Béluga (population de l’est du Haut-Arctique et de la baie de Baffin)

Delphinapterus leucas

Statut LEP
Aucun statut
AS
Préoccupante
P
Menacée
M
En voie de disparition
EVD
Disparue du pays
DP

Statut LEP

  • Aucun statut AS
  • Préoccupante P
  • Menacée M
  • En voie de disparition EVD
  • Disparue du pays DP
Statut COSEPAC
Non en péril
NP
Préoccupante
P
Menacée
M
En voie de disparition
EVD
Disparue du pays
DP

Statut COSEPAC

  • Non en péril NP
  • Préoccupante P
  • Menacée M
  • En voie de disparition EVD
  • Disparue du pays DP

Cette population de bélugas a été désignée comme une espèce préoccupante par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC), mais n’était pas inscrite sur la liste des espèces en péril de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. Une protection est accordée par le biais de la Loi sur les pêches du gouvernement fédéral.

Description générale

Le béluga (Delphinapterus leucas) est une baleine à dents membre de la famille des monodontidés. Elle tire son nom du mot russe, belukha, qui signifie blanc. Cette baleine est également connue sous le nom de baleine blanche, de qilalugaq dans les dialectes Inuktitut, Inuvialuktan et Inuinactun et de siqsuaq dans le dialecte Inupiat. Les bélugas présentent les caractéristiques et les traits distinctifs suivants :

  • Les adultes peuvent atteindre une longueur totale variant entre 2.6 et 4.5 m et peuvent peser jusqu’à 1,900 kg;
  • La longueur des femelles adultes est d’environ 80% celle des mâles, tandis que la longueur des nouveau-nés est d’environ 48% celle de leur mere;
  • Les adultes ont une couleur blanc pur; les nouveau-nés sont gris foncé, parfois avec des marbrures, et ils pâlissent en vieillissant; et
  • Les bélugas n’ont pas de nageoire dorsale, ce qui est possiblement une adaptation aux eaux glaciales de l’Arctique.

Répartition

Le béluga a une aire de répartition circumpolaire. Un total de 22 populations possibles ont été désignées récemment, sept d’entre elles étant présentes dans les eaux canadiennes au moins une partie de l’année. La population de l’est du haut Arctique et de la baie de Baffin passe l’été dans les îles de l’archipel canadien, centrée autour des eaux de l’inlet Prince-Régent, du détroit de Peel et du détroit de Barrows. À la fin de l’été et au début de l’automne, ces baleines migrent par le détroit de Lancaster vers les eaux au nord de la baie de Baffin dans la polynie des eaux du Nord. Certaines poursuivent leur route vers l’est et vers le sud le long de la côte ouest du Groenland pour y passer l’hiver.

Habitat et cycle biologique

Le béluga fréquente différents habitats selon la saison et la progression de la débâcle et de l’englacement. Les bélugas se rassemblent habituellement à la fin du printemps le long des lisières de glaces, ils pénètrent les passages et peuvent se retrouver dans les estuaires des rivières. Durant l’été, on les retrouve sur la côte et dans les eaux peu profondes. Ils fréquentent également des estuaires de rivières particuliers, qui peuvent servir d’aires de mue ou d’abris contre les prédateurs. À la fin de l’été ou au début de l’automne, ils quittent les zones estuariennes pour des eaux plus profondes, possiblement pour se nourrir en abondance. Ils migrent ensuite vers les aires d’hivernage au large, parfois sur de longues distances. L’accouplement a lieu à la fin de l’hiver ou au début du printemps. Les femelles atteignent la maturité sexuelle entre quatre et sept ans, les mâles entre six et sept ans. La gestation dure environ de 13 à 14.5 mois, la période de lactation entre 20 et 32 mois. Pour cette population de bélugas, l’espérance de vie est de 10 à 15 ans, certains exemplaires atteignant 40 ou 50 ans.

Régime alimentaire

Dans les eaux du haut Arctique, le béluga se nourrit surtout de morue polaire (Boreogadus saida) et de flétan noir (Reinhardtius Hippoglossoides). Son régime comprend aussi l’omble chevalier (Salvelinus alpinus), des crevettes, des calmars et des mollusques.

Menaces

Le béluga est vulnérable à la prédation par les ours polaires (Ursus maritimus) et les orques (Orcinus orca). Sa propension à retourner aux mêmes estuaires d’une année à l’autre le rend vulnérable à la chasse et aux perturbations causées par l’être humain. Pour la population de l’est du haut Arctique et de la baie de Baffin, l’exploitation par les Inuits du Groenland a eu des effets négatifs sur les baleines qui hivernent le long de la côte ouest du Groenland. Cette situation n’est pas préoccupante pour les bélugas qui passent l’hiver dans la polynie des eaux du Nord.

© Shutterstock

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Photo of a Beluga Whale (Delphinapterus leucas)

© W. Klenner

Espèces similaires

Il n’y a pas d’espèces semblables.

Sources du texte : Richard 2001; Rapport de situation du COSEPAC 2004.

Pour un complément d’information, consultez le Registre public des espèces en péril (LEP).

Béluga (population de l’est du Haut-Arctique et de la baie de Baffin)

Illustration d'un Béluga (Delphinapterus leucas)

Delphinapterus leucas - Illustration par G. Kuehl

Nom scientifique : Delphinapterus leucas
Statut selon la LEP: Aucun statut
Statut selon COSEPAC: Préoccupante (mai 2004)
Région : Arctique

Répartition du béluga (Population de l'est du haut Arctique)

Répartition du béluga (Population de l’est du haut Arctique)

Information connexe

Le saviez-vous?

Le langage des bélugas
Les bélugas sont des animaux qui émettent beaucoup de sons, une véritable cacophonie qui varie de l’aiguë d’un sifflet à des grognements bas et répétitifs. Ces sons servent sans doute à communiquer. Par exemple, les chercheurs ont observé que les squawks sont émis plus fréquemment quand les bélugas sont inquiets.
Les bélugas ont aussi un sens de l’ouïe bien développé et une capacité raffinée de détecter des objets par le son qu’ils émettent. Appelé écholocation, ce sonar naturel est important pour une espèce qui vit une bonne partie de sa vie dans les eaux sombres de l’océan. À des profondeurs de 100 mètres et plus, il n’y a virtuellement aucune lumière et les bélugas font de fréquents plongeons de plusieurs centaines de mètres. La visibilité dans l’eau peut être réduite davantage par le ruissellement de la vase dans les estuaires des rivières ou par la couverture glacière et les courtes journées de l’hiver polaire. Pour naviguer et attraper sa proie, le béluga utilise une série de sons ressemblant à un clic qui rebondit sur le poisson et sur d’autres objets dans l’eau. Les échos qui rebondissent permettent aux bélugas de reconstituer une image exacte de son entourage.