant l'épave.

Intervention environnementale Manolis L
Intervention environnementale Manolis L
Intervention environnementale Manolis L
L’équipe d’intervention environnementale de la Garde côtière canadienne sur l’eau sur le site du Manolis L lors des opérations du printemps 2016.

L’équipe d’intervention environnementale de la Garde côtière canadienne continue ses opérations régulières sur le Manolis L, visant à inspecter la coque et à examiner l’intégrité des dispositifs de confinement et de récupérer tous les hydrocarbures recueillis dans le batardeau installé au départ en octobre 2015. 

Au terme de l’évaluation technique, qui s’est terminée le 5 septembre, la Garde côtière canadienne a effectué son inspection régulière du batardeau avec l’aide des plongeurs travaillant sur les lieux. Une quantité minime d’hydrocarbure a été décelée à l’intérieur du batardeau, tout à fait dans la mesure de ses capacités et aucune autre mesure n’était nécessaire. La prochaine inspection prévue du batardeau aura lieu au printemps 2017.

Le batardeau et l’intervention en cours de la Garde côtière sur le Manolis L sont toujours efficaces. Notre intervention comprend une surveillance et un entretien exhaustifs, qui se traduisent par des visites régulières du site, des vols de surveillance aérienne et l'utilisation prévue du batardeau pour éliminer tout hydrocarbure recueilli.

Qu’est-il advenu du Manolis L?

Le 15 janvier 1985, le MS Manolis L, un navire battant pavillon libérien et transportant une cargaison de papier, s’est échoué sur les rochers Blowhard et a coulé près des îles Change dans la baie Notre Dame, à Terre-Neuve. Le navire repose à environ 82 mètres de profondeur, et on croit qu’il contient jusqu’à 462 tonnes de mazout et 60 tonnes de diesel.

carte bathymétrique
La carte bathymétrique montre les rochers Blowhard et l’emplacement et la profondeur du MV Manolis L.

Lorsque le Manolis L a coulé, une petite quantité d’hydrocarbures a été observée, mais n’a pas pu être récupérée en raison de l’état de la glace marine durant l’hiver. Au cours des 28 années qui ont suivi, on n'a signalé aucune pollution par des hydrocarbures jusqu’à ce qu’une violente tempête dans le secteur génère de forts courants océaniques en profondeur.

Le 31 mars 2013, l’équipe locale d’intervention environnementale de la Garde côtière canadienne a reçu des rapports signalant la présence d’hydrocarbures à la surface de l’eau. L’enquête qu’elle a menée a permis de découvrir deux brèches dans la coque du navire, d’une dimension de 56 cm et de 30,5 cm, proches l’une de l’autre, et chacune d’elles laissant s’échapper une petite quantité d’hydrocarbures.

Que fait la GCC pour surveiller et empêcher la pollution par le Manolis L?

Le gouvernement du Canada s’est engagé à protéger nos océans des déversements d’hydrocarbures provenant des navires. La Garde côtière et ses partenaires surveillent régulièrement l’épave du Manolis L et ont pris des mesures efficaces pour atténuer la menace qu'elle représente pour l’environnement.

travail sur le Manolis L
Le NGCC George R. Pearkes et une barge travaillent sur le Manolis L.

Dès la découverte des premières fuites en mars 2013, la GCC a confiné les hydrocarbures au moyen de joints d’étanchéité en néoprène lestés et d’un batardeau pour récupérer les petites quantités d’hydrocarbures qui pourraient s’échapper.

On observe parfois des petites fuites d’hydrocarbures, mais de façon intermittente, et celles-ci semblent se produire uniquement lorsque des ondes de tempête causent un accroissement des courants marins.

Depuis mars 2013, la GCC a mené avec succès un certain nombre d’inspections sous-marines de la coque et a pris des mesures pour assurer l'efficacité continue des joints d’étanchéité en néoprène et du batardeau. La GCC surveille régulièrement le site du Manolis L au moyen de sa flotte marine et de ses hélicoptères, et elle obtient des renseignements de Transports Canada et des observations aériennes de Provincial Aerospace Limited.

En novembre 2014, une équipe d’intervention environnementale de la GCC est retournée sur le site du Manolis L pour inspecter la coque en détail et vérifier l’intégrité des joints de confinement. Elle a également enlevé les hydrocarbures recueillis par le batardeau, puis remplacé ce dernier par un nouveau modèle. Vers la fin des opérations, en décembre 2014, elle a confirmé que la coque était stable et en bon état. L’opération a mobilisé 15 membres de l’équipe d’intervention environnementale de la GCC, qui ont établi un poste de commandement d’intervention mobile dans le village de Herring Neck. L’opération a nécessité l’utilisation du navire de la Garde côtière canadienne, le Ann Harvey, équipé d’une barge spéciale, de cinq embarcations d’intervention environnementale, de matériel d’intervention en cas de pollution, d’un véhicule sous-marin téléguidé, de cinq plongeurs et d’un expert maritime. Elle a également été appuyée par Pêches et Océans Canada, Transports Canada, Environnement Canada, le Service canadien de la faune, l'administration portuaire de Herring Neck et des pêcheurs locaux dans la région.

batardeau sur le site du Manolis L
batardeau sur le site du Manolis L
L’équipe installe le nouveau batardeau sur le site du Manolis L dans le cadre des opérations pré-hivernales de l’équipe d’intervention environnementale de la GCC en décembre 2014. La GCC a réussi à retirer les hydrocarbures récupérés par l’ancien batardeau, qu’elle a remplacé par un nouveau, puis a inspecté les dispositifs d’étanchéité.

Au printemps 2015, une évaluation cédulée du Manolis L a permis de déterminer que le batardeau et tous les joints de confinement étaient bien en place, et aucune fuite d'hydrocarbure n'a été relevée. Les hydrocarbures accumulés dans le batardeau ont été retirés par une équipe d'intervention environnementale de la GCC, et le batardeau a été remplacé par un autre. Dans le cadre de l'opération, l'équipe, assistée par une surveillance aérienne chargée de repérer tout signe de pollution à la surface de l'eau, a installé le matériel de confinement de la pollution. Elle a effectué une évaluation à l'aide d'un véhicule sous-marin téléguidé pour s'assurer que les joints et le batardeau étaient bien étanches.

batardeau sur le site du Manolis L
batardeau sur le site du Manolis L
L'équipe d'intervention environnementale de la GCC a vidé, puis remplacé le batardeau installé sur le site du Manolis L, juin 2015.

Au cours de l’opération Manolis L, menée durant l’automne 2015, on a observé des gouttelettes de pétrole non récupérables qui se sont rapidement dissipées. La présence de ces gouttelettes a été attribuée à des restes de pétrole qui se sont agglutinés aux haubans submergés pendant l’installation du batardeau, pour ensuite se détacher et flotter lentement vers la surface. La Garde côtière poursuit sa surveillance aérienne de la zone et prendra en temps voulu les mesures qui s’imposent.

La GCC continue de surveiller le site du Manolis L avec l'aide de Transports Canada (surveillance aérienne) ainsi que des navires de sa propre flotte, et elle continue d'être prête à intervenir rapidement en cas de besoin. Toute présence de pollution par les hydrocarbures doit être signalée le plus vite possible en composant le numéro du Service d'urgence environnementale, soit le 709-772-2083 ou le 1-800-563-9089.

Quel est le coût des opérations du gouvernement du Canada relativement au Manolis L?

Divers coûts directs et indirects sont liés à la surveillance et aux opérations en cours, dont des coûts engagés par la GCC et d’autres ministères du gouvernement fédéral. Étant donné que les travaux sont toujours en cours et que les coûts n’ont pas encore été complètement calculés par tous les ministères impliqués, nous ne sommes pas en mesure de divulguer à ce jour le coût total des opérations.

La Loi sur la responsabilité en matière maritime énonce les dispositions de la Caisse d’indemnisation des dommages dus à la pollution par les hydrocarbures causée par les navires (CIDPHN) est un fonds canadien mis sur pied pour garantir le paiement des réclamations qui découlent de la pollution marine par des hydrocarbures provenant de navires. Le système est conçu pour atténuer le risque de non-paiement par le propriétaire du navire responsable de la pollution.

Cependant, la Loi sur la responsabilité en matière maritime limite le recouvrement des coûts aux termes de la CIDPHN à cinq ans à partir de la date où s’est produit l’incident pollueur; en l’occurrence, il s'agit du naufrage du navire.

Comment puis-je obtenir les dernières mises à jour sur le Manolis L?

Grâce à la mobilisation communautaire, la GCC continue d’informer les populations locales, l’industrie de la pêche et les autres parties intéressées de façon continue.

Les renseignements sur le Manolis L seront régulièrement mis à jour sur cette page Web.