Renforcer l'intendance des ressources naturelles dans le Nord

Novembre 2008

La superficie de la région du Nunavut est de plus de 1,9 million de kilomètres carrés.

La superficie de la région du Nunavut est de plus de 1,9 million de kilomètres carrés.

Après environ deux ans de négociations, Pêches et Océans Canada, Environnement Canada, Parcs Canada et le Conseil de gestion des ressources fauniques du Nunavut ont conclu un protocole d’entente historique. Cet accord décrit toutes les étapes à franchir, de façon responsable et concertée, pour faire inscrire une espèce à la liste de la Loi sur les espèces en péril (LEP) pour la région du Nunavut dans l'Arctique canadien.

« Cet accord précise comment nous pouvons travailler ensemble, et cela sera très important pour renforcer l’intendance des ressources naturelles dans un esprit de collaboration dans le Nord », a déclaré John Davis, qui était alors conseiller spécial de la sous-ministre pour la LEP. John a joué un rôle déterminant dans cet accord en aidant les autres parties à trouver un terrain d’entente pour que le processus d’inscription de la LEP convienne à tous les participants autour de la table.

« Maintenant que toutes les parties s’entendent, nous disposons d'un cadre qui établit ce que chacun doit faire et le moment où il doit le faire », a souligné Ray Ratynski, chef de division du Programme sur les espèces en péril de la région Centre et Arctique.

La conclusion de cet accord dans la région du Nunavut marque une étape importante, car ce territoire couvre plus de 1,9 million de kilomètres carrés et comprend 43 p. 100 du littoral océanique du Canada.

Cette vaste région est non seulement la résidence des Inuits du Canada, mais aussi celle de populations de poissons et de mammifères marins, y compris le narval, le béluga et la baleine boréale, le phoque et le morse, ainsi que l'omble chevalier, le turbot et la crevette.

« Toutes les parties ont dû déployer beaucoup d’efforts pour en venir à quelque chose qui soit représentatif de la position de chaque partie et qui fasse l’unanimité », a déclaré Ratynski. « Nous espérons que le travail accompli pour parvenir à cette entente profitera aussi à d’autres personnes. Ce cadre pourrait servir de modèle pour harmoniser les exigences relatives à la LEP avec celles d’autres accords sur les revendications territoriales. »