Peuples autochtones

La Loi sur les espèces en péril (LEP) pourrait avoir des répercussions importantes sur les peuples autochtones étant donné les liens historiques et culturels qui existent entre de nombreux groupes autochtones et les espèces aquatiques. La Loi reconnaît l’existence de ces liens particuliers de même que le rôle majeur que peuvent jouer les peuples autochtones dans le rétablissement et la protection des espèces en péril.

Si vous ou votre communauté pêchez à des fins alimentaires, sociales et rituelles, ou commerciales, les répercussions de la LEP varieront en fonction de l’endroit où vous vivez, des espèces de poisson que vous pêchez, du genre d’activités pratiquées sur les terres autochtones et des mesures de gestion mises en place pour protéger les espèces en péril.

Voici quelques-unes des répercussions possibles de la LEP :

  • réduction des possibilités de pêche à des fins alimentaires, sociales, rituelles et commerciales
  • modifications aux engins de pêche
  • restrictions sur les prises accidentelles
  • fermeture de certaines zones de pêche
  • fermeture ou diminution de certaines pêches
  • augmentation des possibilités dans d’autres pêches

Puisque la LEP protège aussi l’habitat essentiel des espèces aquatiques, elle pourrait avoir un impact sur les activités qui sont pratiquées sur les terres autochtones. De nouveaux arrêtés ou règlements pourraient être requis pour les activités qui sont susceptibles de nuire à une espèce en péril ou à son habitat essentiel. Les évaluations et examens des effets environnementaux des projets de développement réalisés sur des terres autochtones et non autochtones doivent tenir compte des effets sur les espèces en péril.

La LEP stipule que les peuples autochtones devraient avoir la possibilité de participer à sa mise en oeuvre. Elle dit expressément que les connaissances traditionnelles des peuples autochtones devraient être prises en compte dans le rétablissement des espèces en péril.

Pêches et Océans Canada travaille en étroite collaboration avec les groupes autochtones afin de les informer au sujet des dispositions de la Loi et de ses répercussions éventuelles. Ensemble, nous examinons le rôle que pourraient jouer les groupes autochtones, entre autres dans l’élaboration et la mise en oeuvre de stratégies de rétablissement des espèces et de plans d’action.

La LEP prévoit également la création des deux comités par le ministère d’Environnement Canada :

  • Conseil autochtone national sur les espèces en péril (CANEP) : Le CANEP conseillera le ministre de l’Environnement sur l’application de la LEP et fournira des conseils et des recommandations au Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril.
  • Le sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) : Ce sous-comité permettra d’avoir accès aux meilleures connaissances traditionnelles autochtones disponibles et d’assurer la meilleure utilisation de ces connaissances par le COSEPAC dans l’évaluation et la classification des espèces en péril.