Chevalier cuivré

Moxostoma hubbsi

Statut LEP
Aucun statut
AS
Préoccupante
P
Menacée
M
En voie de disparition
EVD
Disparue du pays
DP

Statut LEP

  • Aucun statut AS
  • Préoccupante P
  • Menacée M
  • En voie de disparition EVD
  • Disparue du pays DP
Statut COSEPAC
Non en péril
NP
Préoccupante
P
Menacée
M
En voie de disparition
EVD
Disparue du pays
DP

Statut COSEPAC

  • Non en péril NP
  • Préoccupante P
  • Menacée M
  • En voie de disparition EVD
  • Disparue du pays DP

Description

Le chevalier cuivré est le seul poisson qui ne se trouve qu’au Québec. Avec un poids de plus de 5 kg et une taille qui dépasse généralement 50 cm, il est le plus gros des chevaliers du Québec. Il est également celui qui vit le plus longtemps, pouvant atteindre plus de trente ans. Ce poisson de couleur cuivre et à grandes écailles possède des dents robustes, particulièrement bien adaptées pour broyer les coquilles de ses proies. Les estimations de la taille de la population du chevalier cuivré demeurent incertaines, la chiffrant à tout au plus quelques centaines.

Habitat

Le chevalier cuivré vit dans les herbiers des zones peu profondes autour des archipels du fleuve Saint-Laurent et dans les lacs fluviaux. Ces herbiers sont riches en gastéropodes, qui constituent 90% de l’alimentation des chevaliers cuivrés.

Les frayères connues sont situées au pied du barrage de Saint-Ours et dans les rapides de Chambly, dans la rivière Richelieu. Une fois éclos, les alevins de chevaliers cuivrés trouvent refuge et nourriture dans les herbiers tout le long de la rivière.

Menaces

Les nombreuses études menées depuis le début des années 1990 montrent que le chevalier cuivré éprouve de la difficulté à se reproduire en milieu naturel et que la population est vieillissante.

Les activités agricoles, le développement urbain et la plaisance exercent une forte pression sur l’habitat de cette espèce. La majorité des menaces au rétablissement du chevalier cuivré est liée à la dégradation de l’habitat. Cette dégradation peut être causée par l’érosion et l’augmentation des matières en suspension résultant des activités agricoles, du déboisement et de l’urbanisation, par la contamination de l’eau par des polluants qui perturberaient les mécanismes de reproduction, ainsi que par le vieillissement précoce des cours d’eau. Les barrages qui fragmentent l’habitat et constituent des obstacles à la migration, la baisse des niveaux d’eau, les espèces exotiques envahissantes et le dérangement par les plaisanciers et les pêcheurs constituent d’autres menaces pour le chevalier cuivré.

De plus, plusieurs aspects de la biologie et de l’écologie de cette espèce la rendent plus vulnérable. Par exemple, la fraie tardive dans la saison expose le chevalier cuivré à de plus faibles niveaux d’eau et à une courte saison de croissance pour les alevins qui sont de plus petite taille pour affronter leur premier hiver. La période de fraie de cette espèce correspond également à la période d’épandage de pesticides et donc aux pics de concentration de ces polluants dans les rivières.

Renseignements supplémentaires

Le chevalier cuivré est désigné en voie de disparition et est protégé en vertu de la Loi sur les espèces en péril depuis 2007. Une équipe de rétablissement a développé un programme de rétablissement qui a été publié en 2012 par Pêches et Océans Canada. Depuis 1995, trois plans quinquennaux d’intervention développés par le gouvernement du Québec ont permis l’acquisition de connaissances de base sur la biologie de l’espèce et les menaces qui l’affectent.

Plusieurs actions ont été entreprises pour favoriser le rétablissement du chevalier cuivré. La passe migratoire Vianney-Legendre a été construite en 2001 pour permettre au chevalier cuivré de remonter la rivière Richelieu jusqu’à la frayère des rapides de Chambly. L’ouvrage est opéré par Parcs Canada. La frayère des rapides de Chambly est quant à elle protégée par le refuge faunique Pierre-Étienne-Fortin, créé en 2002 par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec, afin d’assurer la quiétude des géniteurs pendant la période de reproduction. Le refuge faunique est également le site d’une campagne de sensibilisation du public et des plaisanciers au sort du chevalier cuivré et de l’importance de ce milieu pour l’espèce. Cet effort de sensibilisation, effectué par le Comité de concertation et de valorisation du bassin versant de la rivière Richelieu, est financé en partie par le Programme de l’intendance de l’habitat des espèces en péril.

Depuis 2004, un plan de reproduction artificielle et d’ensemencement est mis en œuvre par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec en collaboration avec Pêches et Océans Canada, pour pallier à la faiblesse de la reproduction naturelle. Près de trois millions de larves et 140 000 juvéniles ont été relâchés dans les aires d’alevinage de la rivière Richelieu entre 2004 et 2009.

Visitez le Profil du Registre public des espèces en péril (LEP).

Chevalier cuivré

chevalier cuivré

Photo : Nathalie Vachon, Ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec

Nom scientifique : Moxostoma hubbsi
Statut LEP : En voie de disparition (décembre 2007)
Statut COSEPAC : En voie de disparition (novembre 2004)
Région : Québec

Aire de répartition connue du chevalier cuivré

L’aire de répartition du chevalier cuivré est limitée au fleuve Saint-Laurent, du lac Saint-Louis au lac Saint-Pierre et aux rivières des Milles Îles, des Prairies et Richelieu.
Gilles Fortin, MPO

Le saviez-vous?

Le chevalier cuivré est la seule espèce de poisson dont l’aire de répartition est entièrement au Québec. On ne retrouve cette espèce nulle part ailleurs au monde.

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