Truite arc-en-ciel (populations de la rivière Athabasca)

Oncorhynchus mykiss

Statut LEP
Aucun statut
AS
Préoccupante
P
Menacée
M
En voie de disparition
EVD
Disparue du pays
DP

Statut LEP

  • Aucun statut AS
  • Préoccupante P
  • Menacée M
  • En voie de disparition EVD
  • Disparue du pays DP
Statut COSEPAC
Non en péril
NP
Préoccupante
P
Menacée
M
En voie de disparition
EVD
Disparue du pays
DP

Statut COSEPAC

  • Non en péril NP
  • Préoccupante P
  • Menacée M
  • En voie de disparition EVD
  • Disparue du pays DP

Description

La truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss) appartient à la famille des salmonidés, ce qui en fait un proche parent du saumon et de l'omble chevalier. Au Canada, ce poisson aux couleurs éclatantes se présente sous deux variétés : l'une, anadrome, vit dans l'océan Pacifique (« truite arc-en-ciel ») et l'autre, de plus petite taille, est confinée aux eaux intérieures (eau douce). La truite arc-en-ciel tire son nom de son corps argenté, tacheté et affichant une bande latérale chatoyante rose ou rouge. On l'appelle aussi parfois « rainbow trout » (en anglais), ou « Kinasoo » et « Namikos » (dans la langue des Cris des plaines et des régions boisées).

La truite arc-en-ciel de la rivière Athabasca forme une population distincte de bien plus petite taille que toute autre variété de cette espèce. À titre de « population relique » de la dernière période glaciaire, elle aurait survécu dans son habitat unique en eau froide grâce à sa capacité à conserver, à l'âge adulte, certaines caractéristiques des juvéniles, telles qu'une taille « naine » et des marques de parr.

Elle possède également les caractéristiques suivantes :

  • corps élancé, généralement de couleur argentée sur les flancs;
  • dos d'une couleur allant du bleu foncé au vert olive, et ventre blanc;
  • flancs et nageoires (y compris la queue) parsemés de taches foncées;
  • bande latérale rouge ou rose;
  • longueur maximale de 50 cm et poids maximal de 1,25 kg;
  • ensemble de 8 à 12 « marques de parr » (taches de forme ovale) le long du dos, qui l'aident à se camoufler parmi les rochers et les galets, et qui sont probablement dues à une adaptation contre la prédation.

La truite arc-en-ciel de la rivière Athabasca et celle du fleuve Columbia (Oncorhynchus mykiss gairdneri), de même que la truite fardée versant de l'Ouest (O. clarkii lewisi), ont de nombreuses caractéristiques en commun et il arrive souvent que l'on confonde ces espèces entre elles.

Habitat

La truite arc-en-ciel de la rivière Athabasca est séparée des autres populations de truite arc-en-ciel indigènes de l'Amérique du Nord par la ligne continentale de partage des eaux. À l'est de cette ligne de partage, trois différents bassins versants (ceux des rivières Liard, Peace et Athabasca) abritent des espèces indigènes de truite arc-en-ciel; celles-ci ne circulent pas entre ces plans d'eau.

La population de la rivière Athabasca vit dans les principaux cours d'eau et embranchements de cette rivière située dans l'ouest de l'Alberta. Elle préfère habituellement comme habitat naturel les eaux claires et froides à débit rapide, situées de 900 à 1 500 mètres au-dessus du niveau de la mer. À l'âge adulte, elle vit dans des rapides, des ruisselets, des fosses et des bassins situés en amont des rivières; elle a tendance à occuper des eaux plus profondes et au débit plus rapide que les juvéniles.

La truite arc-en-ciel de la rivière Athabasca fraie au printemps, dans des cours d'eau au débit modéré et dont le fond est tapissé de gravier fin (sans vase ni argile). Elle passe l'hiver dans les fosses profondes de grands cours d'eau. Ainsi, sa survie repose principalement sur la connectivité entre ses habitats saisonniers. Elle s'alimente d'insectes, de sangsues, d'autres espèces de poissons et d'œufs de poisson.

Menaces

La truite arc-en-ciel de la rivière Athabasca a fait l'objet de relevés qui indiquent un déclin des populations dans au moins 50 % de son aire de répartition. La survie des populations indigènes de truite arc-en-ciel de la rivière Athabasca est gravement menacée par la reproduction avec les poissons d'écloserie et le mélange génétique qui en résulte, ainsi que par la compétition que lui livrent les espèces non indigènes de poissons ensemencés pour les ressources. La pollution industrielle et agricole, le changement climatique, la construction de routes et l'extraction de ressources (charbon, bois, pétrole et gaz), qui entraînent la perte, la dégradation et la fragmentation de son habitat, menacent également sa survie.

Renseignements supplémentaires 

En mai 2014, le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a inscrit la truite arc-en-ciel de la rivière Athabasca à titre d'espèce en voie de disparition. Lorsqu'une espèce est inscrite à la liste de la Loi sur les espèces en péril, un programme de rétablissement est élaboré dans le but d'empêcher sa disparition au Canada.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur la façon dont les espèces en péril sont protégées en vertu de la Loi, consultez le Profil du Registre public des espèces en péril (LEP).

Truite arc-en-ciel (populations de la rivière Athabasca)

Truite arc-en-ciel adulte de l’Athabasca (Source : Ward Hughson, Parcs Canada)

Truite arc-en-ciel adulte de l’Athabasca (Source : Ward Hughson, Parcs Canada)

Nom scientifique : Oncorhynchus mykiss
Statut selon la LEP : Aucun statut
Statut selon le COSEPAC : En voie de disparition (mai 2014)
Région : Alberta

Carte de la répartition de la truite arc-en-ciel de l’Athabasca - COSEPAC 2014.

Carte de la répartition de la truite arc-en-ciel de l’Athabasca - COSEPAC 2014.

Le saviez-vous?

La truite arc-en-ciel est originaire du nord-est de la Sibérie et l'ouest de l'Amérique du Nord, du Mexique à l'Alaska. Ce poisson est très apprécié des pêcheurs sportifs et fait également l'objet d'une pêche alimentaire. Ainsi, cette espèce est élevée dans des écloseries et se retrouve aujourd'hui dans de nombreux plans d'eau partout dans le monde. La rivière Athabasca abrite l'une des dernières populations indigènes de truite arc-en-ciel de l'Amérique du Nord, à l'est de la ligne continentale de partage des eaux.

Ces populations représentaient par le passé, et représentent d'ailleurs toujours, une ressource appréciable pour les peuples autochtones qui vivent dans cette région. Elles ont également fait l'objet de nombreuses études importantes sur la génétique, l'évolution et la répartition biogéographique, dont certaines ont mené à une meilleure compréhension de la façon dont ces poissons ont regagné les bassins hydrographiques situés à l'est de la ligne continentale de partage des eaux, après la dernière période glaciaire.

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