Adaptation et atténuation

Compte tenu des conséquences graves et potentiellement irréversibles des changements climatiques, une attention particulière est accordée aux initiatives aptes à permettre de réduire la concentration de dioxyde de carbone dans l'atmosphère. Les scientifiques du climat océanique du MPO fournissent des conseils sur différentes stratégies utilisées pour atténuer les effets des changements climatiques :

Géoingénierie des océans

Géoingénierie des océans :

Compte tenu des conséquences graves et potentiellement irréversibles des changements climatiques, une attention particulière est accordée aux initiatives aptes à permettre de réduire la concentration de dioxyde de carbone dans l'atmosphère. Une de ces techniques est la fertilisation des océans.

En théorie, la distribution d'un nutriment comme le fer dans une zone pauvre en nutriments stimule la croissance de phytoplancton qui convertit le dioxyde de carbone en matière organique par photosynthèse. Même si une grande partie des recherches actuelles porte sur la fertilisation de l'océan à l'aide de fer, d'autres possibilités sont aussi envisagées, comme la fertilisation en azote, en urée et en phosphates.

Le Canada a entrepris des discussions sur la limitation potentielle de cette activité, dans le cadre de sa participation à la Convention de Londres/Protocole de Londres (CL/PL). En mai 2008, les groupes de travail scientifique et juridique de la CL/PL ont été chargés d'examiner la question de la fertilisation des océans. Leur recommandation a été de réglementer cette activité.

Le Canada soutient la résolution de la CL/PL de ne pas autoriser la fertilisation des océans, sauf dans le cas de recherches scientifiques légitimes. L'application de l'approche de précaution, à ce stade, est justifiée, tout d'abord parce que la commercialisation de la fertilisation à grande échelle comporte le risque de provoquer des changements permanents graves dans les écosystèmes aquatiques et, ensuite, à cause du manque de certitude scientifique quant à l'efficacité du procédé.

Pêches et Océans Canada a dirigé un examen scientifique par des pairs visant à faire une étude critique de la fertilisation des océans. Pour consulter le rapport, cliquer sur Avis scientifique – Fertilisation des océans.

Pour connaître les scientifiques du MPO qui travaillent en géoingénierie, cliquer ici.

Énergie renouvelable en mer

Énergie renouvelable en mer:

La production d'énergie océanique renouvelable connaît une expansion rapide à l'échelle mondiale. Étant donné le potentiel considérable de ressources sur ses trois côtes, le Canada dispose des atouts nécessaires pour devenir un chef de file dans ce domaine. Actuellement, il se classe au troisième rang mondial sur le plan du développement technologique en énergie océanique renouvelable (EOR).

Trois grandes ressources d'EOR sont exploitées/étudiées au Canada actuellement :

  • Vent de terre : Puisque la technologie est à peu près la même pour les applications côtières et hauturières, les éoliennes constituent la technique d'exploitation des ressources énergétiques renouvelables marines la plus développée. Plusieurs emplacements potentiels en mer, sur la côte nord de la Colombie-Britannique, ont été désignés comme lieux potentiels de développement.
  • Courants de marée : Le Canada bénéficie d'énormes ressources énergétiques sous forme de courants de marée, une énergie renouvelable ayant l'avantage distinct d'être fiable et hautement prévisible. Le Nunavut est la région qui offre, et de loin, le plus grand potentiel. Plus de 70 p. 100 des ressources énergétiques que représentent les courants de marée au Canada se situent dans le détroit d'Hudson; cependant, l'exploitation de cette énergie renouvelable dans le Nord comporte d'importants obstacles logistiques. Tandis que la Colombie-Britannique dispose de nombreux emplacements potentiels, c'est sur la côte Est, notamment en Nouvelle-Écosse (en anglais seulement) et au Nouveau-Brunswick, que les initiatives sont les plus dynamiques, pour la production d'énergie marémotrice dans la baie de Fundy.
  • Vagues : Le potentiel d'énergie annuel moyen de la houle sur la côte canadienne du Pacifique totalise environ 37 000 MW, soit l'équivalent de plus de 55 p. 100 de la consommation canadienne d'énergie, tandis que le potentiel énergétique annuel moyen de la houle sur la côte atlantique s'élève à environ 146 500 MW, c. à d. plus du double de la demande actuelle en électricité. L'énergie de la houle disponible en hiver est généralement de quatre à sept fois plus grande qu'en été. Cependant, en raison de divers facteurs, seule une fraction des ressources énergétiques de la houle peuvent être exploitées et converties en énergie utilisable.

Bien que l'adoption de sources d'EOR puisse contribuer à atténuer les effets des changements climatiques, il faudra se pencher sur plusieurs enjeux environnementaux afin d'y apporter des solutions :

  • Seule une fraction des ressources marémotrices disponibles peut être convertie en énergie utilisable sans répercussions notables sur les marées et les courants de marée;
  • L'effet des turbines sous-marines sur les espèces marines, allant des mollusques aux baleines, est inconnu;
  • Les conséquences possibles sur l'industrie de la pêche et les autres utilisateurs sont imprécises;
  • Les préoccupations esthétiques du public (répercussions visuelles et auditives) sont concrètes;
  • L'exploitation de l'énergie des marées et des courants de marée peut avoir des effets sur de multiples aspects de la structure et de la fonction de l'écosystème.

Le MPO a un rôle important à jouer, non seulement pour trouver des solutions aux problèmes environnementaux, mais aussi pour fournir, grâce à ses programmes de surveillance, des données océanographiques aux ingénieurs qui examinent les différents emplacements en fonction de leur potentiel énergétique.

Pour connaître les scientifiques du MPO qui travaillent aux activités de recherche sur l'énergie océanique renouvelable, cliquer ici.

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