Sébastolobe à longues épines

Sebastolobus altivelis

Statut LEP
Aucun statut
AS
Préoccupante
P
Menacée
M
En voie de disparition
EVD
Disparue du pays
DP

Statut LEP

  • Aucun statut AS
  • Préoccupante P
  • Menacée M
  • En voie de disparition EVD
  • Disparue du pays DP
Statut COSEPAC
Non en péril
NP
Préoccupante
P
Menacée
M
En voie de disparition
EVD
Disparue du pays
DP

Statut COSEPAC

  • Non en péril NP
  • Préoccupante P
  • Menacée M
  • En voie de disparition EVD
  • Disparue du pays DP

Description

Le sébastolobe à longues épines est un sébaste qui appartient à la famille des Scorpénidés. Ce sébaste à croissance lente s’est adapté pour survivre en eaux profondes caractérisées par des concentrations réduites d’oxygène et une forte pression. Dans les eaux canadiennes du Pacifique, il est souvent l'espèce prédominante des milieux benthiques profonds (plus de 800 m sous la surface), où il joue probablement un rôle écologique important. Le sébastolobe à longues épines se reconnaît à sa coloration rougeâtre et à ses nageoires partiellement noires, ainsi qu’à ses gros yeux et aux épines robustes et acérées qui lui ornent la tête. Il peut atteindre 35 cm de longueur.

Depuis le début des années 1980, le sébastolobe à longues épines (Sebastolobus altivelis) et le sébastolobe à courtes épines (S. alascanus) constituent des espèces commerciales de plus en plus importantes pour la pêche au chalut en Colombie-Britannique. La majorité des sébastes sont capturés en eau profonde au large de la côte ouest de l’île de Vancouver. Ces deux espèces se ressemblent et leur aire de répartition se chevauche. À la différence de plusieurs autres espèces de sébastes, les sébastolobes ne vivent pas en banc mais se retrouvent plutôt distribués uniformément sur des sédiments meubles. On les trouve souvent près de rochers et d’autres reliefs élevés.

Répartition et population

Le sébastolobe à longues épines se trouve dans le Pacifique, depuis l’extrémité sud de la Basse-Californie, au Mexique, jusqu’aux îles Aléoutiennes, en Alaska, à des profondeurs de 370 à 1 600 m. En Colombie-Britannique, il vit le long du talus continental dans les eaux de 500 à 1 600 m de profondeur. Il y est pêché dans trois zones de gestion des pêches du MPO. Le principal groupe occupe la côte Ouest de l’île de Vancouver ou COIV; deux autres groupes, plus petits, occupent la zone Tidemarks et la baie Rennell, plus au nord.

L’abondance absolue de l’espèce est inconnue, mais les pêcheurs ont extrait environ 6 500 t de sébastolobe à longues épines des eaux côtières canadiennes de 1996 à 2005.

On trouve le sébastolobe à longues épines de l’extrémité sud de la Basse Californie jusqu’aux îles Aléoutiennes, à des profondeurs de 370 à 1600m. On trouve le sébastolobe à courtes épines du nord de la Basse Californie à la mer de Béring, et aussi loin que les îles Commander au nord du Japon, et ce à des profondeurs de 90 à 1 460 m. Le sébastolobe à courtes épines migre vers des eaux plus profondes lorsqu’il devient plus gros mais on observe pas ceci chez le sébastolobe à longues épines.

Habitat

Le sébastolobe à longues épines préfère les substrats de sable meuble ou de vase, dans des eaux profondes caractérisées par une faible productivité, une forte pression et des concentrations réduites d'oxygène. À ces profondeurs, où peu d’espèces peuvent survivre, peu de proies sont disponibles. Les sébastolobes des eaux profondes sont adaptés à ce milieu; sédentaires, leur rythme métabolique est extrêmement lent, ce qui leur permet d’espacer les périodes d’alimentation de 130 à 180 jours en moyenne.

Biologie

Au printemps, les femelles pondent de 20 000 à 450 000 œufs fécondés dans une enveloppe gélatineuse qui flotte à la surface, et c'est dans ces eaux superficielles que les œufs éclosent. Les larves et les juvéniles parvenus aux premiers stades de croissance demeurent dans la couche d'eau supérieure de 200 m pendant six mois. À mesure que les juvéniles grossissent, ils migrent progressivement vers des eaux plus profondes et restent généralement à des profondeurs d’environ 600 m pendant un an. Les jeunes poissons finissent par s'établir directement dans l'habitat des adultes, entre 600 et 1 200 m de profondeur. Les juvéniles se nourrissent d'euphausiacés, tandis que les adultes chassent les ophiures, d’autres organismes qui vivent sur le fond. Les gros mangent régulièrement les petits.

Le sébastolobe à longues épines cesse de grossir à une longueur d’environ 30 cm, ce qui correspondrait à l’âge approximatif de 25 à 45 ans. On ne sait pas jusqu’à quel âge il peut vivre, mais les estimations le situe entre 45 et 70 ans.

Menaces

Le sébastolobe à longues épines est une espèce des grands fonds qui occupe un environnement de faible productivité, et sa principale menace est la surpêche. L'industrie exporte ce poisson au Japon, où il est très prisé pour la préparation de mets raffinés. Depuis le début de la pêche commerciale ciblée de cette espèce, en 1996, les prises commerciales par unité d’effort ont régressé de plus de 50 pour cent sur 8 ans.

Protection

Le sébastolobe à longues épines est inscrit à la liste des espèces préoccupantes de la Loi sur les espèces en péril (LEP). Ce poisson est protégé en vertu de la Loi sur les pêches. Des totaux autorisés des captures ventilés par zone et par flottille sont en place pour la pêche de l’espèce. À l'heure actuelle, la zone Flamingo (côte ouest de l'île Moresby) est fermée à la pêche au chalut dirigée de ce sébaste. La pêche au chalut n’est pas pratiquée dans la zone Triangle en raison du relief escarpé et accidenté du plancher océanique. Les chalutiers commerciaux n’ont pas l’habitude de pêcher à des profondeurs supérieures à 1 200 m, alors que, de 1996 à 2005, selon les données de recherche, le sébastolobe à longues épines se trouvait à des profondeurs allant jusqu’à 1 600 m.

Ce qui est fait

Le plan de gestion du sébastolobe à longues épines sera prêt d’ici mars 2012.

Publications

Malhereusement, plusiers de ces documents sont disponibles en anglais seulement.

  • Haigh, R. and J.T. Schnute. 2003.  The longspine thornyhead fishery along the west coast of Vancouver Island, British Columbia, Canada: portrait of a developing fishery. North American Journal of Fisheries Management. 23: 120-140.
  • Jacobson, L.D., and R.D. Vetter. 1996. Bathymetric demography and niche separation of thornyhead rockfish: Sebastolobus alascanus and Sebastolobus altivelis. Canadian Journal of Fisheries and Aquatic Sciences 53:600-609.
  • Starr, P.J., B.A. Krishka, and E. M. Choromanski. 2002. Trawl survey for thornyhead biomass estimation off the west coast of Vancouver Island, September 15 to October 2, 2001. Canadian Technical Report of Fisheries and Aquatic Sciences 2421, Nanaimo, British Columbia.

Visitez le Profil du Registre public des espèces en péril (LEP).

Sébastolobe à longues épines

Sébastolobe à longues épines

Crédit photo : National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA)

Nom scientifique : Sebastolobus altivelis
Taxonomie : Poisson (marin)
Statut LEP : Préoccupante (2009)
Statut COSEPAC : Préoccupante (2007)
Région : Océan Pacifique

Sébastolobe à longues épines - NOAA

Crédit : National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA)

Sébastolobe à longues épines (Sebastolobus altivelis) et sébastolobe à courtes épines (Sebastolobus alascanus)

Sébastolobe à longues épines (Sebastolobus altivelis) et sébastolobe à courtes épines (Sebastolobus alascanus)

Renseignements connexes