Narval

Monodon monoceros

Statut LEP
Aucun statut
AS
Préoccupante
P
Menacée
M
En voie de disparition
EVD
Disparue du pays
DP

Statut LEP

  • Aucun statut AS
  • Préoccupante P
  • Menacée M
  • En voie de disparition EVD
  • Disparue du pays DP
Statut COSEPAC
Non en péril
NP
Préoccupante
P
Menacée
M
En voie de disparition
EVD
Disparue du pays
DP

Statut COSEPAC

  • Non en péril NP
  • Préoccupante P
  • Menacée M
  • En voie de disparition EVD
  • Disparue du pays DP

Que fait le narval avec sa défense?

Grâce à cette séquence, les scientifiques ont été en mesure d'observer des narvals munis d'une défense, s'approchant de bancs de morues polaires et pourchassant ces dernières avec leur défense. Une fois que leur défense était à même de toucher la morue, alors les narvals s'en servaient pour asséner un coup rapide à sa proie, l'assommant ainsi avant de pouvoir l'avaler.

Cette espèce a été désignée comme une espèce préoccupante par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Elle est présentement évaluée aux fins de son inscription sur la liste des espèces en péril de la Loi sur les espèces en péril (LEP) du gouvernement fédéral. Une protection est accordée par le biais de la Loi sur les pêches du gouvernement fédéral. Si l'espèce est inscrite en vertu de la LEP, elle bénéficiera d'une protection supplémentaire. En vertu de la LEP, un plan de gestion doit être élaboré pour cette espèce.

Description générale

Le narval (Monodon monoceros), aussi connu sous le nom de licorne de mer, est un cétacé à dents de la famille des monodontidés. Les Inuits utilisent un certain nombre de mots pour identifier le narval, y compris tuugaalik (défense blanche), qirniqtaq qilalugaq (baleine noire) et allanguaq (tacheté de noir et de blanc). Le narval présente les caractéristiques suivantes:

  • Cétacé de taille moyenne dépourvu de nageoire dorsale; nageoire caudale divisée en deux croissants convexes
  • À la naissance, la peau est grise ou gris bleuté et devient noire après le sevrage
  • Chez les adultes, la couleur du ventre varie de blanc à jaune crème et celle du dos, de gris à noir; les individus très âgés sont presque complètement blancs
  • Les adultes possèdent deux dents; chez des mâles, la dent de droite reste incluse dans le crâne et celle de gauche forme une défense en spirale pouvant s'étendre sur plus de trois m
  • Il est rare de voir une femelle portant une défense, un mâle sans défense ou un mâle ou une femelle portant deux défenses
  • À la naissance, les baleineaux pèsent environ 80 kg et mesurent 1.6 m
  • Les mâles peuvent atteindre une longueur de 5.4 m et un poids de 1,935 kg; les femelles une longueur de 4.9 m et un poids de 1,552 kg

Répartition

Les narvals habitent les eaux de l'Arctique, au Nunavut, dans l'ouest du Groenland et l'Arctique européen. On les voit rarement dans les mers de Sibérie orientale, de Béring, des Tchouktches et de Beaufort. Au Canada, on a reconnu deux populations en se fondant dans une large mesure sur la répartition estivale: la population de la baie de Baffin et la population de la baie d'Hudson. Ensemble, leur aire de répartition s'étend dans tout l'est de l'Arctique canadien, au sud jusqu'au nord-ouest de la baie d'Hudson, à l'ouest jusqu'au détroit du Vicomte de Melville et au nord jusqu'à l'extrémité nord de l'île Ellesmere. Les narvals de la population de la baie de Baffin occupent la partie septentrionale de cette aire, et ceux de la population de la baie d'Hudson occupent la partie méridionale.

Habitat et cycle biologique

En été, les narvals ont tendance à occuper les zones côtières à l'abri du vent où l'eau est profonde, pour les aires de mise bas et d'alimentation qu'elles offrent. À l'automne et à l'hiver, ils favorisent les eaux dont la profondeur varie de 1,000 à 5,000 m. Dans l'ensemble, la qualité des habitats de glace, en particulier les zones d'eau libre et la densité de la banquise, semble être un facteur déterminant dans le choix d'habitat. Les narvals se reproduisent généralement au printemps. La gestation dure entre 14 et 15.3 mois et les petits sont sevrés entre un ou deux ans. Les femelles atteignent la maturité entre quatre et neuf ans et donnent naissance à leur premier petit entre 7 et 13 ans. Les mâles atteignent la maturité entre 11 et 16 ans. Bien que certains narvals puissent atteindre 50 ans, l'espérance de vie moyenne est probablement inférieure à 30 ans.

Régime alimentaire

Le régime alimentaire du narval varie selon la saison et le lieu. Il consomme surtout du poisson, comme le flétan noir (Reinhardtius hippoglossoides) et la morue polaire (Boreogadus saida), ainsi que du calmar et d'autres invertébrés comme la pieuvre et les crustacés. Au printemps, les narvals prennent la morue sur le bord de la glace marine. À l'été, l'intensité de leur recherche de nourriture diminue et la consommation de nourriture est au minimum. L'intensité de la recherche de nourriture reprend à l'automne lorsque les baleines se déplacent vers le sud.

Menaces

Les facteurs ayant une incidence sur les populations de narvals au Canada comprennent la chasse, les contaminants (le mercure et le cadmium), les activités industrielles telles que la pêche commerciale, et le changement climatique. La pêche commerciale du flétan noir peut également avoir des répercussions sur les narvals, car ces animaux se nourrissent presque exclusivement de flétan noir durant l'hiver. Les effets de la plupart de ces facteurs peuvent être atténués par la préférence du narval pour les eaux profondes et par sa vaste répartition.

Espèces semblables

Il n'y a pas d'espèce semblable.

Sources du texte : Stewart 2005 (Rapport de situation du COSEPAC).

Pour un complément d'information, consultez le site Web du Registre de la LEP.

Narval

Narval (Monodon monoceros)

Narval (Monodon monoceros)

Nom scientifique : Monodon monoceros
Statut selon la LEP : Aucun statut
Statut selon COSEPAC : Préoccupante (mai 2005)
Région : Arctique

Répartition du narval telle que décrite dans le paragraphe suivant

Répartition du narval

Narval. Crédit photo : MPO.

Narval. Crédit photo : MPO.

Narval. Crédit photo : MPO.

Narval. Crédit photo : MPO.

Narval. Crédit photo : MPO.

Narval. Crédit photo : MPO.

Le saviez-vous ?

La Communication

Bien qu’il soit difficile de voir sur de grandes distances dans l’océan, le son, lui, voyage bien. Les narvals, à l’instar des autres baleines à dents, ont développé un système d’écholocation complexe pour examiner leur environnement et trouver leur nourriture.

Le narval peut émettre des « clics » et des « sifflements », en contrôlant vraisemblablement le passage de l’air entre les chambres, près de l’évent, comme le font d’autres espèces d’odontocètes. Ces sons peuvent ensuite être réfléchis par le front incliné du crâne. Les sons peuvent ensuite être orientés par le melon, qui constitue l’espace rond de la tête rempli d’un mélange spécial d’huiles graisseuses dont la forme peut être modifiée par le contrôle musculaire. Les « clics et les tocs » se font entendre très lentement, à l’instar de quelqu’un qui frappe à la porte. Les séquences plus rapides résonnent comme le bruit d’un bâton sur une clôture en lattis et peuvent aussi être émises en successions très rapides, produisant un genre de barrissement ou le son d’une porte qui grince.

Narval (Monodon monoceros)

Illustration par R. Phillips
© Pêches et océans Canada

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