Réseaux d’aires marines protégées : Estuaire et golfe du Saint-Laurent

L’objectif principal des réseaux d’aires marines protégées (AMP) consiste à assurer une protection véritable et à long terme de la biodiversité marine, de sa fonction écosystémique et de ses caractéristiques naturelles particulières. Un réseau d’AMP est un ensemble de sites protégés qui protège la biodiversité et les éléments écologiques importants de l’océan. Les réseaux d’AMP veillent à ce que les efforts de conservation se conjuguent pour assurer une meilleure protection du milieu marin du Canada.

Le Canada dispose de bon nombre d’outils pour conserver et protéger notre biodiversité marine. Les réseaux d’AMP utiliseront les meilleurs outils de conservation afin d’atteindre les objectifs dans chaque zone unique — ou biorégion — déterminée selon son écosystème.

Biorégions du Canada

Le réseau d’aires marines protégées du Canada comprendra 13 zones uniques, ou biorégions, qui s’étendront dans nos trois océans et dans les Grands Lacs. Chaque biorégion a été déterminée à l’issue d’une évaluation scientifique par les pairs, qui tenait compte des caractéristiques écologiques, océanographiques et du fond marin. Parmi ces 13 biorégions, cinq ont été retenues comme étant prioritaires pour l’établissement de réseaux d’AMP : les plateaux de Terre-Neuve-et-Labrador, le plateau néo-écossais, l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent, le plateau du Nord et l’ouest de l’Arctique.

Ces biorégions sont distinctes et doivent être gérées individuellement pour conserver leurs caractéristiques uniques, qui comprennent leur écologie et leurs habitats. Vu que les biorégions transcendent souvent les frontières organisationnelles, la planification des réseaux d’AMP implique plusieurs partenaires et intervenants, qui ont chacun leurs propres points de vue.

Chaque réseau d’aires marines protégées comprendra un ensemble de zones protégées de forme, de taille et de niveau de protection divers, chacune avec son propre objectif de conservation. Il pourrait entre autres s’agir de zones de protection marine visées par la Loi sur les océans, de refuges marins, d’aires marines nationales de conservation, de réserves nationales de faune, de refuges d’oiseaux migrateurs, de parcs provinciaux.

Biorégion de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent

La biorégion couvre l’ensemble de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent, qui correspond à une zone où l’on trouve des eaux de surface les plus chaudes du Canada atlantique en été, et les plus grandes quantités de glace de mer durant l’hiver. La biorégion possède un vaste éventail de poissons, de planctons, de mammifères marins et d’habitats des fonds marins. La zone héberge de nombreuses espèces pêchées à des fins commerciales comme le hareng de l’Atlantique, le homard, le crabe des neiges et la crevette, tandis que le maquereau, le bar rayé et plusieurs variétés de palourdes ne sont que quelques-unes des espèces importantes pêchées à des fins récréatives dans la biorégion. Parmi les espèces en péril et les espèces uniques dans la zone, figurent la tortue luth, la baleine noire de l’Atlantique Nord, le béluga et le loup de mer ainsi que des coraux et des éponges d’eau froide.

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