Poissons morts dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse

Le 22 novembre 2016, Pêches et Océans Canada (MPO) a été informé de la présence de harengs morts sur les côtes de Gilbert’s Cove, dans la baie Sainte-Marie, en Nouvelle-Écosse. Il y a eu aussi les premiers signalements de harengs morts dans des secteurs du bassin d'Annapolis (près de l'embouchure de la rivière Cornwallis), mais il s'agissait de cas isolés et de courte durée. Les jours qui ont précédé et juste après Noël, certains invertébrés ont également été signalés dans ce même tronçon de 15 km près du parc provincial Savory. Le MPO a collaboré avec des partenaires comme l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) et Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) afin d'enquêter sur les causes éventuelles de mortalité de harengs et de quelques autres espèces dans plusieurs endroits au sud-ouest de la Nouvelle-Écosse.

Récente mise à jour : le 24 mars 2017

Avis de sécurité

Les harengs retrouvés morts sur le rivage ne devraient pas être ramassés ou consommés par le public.
Comme toujours, les consommateurs ne devraient acheter le hareng que de pêcheurs ou de vendeurs titulaires de permis.

Quoi de neuf?

Les résultats actuels ont permis d’éliminer comme causes de mortalité, les infections, les maladies virales, les blessures physiques et les toxines.

Quels examens ont été effectués?

Le MPO et ses partenaires à l’ACIA et à ECCC ont réalisé plusieurs examens en vue de cerner ce qui aurait pu éventuellement causer ce cas de mortalité. Des analyses et des essais en laboratoire ont été effectués en ce qui a trait aux infections, aux maladies, aux toxines (environnementales, algales, ou autres), à la prédation et à la qualité de l'eau.

Les examens comprenaient :

  • la nécropsie avec pathologie clinique
  • les préparations humides de branchies, d’intestin et de peau
  • la bactériologie
  • l’histopathologie
  • la virologie
  • les analyses moléculaires (c.-à-d. PCR) pour l’AIS, la NPI et la SHV
  • la phycotoxine amnestique (acide domoïque)
  • la phycotoxine paralysante (12 toxines incluant la saxitoxine)
  • la phycotoxine diarrhéique (31 toxines), et
  • d’autres renseignements sur les coefficients de longueur, de largeur et de condition ont été également recueillis.

Résultats des tests scientifiques

À ce jour, la cause de la mortalité subite de ces harengs n’a pas été déterminée.

Suite aux tests approfondis, aucune infection ni aucun agent infectieux n’ont été détectés dans les échantillons de harengs. Selon les essais effectués sur des échantillons de sang, les poissons ne sont pas anémiques et rien ne prouve qu’ils soient porteurs d’agents viraux.

L’ACIA a effectué des tests pour plusieurs toxines algales et l’acide domoïque, mais aucune toxine n’a été décelée dans les échantillons.

Aucune pathologie d’importance, ou blessure physique du poisson, n’a été révélée durant les examens microscopiques d’échantillons de tissu.

Les scientifiques ont également effectué des tests sur la baie de Fundy, et les résultats préliminaires concernant la température, le degré de salinité et l’oxygène dissous se sont avérés normaux.

Les échantillons d’eau n’ont montré rien d’inhabituel dans les niveaux d’oxygène. Les échantillons d'Environnement et Changement climatique Canada ont été analysés afin de détecter des métaux, des produits chimiques, des toxines et plusieurs autres paramètres. Les résultats des tests sont normaux, il n'y a rien d'inhabituel.

L'ACIA a également confirmé que l'échantillonnage du Programme canadien de contrôle de la salubrité des mollusques dans la région est à jour et qu’il n’y a aucune preuve de toxines, dont les niveaux élevés auraient entraîné la mortalité survenue pour ces poissons.

Surveillance et patrouilles

Le MPO a contrôlé de manière active la situation. Le personnel de première ligne de Conservation et Protection du ministère a effectué plusieurs patrouilles à pied dans le secteur. Aucune nouvelle vague de harengs et aucune preuve d'invertébrés n'ont été identifiées depuis le 2 janvier 2017.

Statut du hareng dans la baie de Fundy

La mortalité du hareng ne semble pas s’accroître. Des examens vidéo ont été effectués dans les zones infratidales en quête d’éventuels harengs morts; cependant, aucun élément de preuve n’a été avancé pour confirmer la présence de hareng mort ou d’autres espèces mortes. Aucune preuve de mortalité n’existe au fond de la baie. Des relevés acoustiques ont attesté de la présence de plusieurs bancs importants de harengs dans la zone.

Ressources :

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