Villeuse irisée

Villosa iris

Statut LEP
Aucun statut
AS
Préoccupante
P
Menacée
M
En voie de disparition
EVD
Disparue du pays
DP

Statut LEP

  • Aucun statut AS
  • Préoccupante P
  • Menacée M
  • En voie de disparition EVD
  • Disparue du pays DP
Statut COSEPAC
Non en péril
NP
Préoccupante
P
Menacée
M
En voie de disparition
EVD
Disparue du pays
DP

Statut COSEPAC

  • Non en péril NP
  • Préoccupante P
  • Menacée M
  • En voie de disparition EVD
  • Disparue du pays DP

Description

La villeuse irisée (Villosa iris) est une des 54 espèces de moules d'eau douce au Canada et elle appartient à la famille des unionidés. Cette petite moule attrayante doit son nom de villeuse irisée à l'aspect chatoyant et irisé de l'intérieur de sa coquille. Elle se reconnaît aussi aux caractéristiques suivantes :

  • coquille étroite, longue et ovale;
  • longueur moyenne de 5,5 cm;
  • crête postérieure basse et arrondie sur le dos;
  • sommets bas et comprimés, leur sculpture consiste en quatre à six bourrelets distincts;
  • dents de la charnière de taille moyenne et complètes;
  • coquille jaune, vert jaunâtre ou brune comptant de nombreux rayons vert foncé interrompus et de largeur variable;
  • nacre chatoyante blanc argenté.

Habitat

historique en Amérique du Nord, du Wisconsin jusqu'en Ontario et l'État de New York à l'est et jusqu'en Oklahoma, en Arkansas et en Alabama, au sud. Cependant, elle est en régression dans une partie de son aire de répartition, particulièrement dans les Grands Lacs. En effet, elle a disparu du lac Érié, de la rivière de Detroit, de la rivière Niagara et d'une grande partie du lac Sainte-Claire.

Au Canada, la villeuse irisée se trouve seulement en Ontario; des populations ont été observées dans le delta de la rivière Sainte-Claire, dans le cours inférieur de la rivière Trent ainsi que dans les rivières Saugeen, Maitland, Bayfield, Ausable, Sydenham, Thames, Grand, Salmon et Moira. La rivière Maitland contient la plus grande population de villeuses irisées du pays, mais la moule a disparu de 30 % de son aire de répartition historique canadienne.

Le plus souvent, la villeuse irisée se rencontre dans les tronçons propres et bien oxygénés peu profonds de rivières petites ou moyennes, parfois dans des lacs, où elle occupe des substrats (fonds) composés de galets, de gravier, de sable et parfois de vase.

La villeuse irisée est une espèce dont la période de gravidité est longue; le frai se produit à la fin de l'été et la larve (glochidie) est libérée au printemps suivant. Comme c'est le cas pour la plupart des autres moules d'eau douce, ses glochidies parasitent des poissons. Elles se fixent sur les branchies de l'hôte et y demeurent jusqu'à devenir des juvéniles autonomes, elles se détachent alors pour s'enfouir dans le substrat. Les villeuses irisées adultes sont essentiellement sessiles et leurs déplacements se limitent à quelques mètres parcourus le long du substrat.

En Ontario, les poissons susceptibles de servir d'hôte à la villeuse irisée sont notamment l'achigan à grande bouche (Micropterus salmoides), le chabot tacheté (Cottus bairdi) et le crapet de roche (Ambloplites rupestris).

Comme toutes les espèces de moules d'eau douce, la villeuse irisée filtre les aliments présents dans l'eau. Les bactéries et les algues sont ses principales sources d'alimentation. Les juvéniles se nourrissent des mêmes types d'aliments que les adultes, mais ils les filtrent à partir de l'eau piégée dans le substrat alentour ou direct

Menaces

L'introduction et la propagation des moules zébrées et quaggas (Dreissena polymorpha et D. bugensis) continuent de représenter une lourde menace pour la villeuse irisée, particulièrement dans le lac Sainte-Claire. Dans les rivières, les impacts de l'urbanisation et de l'agriculture menacent la survie de l'espèce en raison des charges en éléments nutritifs et en sédiments, des changements de débit naturel de l'eau (régimes d'écoulement) causés par les barrages et les modifications de chenaux, des contaminants et des substances toxiques, de l'altération des habitats et de toutes les activités menaçant les poissons hôtes de l'espèce. De plus, l'introduction d'espèces de poisson envahissantes, comme le gobie à taches noires (Neogobius melanostomus), peut indirectement nuire à la villeuse irisée en perturbant sa relation avec les poissons hôtes.

Renseignements supplémentaires

La population de villeuse irisée du Canada est désignée en voie de disparition et est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril. Pêches et Océans Canada élabore en ce moment un programme de rétablissement et un plan d'action pour cette population, en collaboration avec plusieurs individus, organismes et agences gouvernementales.

Pour un complément d'information, consultez le site Web du Registre public des espèces en péril ou la Comité sur la situation des espèces en péril au Canada.

Villeuse irisée

Villeuse irisée

Villeuse irisée

Nom scientifique : Villosa iris
Statut selon la LEP : En voie de disparition
Statut selon COSEPAC : Préoccupante
Région : Ontario

Aire de distribution de la villeuse irisée au Canada.

Aire de distribution de la villeuse irisée au Canada.

Le saviez-vous?

Les villeuses irisées femelles recourent à un simulacre visuel pour attirer les poissons-hôtes, ce qui fait de la qualité et la clarté de l'eau des facteurs importants de la reproduction de l'espèce. Le rabat de leur manteau imite la forme et le mouvement d'une écrevisse. Quand un poisson approche ou attaque le leurre, la moule femelle libère les glochidies, leur permettant de se fixer aux branchies du poisson.

villeuse irisée

Image d’une villeuse irisée à l’intérieur et à l’extérieur.
Crédit photo : Environnement Canada

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