Gonidée des Rocheuses

Gonidea angulata

Statut LEP
Aucun statut
AS
Préoccupante
P
Menacée
M
En voie de disparition
EVD
Disparue du pays
DP

Statut LEP

  • Aucun statut AS
  • Préoccupante P
  • Menacée M
  • En voie de disparition EVD
  • Disparue du pays DP
Statut COSEPAC
Non en péril
NP
Préoccupante
P
Menacée
M
En voie de disparition
EVD
Disparue du pays
DP

Statut COSEPAC

  • Non en péril NP
  • Préoccupante P
  • Menacée M
  • En voie de disparition EVD
  • Disparue du pays DP

Description

La gonidée des Rocheuses (Gonidea angulata) est une grande moule d'eau douce. La coquille de cette espèce est marquée de crêtes bien définies. Ces crêtes peuvent être comptées comme des anneaux pour déterminer l'âge de l'individu. L'espèce peut vivre jusqu'à 60 ans, selon les observations.

La coquille de la gonidée des Rocheuses est trapézoïdale. Ses dimensions peuvent atteindre 12,5 centimètres de long, 0,4 centimètre de large et 6,5 centimètres de haut. Comme chez toutes les autres moules, la coquille de cette espèce est constituée de deux parties (appelées valves) reliées entre elles par une seule charnière. La valve dorsale se distingue par une crête saillante bien accentuée. La coquille des juvéniles de cette espèce est de couleur verdâtre ou ocre à l'extérieur, alors que celle des adultes tire sur le bleuâtre-noir foncé. L'intérieur de la coquille est blanc, teinté d'un bleu cuivré.

Habitat

De manière générale, on trouve cette espèce d'eau douce du sud de la Colombie-Britannique au sud de la Californie. Aux États-Unis, on peut aussi la trouver vers l'est dans le sud de l'Idaho et le nord du Nevada. Au Canada, la gonidée des Rocheuses n'est endémique que dans le bassin de l'Okanagan. La présence de cette espèce a été vérifiée dans le lac Okanagan, le lac Skaha, la rivière Okanagan, le lac Vaseux, le ruisseau Park Rill et le lac Osoyoos.

À l'heure actuelle, toutes les gonidées des Rocheuses au Canada appartiennent à une seule population. Des estimations de l'abondance de l'espèce ont été faites pour trois sites dans le bassin hydrographique de la rivière Okanagan. Cependant, la taille de la population totale est inconnue, car la densité de l'espèce varie, mais aussi car tous les habitats convenables n'ont pas été relevés.

La gonidée des Rocheuses est présente dans des lacs et des cours d'eau de différentes tailles et semble préférer les habitats aux conditions stables. On ne la trouve que rarement dans les endroits où le substrat se déplace, où le niveau d'eau fluctue, où les niveaux d'oxygène saisonniers sont faibles et où l'eau est trouble. Dans le bassin de l'Okanagan, cette gonidée vit parmi de grands galets, dans le sable et le gravier, dans la vase et la végétation, ainsi que parmi les galets et le gravier sur le sable. Elle peut s'attacher au gravier ou à la vase ferme, ou s'enfouir dans le substrat.

Menaces

La gonidée des Rocheuses est particulièrement vulnérable aux menaces, puisque l'espèce n'est répartie qu'en petites populations isolées. L'introduction d'espèces aquatiques envahissantes, comme la moule zébrée et la moule quagga, est la plus grande menace pesant actuellement sur l'espèce. Ces moules envahissantes ont eu des effets dévastateurs sur les communautés de moules d'eau douce. Elles s'approprient le territoire et le modifient, font concurrence pour la nourriture et étouffent les espèces indigènes. La moule zébrée et la moule quagga pourraient se propager rapidement si elles étaient introduites dans le bassin de l'Okanagan. L'introduction de ces espèces est possible, puisqu'elles peuvent survivre pendant plusieurs jours hors de l'eau; on sait également qu'elles peuvent être transportées entre les plans d'eau par des embarcations remorquées.

D'autres menaces pesant sur la gonidée des Rocheuses sont liées à l'habitat. Comme tous les autres membres de cette famille de moules, cette espèce est très sensible aux changements dans son environnement. Son aire de répartition canadienne est située dans une zone de changements rapides en raison de l'aménagement urbain. Plus précisément, certaines des menaces qui pèsent sur la gonidée comprennent l'aménagement des zones de basse plage et riveraines, la canalisation des cours d'eau ainsi que la modification et la régulation des caractéristiques hydrographiques. Toutes ces situations ont pour conséquence la fragmentation et la perte de l'habitat résultant de l'aménagement réalisé directement dans l'habitat de l'espèce ou des modifications apportées à l'écosystème. Plusieurs autres menaces pèsent également sur l'espèce, notamment la disponibilité de poissons hôtes pour terminer son cycle vital, la pollution, les dommages directs et les changements climatiques.

Renseignements supplémentaires

Au cours des dernières années, plusieurs réalisations ont contribué à la gestion de la gonidée des Rocheuses. En 2017, un rapport d'étape de cinq ans a été publié suivant la mise en œuvre de plan de gestion pour la période allant de 2011 à 2016. Au cours de cette période, Pêches et Océans Canada et ses partenaires ont comblé les lacunes dans les connaissances sur le cycle biologique de l'espèce, dont l'identification des espèces de poissons hôtes, entrepris des relevés d'abondance des juvéniles et des adultes, et réalisé des études préliminaires sur le recrutement des juvéniles et la qualité de l'habitat. Des efforts considérables ont été déployés simultanément pour inventorier l'habitat littoral potentiel à l'intérieur de l'aire de répartition connue. Une autre activité importante a été la détermination des menaces possibles, dont la disponibilité de poissons hôtes, l'introduction d'espèces envahissantes de plantes et d'animaux aquatiques et la destruction de l'habitat.

Des efforts importants ont été fournis par Pêches et Océans Canada, la province de la Colombie-Britannique et leurs partenaires pour mieux faire connaître l'espèce au public, réduire l'incidence de la destruction de l'habitat et augmenter la participation. Ce résultat est le fruit de l'élaboration et de l'installation de panneaux d'interprétation dans les espaces publics populaires, de la production d'affiches et de la présentation d'exposés. De plus, les emplacements connus de la gonidée des Rocheuses ont été intégrés à la planification de l'utilisation des terres – comme le Protocole relatif aux basses plages des grands lacs de la région de l'Okanagan, l'outil de gestion de l'eau et des poissons dans la rivière Okanagan et le plan de traitement de l'office des eaux du bassin de l'Okanagan visant à labourer le myriophylle en épi avec un motoculteur – pour appuyer l'atténuation des menaces et la protection de l'utilisation des terres.

Ce travail contribue à la gestion de l'espèce, comble les lacunes dans les connaissances et fournit le cadre de la surveillance de l'habitat et de la population.

Cette espèce est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP). On envisage actuellement de l'inscrire comme espèce en voie de disparition en vertu de la LEP. De plus amples renseignements sur la LEP, y compris comment elle protège chaque espèce, sont disponibles dans le Registre public des espèces en péril.

Pour en savoir davantage sur la manière dont cette espèce est protégée par des lois provinciales ou territoriales, consultez les sites Web des provinces et des territoires.

Gonidée des Rocheuses

Mention de la source : Musée canadien de la nature (Ottawa)  Canada

Mention de la source : Musée canadien de la nature (Ottawa) Canada

Nom scientifique : Gonidea angulata
Désignation LEP : Préoccupante, Annexe 1
Désignation COSEPAC : En voie de disparition (novembre 2010)
Région : Colombie-Britannique

Carte de la région

Carte de la région, Colombie britannique

Le saviez-vous?

Les moules d'eau douce jouent un rôle important dans les écosystèmes aquatiques et sont souvent utilisées comme indicateurs de leur santé. Elles filtrent la matière organique dans l'eau et leurs déjections peuvent servir de nourriture aux algues et à d'autres invertébrés. Elles sont aussi connues pour augmenter le contenu en eau et en oxygène dans les sédiments, ce qui profite aux autres espèces vivant dans ces sédiments.

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