Béluga (population de l’ouest de la baie d’Hudson)

Delphinapterus leucas

Statut LEP
Aucun statut
AS
Préoccupante
P
Menacée
M
En voie de disparition
EVD
Disparue du pays
DP

Statut LEP

  • Aucun statut AS
  • Préoccupante P
  • Menacée M
  • En voie de disparition EVD
  • Disparue du pays DP
Statut COSEPAC
Non en péril
NP
Préoccupante
P
Menacée
M
En voie de disparition
EVD
Disparue du pays
DP

Statut COSEPAC

  • Non en péril NP
  • Préoccupante P
  • Menacée M
  • En voie de disparition EVD
  • Disparue du pays DP

Cette population de bélugas a été désignée comme une espèce préoccupante par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Elle est présentement évaluée aux fins de son inscription sur la liste des espèces en péril de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. Une protection est accordée par le biais de la Loi sur les pêches du gouvernement fédéral. Si l’espèce est inscrite en vertu de la LEP, elle bénéficiera d’une protection supplémentaire. En vertu de la LEP, un plan de gestion doit être élaboré pour cette population.

Description générale

Le béluga (Delphinapterus leucas) est une baleine à dents membre de la famille des monodontidés. Elle tire son nom du mot russe, belukha, qui signifie blanc. Cette baleine est également connue sous le nom de baleine blanche, de qilalugaq dans les dialectes Inuktitut, Inuvialuktan et Inuinactun et de siqsuaq dans le dialecte Inupiat. Les bélugas présentent les caractéristiques et les traits distinctifs suivants :

  • Les adultes peuvent atteindre une longueur totale variant entre 2.6 et 4.5 m et peuvent peser jusqu’à 1,900 kg;
  • La longueur des femelles adultes est d’environ 80% celle des mâles, tandis que la longueur des nouveau-nés est d’environ 48% celle de leur mere;
  • Les adultes ont une couleur blanc pur; les nouveau-nés sont gris foncé, parfois avec des marbrures, et ils pâlissent en vieillissant; et
  • Les bélugas n’ont pas de nageoire dorsale, ce qui est possiblement une adaptation aux eaux glaciales de l’Arctique.

Répartition

Le béluga a une aire de répartition circumpolaire. Un total de 22 populations possibles ont été désignées récemment, sept d’entre elles étant présentes dans les eaux canadiennes au moins une partie de l’année. La population de l’ouest de la baie d’Hudson se regroupe dans les estuaires des rivières Churchill, Nelson et Seal sur la côte sud-ouest de la baie d’Hudson, à compter de la mi-juin environ. Les bélugas entament une migration vers le détroit d’Hudson à la fin de l’été ou au début de l’automne, qu’ils atteignent à la fin de l’automne ou à l’hiver. La plupart retournent dans l’ouest de la baie d’Hudson au printemps ou au début de l’été lorsque les conditions de glace le permettent. Il semble bien que certains exemplaires pénètrent la baie Frobisher durant l’été au lieu de retourner dans la baie d’Hudson.

Habitat et cycle biologique

Le béluga fréquente différents habitats selon la saison et la progression de la débâcle et de l’englacement. Les bélugas se rassemblent habituellement à la fin du printemps le long des lisières de glaces, ils pénètrent les passages et peuvent se retrouver dans les estuaires des rivières. Durant l’été, on les retrouve sur la côte et dans les eaux peu profondes. Ils fréquentent également des estuaires de rivières particuliers, qui peuvent servir d’aires de mue ou d’abris contre les prédateurs. À la fin de l’été ou au début de l’automne, ils quittent les zones estuariennes pour des eaux plus profondes, possiblement pour se nourrir en abondance. Ils migrent ensuite vers les aires d’hivernage au large, parfois sur de longues distances. L’accouplement a lieu à la fin de l’hiver ou au début du printemps. Les femelles atteignent la maturité sexuelle entre quatre et sept ans, les mâles entre six et sept ans. La gestation dure environ de 13 à 14.5 mois, la période de lactation entre 20 et 32 mois. Pour cette population de bélugas, l’espérance de vie est de 15 ans, certains exemplaires atteignant 40 ou 50 ans.

Régime alimentaire

Dans la baie d’Hudson, le béluga se nourrit de capelans (Mallotus villosus), de lançons (Ammodytes americanus) et de crevettes. Son régime comprend aussi l’omble chevalier (Salvelinus alpinus), la morue polaire (Boreogadus saida), le flétan noir (Reinhardtius hippogiossoides), le saumon, les calmars et les mollusques.

Menaces

Le béluga est vulnérable à la prédation par les ours polaires (Ursus maritimus) et les orques (Orcinus orca). Sa propension à retourner aux mêmes estuaires d’une année à l’autre le rend vulnérable à la chasse par l’être humain, bien que la chasse dans les estuaires du Manitoba soit minimale.

© Shutterstock

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Photo of a Beluga Whale (Delphinapterus leucas)

Crédit photo : J. Klenner, MPO

Espèces similaires

Il n’y a pas d’espèces semblables.

Sources du texte : Richard 2001; Rapport de situation du COSEPAC 2004.

Pour un complément d’information, consultez le Registre public des espèces en péril (LEP).

Béluga (population de l’ouest de la baie d’Hudson)

Illustration d'un Béluga (Delphinapterus leucas)

Delphinapterus leucas - Illustration par G. Kuehl

Nom scientifique : Delphinapterus leucas
Statut selon la LEP: Aucun statut
Statut selon COSEPAC: Préoccupante (mai 2004)
Région : Arctique

Répartition du béluga telle que décrite dans le paragraphe suivant

Répartition du béluga (Population de l’ouest de la baie d’Hudson)

Le saviez vous?

Plonger profondément
Pour pouvoir bien se nourrir, les bélugas passent beaucoup de temps sous l’eau. Les bélugas sont capables de plonger fréquemment à des profondeurs variant entre 400 et 800 mètres. Le plongeon le plus profond enregistré pour un béluga a dépassé les 1 000 mètres. Comme tout mammifère marin, les bélugas ont dû développer un mécanisme spécifique pour la plongée en eaux profondes : leur système compte deux fois plus de sang qu’un animal terrestre de même taille et leurs cellules sanguines contiennent 10 fois plus d’oxygène. Entre autres adaptations, on compte une faible sensibilité au dioxyde de carbone et une plus grande habileté de leurs muscles à fonctionner à des niveaux d’oxygène peu élevés.

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