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Groupe de travail technique sur la santé des poissons d’aquaculture marine et terrestre

Groupe de travail technique sur la santé des poissons d’aquaculture marine et terrestre
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Résumé

Le 4 juin 2019, Pêches et Océans Canada (le MPO) a annoncé la création d’un organisme consultatif autochtone et multipartite ainsi que de trois groupes de travail techniques ayant pour objectif de formuler des recommandations liées à la gestion de l’aquaculture en Colombie-Britannique. Parmi ces groupes, le Groupe de travail technique sur la santé des poissons d’aquaculture marine et terrestre a été chargé des tâches suivantes :

Ces examens et ces recommandations visaient à renforcer le rendement environnemental de la salmoniculture en Colombie-Britannique et à améliorer les résultats en matière de santé des poissons sauvages et d’élevage dans la région du Pacifique.

Les 12 membres du groupe de travail technique sur la santé des poissons (GTTSP) (l’un des membres a démissionné avant la fin du processus) possédaient une expérience et des antécédents professionnels diversifiés, et avaient différents points de vue en ce qui a trait à la salmoniculture, à la santé des poissons d’élevage et aux risques qu’ils présentent pour le poisson sauvage. Le GTTSP s’est réuni à dix reprises (en personne et/ou par téléconférence) pour débattre et discuter des documents qui ont été colligés et échangés, et pour entendre des exposés de divers spécialistes issus ou non du MPO au sujet des méthodes actuelles et des solutions de remplacement en matière de gestion de la santé des poissons. Les membres du groupe ont discuté de façon approfondie de questions précises liées à la lutte contre le pou du poisson dans les fermes aquacoles, entre autres des conditions des permis d’aquaculture relatives au pou du poisson. Ils ont également discuté des enjeux liés à l’orthoréovirus pisciaire (RVP) et à la surveillance des cas d’inflammation des muscles squelettiques et cardiaques (IMSC) et de syndrome de la jaunisse dans les installations aquacoles, en se penchant notamment sur les définitions de cas et sur les signes subcliniques (c.-à-d. qui ne sont pas assez prononcés pour être clairs ou facilement observables) de ces deux maladies. En outre, 17 vétérinaires et pathologistes vétérinaires provenant de partout au Canada et de l’étranger, qui ont assisté à un atelier distinct de deux jours en janvier 2020, ont procédé à un examen des définitions de cas de l’IMSC et du syndrome de la jaunisse actuellement utilisées par le MPO. Ces vétérinaires et pathologistes vétérinaires étaient chargés de déterminer si les définitions de cas utilisées par le MPO étaient robustes et satisfaisaient aux normes et pratiques exemplaires internationales, y compris par rapport aux cadres réglementaires d’autres pays producteurs de saumon. (Le rapport de cet atelier figure à l’annexe 6.)

Dans l’ensemble, la participation aux discussions était élevée et les échanges actifs au sein du GTTSP. Dans le cadre des trois tâches assignées, la portée des discussions a fait ressortir plusieurs points de vue opposés, qu’il s’agisse de l’interprétation des données scientifiques ou des solutions appropriées en matière de gestion. Globalement, les discussions n’ont pas permis de résoudre les divergences de points de vue; il n’a donc pas été possible de parvenir à un consensus sur toutes les questions. Certains membres ont critiqué la composition du GTTSP, ainsi que le rôle du MPO agissant à la fois à titre de co-facilitateur et de secrétariat du processus, soulignant le risque de partialité pouvant en découler. Dans le cadre de l’une des dernières réunions du GTTSP, ces membres ont suggéré que, pour les futurs processus de consultation, le MPO s’appuie davantage sur les conseils indépendants d’intervenants externes. D’autres membres sont d’avis que l’expertise scientifique et réglementaire du MPO est nécessaire à toute discussion significative, et privilégient des approches structurées comme celles adoptées par le Secrétariat canadien de consultation scientifique (SCCS) pour élaborer des avis scientifiques qui guideront l’amélioration du rendement environnemental de la salmoniculture en Colombie-Britannique.

Dans le cadre des examens effectués, le GTTSP n’a pas cherché à attribuer une cote ou un quelconque classement visant à comparer le rendement environnemental de la salmoniculture en Colombie-Britannique à celui d’autres administrations. Il a toutefois convenu qu’il y avait place à l’amélioration en ce qui concerne la collecte de données et la production de rapports publics, les normes et paramètres de gestion, ainsi que les méthodes de gestion connexes en matière de santé des poissons, pour renforcer le rendement environnemental de la salmoniculture en Colombie-Britannique et améliorer les résultats sur le plan de la santé des poissons sauvages et d’élevage dans la région du Pacifique. Ainsi, le GTTSP s’est entendu sur la nécessité de solidifier les efforts de recherche scientifique, de collecte de données et de communication de données afin d’éclairer la prise de décisions et la réglementation au sein de ce secteur, d’accroître la transparence et de renforcer la confiance du public. Les membres du groupe conviennent qu’il faudrait envisager une gestion de l’aquaculture plus souple et axée sur le rendement à l’égard de la santé des poissons. Ils s’accordent également pour dire que les règlements qui régissent cette industrie doivent pouvoir être appliqués en temps opportun, et que les sanctions en cas de non-conformité doivent être proportionnelles à la nature de l’infraction.

En ce qui concerne les améliorations à apporter, les membres du GTTSP sont également parvenus à un accord majoritaire à l’égard des recommandations suivantes :

Recommandations précises au sujet des mesures que le MPO devrait mettre en œuvre dans le cadre de son programme de gestion des poissons d’aquaculture marine dans le Pacifique

Recommandations précises concernant les conditions de permis relatives à la lutte contre le pou du poisson dans les fermes aquacoles

Autres recommandations en vue d’améliorer la lutte contre le pou du poisson et les connaissances connexes

Recommandations précises concernant les mesures que le MPO devrait mettre en œuvre pour assurer une gestion de la santé du poisson des fermes aquacoles à l’égard du RVP, de l’IMSC et du syndrome de la jaunisse

Autres recommandations au sujet des mesures que le MPO devrait mettre en œuvre

Les principaux points de désaccord entre les membres du GTTSP concernent le rôle du RVP dans l’apparition des maladies du poisson en Colombie-Britannique; la mesure dans laquelle les signes subcliniques d’une maladie sont présents et constituent un prédicteur fiable des résultats en matière de santé; le rôle des conditions environnementales dans le développement des poux du poisson et la transmissibilité entre les populations d’aquaculture et les populations sauvages; et la mesure dans laquelle les poissons d’élevage affichant un faible rendement donnent un aperçu de la santé globale de la population ou du risque pesant sur la santé des saumons sauvages. Une section entière du présent rapport porte sur les points de désaccord entre les membres du GTTSP. Nous y présentons les différents points de vue des membres du GTTSP sur les sujets abordés, cela pouvant servir de contexte afin d’éclairer de futurs investissements en recherche en vue d’améliorer la base de connaissances et de réduire les incertitudes touchant les renseignements scientifiques dont nous disposons actuellement sur le rendement environnemental et la santé des poissons sauvages et d’élevage en Colombie Britannique.

Étant donné la vaste portée des travaux et la durée limitée de sa charge, le GTTSP reconnaît qu’il devra en faire davantage pour s’acquitter pleinement de son mandat. Certains membres recommandent que le MPO assure la mise en place d’un forum permanent à cette fin. Enfin, le GTTSP tient à souligner la réponse très efficace du MPO, qui a su intégrer pratiquement « en temps réel » certaines de ses recommandations relatives aux conditions de permis de 2020.

Avertissement

Le Groupe de travail technique sur la santé des poissons tient à souligner la contribution et l’expertise des délégués des Premières Nations qui ont participé aux réunions, et doit préciser que le contenu et les recommandations du présent rapport n’ont pas obtenu la validation du First Nations Fisheries Council de la Colombie-Britannique ni d’aucune Première Nation, y compris les Premières Nations dont les participants sont membres.

Introduction

Le 4 juin 2019, l’honorable Jonathan Wilkinson, ministre des Pêches et des Océans du Canada (ci-après le MPO ou le Ministère), a annoncé que le Ministère allait établir un groupe consultatif autochtone et multipartite (Indigenous and Multi-Stakeholder Advisory Body, ou IMAB). Ce groupe, qui serait présidé par Timothy Sargent, sous-ministre du MPO, serait chargé de formuler des recommandations au MPO pour renforcer le rendement environnemental de l’aquaculture en Colombie-Britannique. Trois groupes de travail techniques, chacun axé sur un enjeu clé de l’aquaculture devant être amélioré ou faire l’objet d’une plus grande collaboration, ont été créés pour appuyer les travaux de l’IMAB. L’IMAB et les groupes de travail techniques se devaient d’être inclusifs et de comprendre des représentants ou des délégués de la province de la Colombie-Britannique, des communautés autochtones, des organisations environnementales et de l’industrie de l’aquaculture. Le personnel du MPO a joué un rôle de secrétariat en plus de présenter des renseignements à titre de membre d’office de ces groupes. Ces groupes de travail techniques se sont respectivement penchés sur :

  1. Les méthodes de gestion par zone de l’aquaculture;
  2. Les technologies de rechange liées à la production de poissons d’aquaculture;
  3. La santé des poissons d’aquaculture marine et terrestre.

Initialement, le mandat de ces trois groupes de travail devait prendre fin en décembre 2019, mais cette date a été reportée à la fin de mars 2020 afin de permettre la poursuite des discussions et l’élaboration d’un avis. Chaque groupe de travail technique a présenté son rapport final en mai 2020.

Le présent rapport met l’accent sur les recommandations et les discussions du groupe de travail technique sur la santé des poissons d’aquaculture marine et terrestre (ci-après le GTTSP). Le GTTSP était composé de deux coprésidents, de 12 membres initiaux (un membre ayant démissionné juste avant la fin du processus), de huit membres d’office issus de la fonction publique (du MPO et de l’ACIA) et de trois employés de soutien administratif du MPO (annexe 1). Le mandat du GTTSP, que les membres ont finalisé et approuvé le 13 septembre 2019, a établi les principes directeurs, les objectifs, la portée, le calendrier, la gouvernance et les responsabilités du groupe de travail (annexe 2). Des renseignements sur d’autres documents de réunion, y compris les ordres du jour, les procès-verbaux, les documents d’information et certaines publications, sont présentés à l’annexe 7.

Objectifs

Le GTTSP s’était fixé les objectifs suivants :

  1. Offrir aux participants une tribune pour discuter des mesures actuelles et prévues du MPO liées aux changements relatifs à la gestion de l’aquaculture, et leur permettre de fournir des conseils et de communiquer de l’information pour éclairer le processus décisionnel du Ministère;
  2. Favoriser le dialogue, améliorer la compréhension des enjeux complexes liés à la gestion de l’aquaculture, et préciser les responsabilités communes ainsi que les rôles respectifs des membres du GTTSP;
  3. Cerner les possibilités de collaboration et de partenariat en matière de gestion de l’aquaculture en Colombie-Britannique.

Portée

La portée des travaux du GTTSP englobait la santé et le bien-être des poissons d’élevage, ainsi que les répercussions possibles (p. ex. les infections ou maladies causées par des virus, des bactéries, des parasites, etc.) du poisson d’élevage sur la santé des stocks de poissons sauvages. Le GTTSP a été chargé des tâches suivantes :

Questions précises

En plus des objectifs généraux et de la portée des travaux décrits ci-dessus, le GTTSP s’est vu confier la tâche d’examiner certaines questions techniques précises, dont les suivantes :

Lutte contre le pou du poisson dans les fermes aquacoles

Orthoréovirus pisciaire – Inflammation des muscles squelettiques et cardiaques – Syndrome de la jaunisse

Réunions et activités du GTTSP

Pour s’acquitter de son mandat, le GTTSP a organisé dix réunions en personne et/ou par téléconférence. Les membres du GTTSP ont demandé à des experts du MPO et d’autres organisations de leur fournir des renseignements pertinents, notamment sous forme d’exposés, et ils ont colligé et échangé de la documentation par courriel pour appuyer leurs discussions. De plus, le GTTSP a organisé, en janvier 2020, un atelier de deux jours réunissant 17 vétérinaires et pathologistes vétérinaires afin d’examiner les définitions de cas actuelles pour deux maladies associées au RVP (soit l’IMSC et le syndrome de la jaunisse) et de s’assurer que ces définitions sont robustes et qu’elles sont conformes aux normes et pratiques exemplaires internationales, y compris par rapport aux cadres réglementaires d’autres pays producteurs de saumon. Avant de mettre la dernière main au présent rapport, le GTTSP a présenté aux membres de l’IMAB, en février 2020, un rapport d’étape provisoire dans lequel il sollicitait également leur avis.

Le GTTSP s’est penché sur certaines améliorations générales que le MPO pourrait apporter à ses régimes actuels de gestion de la santé des poissons sauvages et d’élevage, mais les discussions ont porté principalement sur la lutte contre certains agents pathogènes et ravageurs (c.-à-d. les questions techniques dont le groupe de travail avait été chargé). En raison de contraintes de temps, le GTTSP n’a pas eu l’occasion d’examiner en profondeur les mesures de gestion qui permettraient de contrer les effets de certains facteurs tels que le changement climatique ou la dégradation de l’environnement sur la santé du poisson d’élevage, ou encore d’aborder les répercussions des interactions entre les poissons d’élevage et les poissons sauvages sur la santé de ces derniers à divers stades de leur cycle biologique ou dans des habitats précis.

Les membres du GTTSP possédaient une expérience et des antécédents professionnels diversifiés, et avaient différents points de vue en ce qui a trait à la santé du poisson d’élevage et des risques qui en découlent pour le poisson sauvage. Des observateurs étaient également autorisés à assister aux réunions du groupe. Les participants se sont grandement impliqués dans les discussions, que ce soit dans le cadre des réunions ou par courriel à la suite de celles-ci, alors que les sujets abordés étaient souvent très vastes et invariablement complexes. Ces discussions ont souvent fait ressortir des opinions opposées en ce qui concerne l’interprétation des données scientifiques et la formulation de recommandations de gestion appropriées. Des détails précis sur divers points d’opposition et de désaccord sont inclus dans le présent rapport et dans la documentation connexe afin de servir de contexte aux mesures de suivi ou aux discussions futures.

Réalisations du GTTSP à l’égard de ses objectifs, de la portée des travaux et des questions précises qui lui ont été soumises

En ce qui concerne les objectifs et la portée des travaux énoncés ci-dessus, les réunions du GTTSP ont permis aux participants de discuter des mesures actuellement mises en œuvre par le MPO dans la région du Pacifique pour la gestion de la santé des poissons d’élevage, d’échanger de l’information pour éclairer les discussions, et de formuler un avis à l’intention du MPO. Les débats du groupe de travail ont été appuyés par des exposés présentant notamment des renseignements sur les régimes actuels de gestion de la santé des poissons de l’Agence canadienne d’inspection des alimentsNote de bas de page 2 (ACIA) et la région du Pacifique du MPONote de bas de page 3. Afin de situer les régimes actuels de gestion de la santé des poissons dans un contexte international, les membres du groupe de travail ont examiné, notamment dans le cadre d’exposés qui leur ont été présentés, différentes approches utilisées dans d’autres pays pour la surveillance et la gestion d’enjeux particuliers touchant la santé des poissons (annexes 3 et 4). En outre, l’un des exposés présentés portait sur des approches pouvant constituer une solution de remplacement en matière de gestion de l’aquaculture et de la santé des poissons sauvages (annexe 5), mais le mandat du GTTSP ne prévoyait pas suffisamment de temps pour explorer pleinement les avantages potentiels des méthodes connexes ou la façon dont elles pourraient être mises en œuvre au Canada dans la région du Pacifique. Néanmoins, certains membres ont exprimé leur intérêt à ce que le MPO tente d’appliquer, dans le cadre d’un projet pilote, une approche conceptuelle élargie et holistique touchant divers aspects de la santé du poisson, ainsi qu’un cadre de gestion de la santé des animaux aquatiques. Les renseignements examinés visaient également à éclairer la prise en considération de la mise en œuvre d’une gestion par zone de l’aquaculture.

L’information consultée et les échanges entre les participants ont mis en lumière les complexités de la gestion de la santé des poissons d’élevage, et ont permis de mieux comprendre les rôles et les responsabilités des divers participants et des processus internes du MPO et de cerner des possibilités de collaboration accrue entre les différents groupes d’intervenants qui pourraient renforcer les résultats en matière de gestion de la santé.

Un consensus n’a pas été atteint à l’égard des questions précises qui ont été soumises au groupe de travail. De façon très générale, les membres appuient une augmentation des efforts liés à la recherche, à la surveillance et à la mise en application des règlements, ainsi qu’une approche plus holistique en matière de gestion de l’aquaculture. La suite du présent rapport traite des différents sujets sur lesquels un consensus a été atteint, et ceux pour lesquels il n’y a pas eu consensus.

Examen du programme de gestion des poissons de l’aquaculture marine dans le Pacifique

Le GTTSP a consulté le site Web du MPO pour examiner les documents du Ministère concernant la gestion de l’aquaculture, la description de son Programme de vérification et de renseignements sur la santé des poissons, les résultats d’une vérification menée en 2017 par AusVet, le rapport de 2018 « L’élevage du saumon » de la commissaire à l’environnement et au développement durable, ainsi que les progrès réalisés par le MPO pour mettre en œuvre les recommandations découlant des vérifications. Étant donné la grande diversité des points de vue et d’importantes divergences d’opinions, les membres du GTTSP ont seulement atteint un consensus à quelques occasions, mais se sont majoritairement accordés sur plusieurs mesures précises que le MPO devrait mettre en œuvre dans le cadre de son régime de gestion de l’aquaculture marine dans le Pacifique.

Recommandations précises relatives aux mesures que le MPO devrait mettre en œuvre dans le cadre de son régime de gestion des poissons d’aquaculture marine dans le Pacifique

Voici certains des principaux points de divergence et autres sujets nécessitant de plus amples discussions :

Amélioration de la communication, de l’échange des données et des collaborations de recherche

Une préoccupation récurrente que de nombreux participants au GTTSP ont exprimée au MPO concernait son manque perçu de transparence et certaines lacunes en matière de communication des données relatives à l’aquaculture en Colombie-Britannique; ils reconnaissaient toutefois que des contraintes financières et de dotation pouvaient y être pour quelque chose. Comme il est mentionné plus haut, le GTTSP recommande que le MPO améliore la façon dont les renseignements liés à l’aquaculture sont actuellement communiqués aux intervenants externes. Plusieurs suggestions ont été formulées pour donner suite à cette recommandation :

Plusieurs des membres ont également critiqué la difficulté d’accéder à l’information, l’absence de mises à jour « en temps réel » ou d’accès à l’information et aux données les plus récentes, ainsi que le fait que les données proviennent d’une « source unique » (c.-à-d. les processus du Ministère). Les membres appuyaient fermement l’idée d’adopter une base de données ouverte (c.-à-d. accessible au public) où consigner l’information sur la santé des poissons afin de favoriser l’échange de données entre toutes les parties intéressées, ainsi que de mettre à profit les programmes existants en mettant l’accent sur les données en temps réel provenant de sources multiples (ou du moins autant que possible, puisque certaines restrictions pourraient s’appliquer à certaines données, par exemple aux résultats des tests liés aux maladies réglementées par l’ACIA). Par exemple, il a été suggéré que les données recueillies au moyen des permis de pêche scientifique soient mises à la disposition de l’équipe de Gestion de l’aquaculture afin d’éclairer ses décisions et d’accroître la transparence et la communication de l’information auprès du public.

En ce qui concerne la recommandation d’accroître la recherche et la collecte de données, quelques suggestions précises ont été formulées, l’accent étant mis sur l’acquisition de connaissances sur la santé des poissons sauvages et d’élevage. Il faudrait accroître la surveillance de la santé des poissons d’élevage, des poissons sauvages et des poissons d’écloserie. Cette surveillance doit être conçue de manière à fournir des renseignements sur la santé des poissons (p. ex. prise en compte du contexte écologique, de la saisonnalité, du cycle biologique, des espèces, des voies de transmission, etc.), et devrait s’appuyer sur la collecte de données sur les poissons effectuée dans le cadre d’autres programmes (p. ex. permis de pêche scientifique). Il est important que toute évaluation de la santé ou des maladies de différentes populations de poissons (c.-à-d. le poisson d’élevage ou sauvage) tienne compte des différents milieux et s’appuie sur différentes techniques. Par exemple, la détection des maladies cliniques chez les poissons sauvages peut être difficile, mais elle est possible avec un programme de surveillance efficace, et elle peut permettre de répondre à des questions épidémiologiques importantes, notamment en ce qui concerne le rôle de la maladie dans les interactions entre les prédateurs et leurs proies. Par conséquent, certains membres du GTTSP ont recommandé que l’on tienne compte différemment des répercussions de tout degré de préjudice physiologique au sein des populations de poissons d’élevage qu’au sein des populations sauvages, compte tenu des différences importantes de leurs cycles biologiques. Pour des raisons éthiques et humaines, le bien-être du poisson d’élevage et du poisson sauvage doit être pris en compte et traité de façon prioritaire (p. ex. réduire le stress et la mortalité inutiles des poissons); il a donc été recommandé que des spécialistes du bien-être animal participent étroitement à ces consultations.

Réalisations par rapport aux questions précises soumises au GTTSP

Lutte contre les poux du poisson dans les fermes aquacoles

Afin d’éclairer les recommandations relatives aux améliorations à apporter aux conditions de permis se rattachant aux poux du poisson pour les permis de 2020 et 2022, le GTTSP s’est vu présenter un aperçu des connaissances scientifiques sur le pou du poisson et des mesures de lutte antiparasitaire dont il fait actuellement l’objet en Colombie-Britannique, ainsi qu’un résumé des problèmes de conformité liés à lutte du MPO contre les poux du poisson, et une compilation des activités de surveillance et de lutte antiparasitaire visant les poux du poisson dans diverses administrations au Canada et à l’étranger (annexe 3).

À la lumière de ces renseignements, le GTTSP a tenu de longues discussions sur l’élaboration d’un avis à l’intention du MPO relatif à la gestion de l’aquaculture et aux façons de renforcer et d’améliorer la lutte contre les poux du poisson dans les fermes aquacoles de la Colombie-Britannique. Les membres du groupe de travail se sont accordés sur un certain nombre de changements proposés aux conditions de permis.

Recommandations précises concernant les conditions de permis relatives à la lutte contre le pou du poisson dans les fermes aquacoles

Autres recommandations en vue d’améliorer la lutte contre le pou du poisson et les connaissances connexes

Plusieurs de ces points d’entente du GTTSP se sont par la suite reflétés dans les conditions de permis liées aux poux du poisson pour l’année 2020, le MPO ayant délivré ces permis le 29 février 2020Note de bas de page 4. Ces nouvelles conditions imposent désormais des exigences accrues en matière de surveillance et de signalement du nombre de poux du poisson, notamment afin d’évaluer l’efficacité des traitements et de prévenir la résistance du pou du poisson aux médicaments et aux pesticides. Le permis comporte maintenant un libellé plus précis concernant les mesures d’atténuation à prendre et les échéanciers à respecter si le nombre de poux du poisson dépasse le seuil fixé, ce qui devrait permettre d’accroître la mise en application des règlements en cas de non-conformité.

Voici certains des principaux points de divergence et sujets nécessitant de plus amples discussions :

En outre, on s’entendait généralement sur le fait qu’il serait utile d’intégrer l’information pertinente sur la santé des poissons provenant de toutes les sources possibles dans une seule base de données accessible au public, mais aucune discussion n’a porté sur les façons d’en assurer la qualité.

Il est important de noter que bien que l’on ait discuté de l’exigence éthique de tenir compte de la santé et du bien-être des poissons d’élevage et de la nécessité que les vétérinaires déterminent les traitements appropriés à l’appui de cette exigence dans tous les aspects de la gestion, les membres du GTTSP n’ont pas eu tout le temps nécessaire pour fournir un avis consensuel sur la meilleure façon d’y parvenir.

Les membres ont souligné la diligence du MPO, qui s’est chargé de mettre à jour – pratiquement en temps réel – les conditions de permis pour 2020 en intégrant certaines des recommandations préliminaires du GTTSP et qui s’est engagé à renouveler les ces conditions de permis en 2022, après un examen plus approfondi des recommandations finales du GTTSP et des consultations connexes avec les Premières Nations, les ONG, l’industrie et d’autres intervenants.

Gestion de la santé des poissons dans les fermes aquacoles – RVP, IMSC, syndrome de la jaunisse

Afin d’éclairer les recommandations à l’intention du MPO concernant les questions précises qui ont été soumises au GTTSP concernant la surveillance et le traitement de l’orthoréovirus pisciaire (RVP), de l’inflammation des muscles squelettiques et cardiaques (IMSC) et du syndrome de la jaunisse (aussi parfois appelé « jaunisse/anémie »), les membres ont examiné le programme actuel de gestion de la santé des poissons du MPONote de bas de page 5, en plus de compiler les exigences de surveillance et de traitement propres au RVP, à l’IMSC et au syndrome de la jaunisse établies par différentes administrations régissant l’aquaculture à l’échelle internationale (annexe 4).

Ces examens montrent que, par rapport aux administrations mondiales évaluées, la Colombie-Britannique est la seule qui a établi des exigences de signalement visant le syndrome de la jaunisse ou l’IMSC. Aucune autre administration n’impose une exigence réglementaire de surveillance et de signalement du sous-génotype du RVP présent dans le Pacifique Est. Pendant un certain temps, la Norvège a exigé que les cas d’IMSC soient déclarés à l’échelle nationale, jusqu’à ce que cette maladie devienne omniprésente dans ses eaux.

À la demande du GTTSP, un atelier réunissant 17 vétérinaires et pathologistes vétérinaires du milieu aquatique a été organisé pour examiner les définitions de cas du MPO pour l’IMSC et le syndrome de la jaunisse. Les membres du GTTSP ont nommé des vétérinaires qualifiés pour participer à cet atelier, en plus de choisir et nommer un animateur indépendant parmi une sélection de candidats. Ultimement, la sélection des participants à l’atelier était fondée sur leur expertise professionnelle indépendante, et non pas sur leur qualité de représentants d’une organisation ou d’un organisme de réglementation. L’atelier de deux jours s’est déroulé en janvier 2020 et un compte rendu des constatations des participants (annexe 6) a été soumis au GTTSP au début de mars 2020, avant la dernière réunion du groupe de travail. Les participants à l’atelier ne s’entendaient pas de façon unanime quant aux questions abordées, mais ils appuyaient majoritairement chacune des recommandations du GTTSP. Ils ont recommandé une classification supplémentaire relative au syndrome de la jaunisse, mais n’ont pas recommandé de modifier considérablement les définitions de cas actuellement utilisées par les vétérinaires du MPO.

Les participants à l’atelier ont recommandé une définition plus rigoureuse des cas relativement aux deux maladies en question, ainsi qu’un cadre plus robuste pour la détection et la classification futures de l’IMSC en Colombie-Britannique. Ces recommandations contrastent avec les préoccupations exprimées par un certain nombre de membres du GTTSP selon lesquelles la définition de cas de l’IMSC historiquement utilisée, exigeant des signes cliniques et/ou la mortalité, était indûment contraignante et échouait donc parfois à diagnostiquer certains cas réels d’IMSC. Le rapport de l’atelier soulignait la nécessité et l’importance de comprendre la pathogenèse de chaque diagnostic de maladie chez toutes les espèces de saumon sauvage, et soulignait en outre l’importance générale de mener des recherches en vue de combler les lacunes dans les connaissances sur les facteurs de virulence du RVP et d’autres agents pathogènes potentiels, ainsi que sur l’influence des processus environnementaux et écologiques dynamiques.

À la lumière de ces renseignements, le GTTSP a discuté de façon approfondie de l’élaboration d’un avis à l’intention du MPO relatif à plusieurs considérations liées à la gestion de la santé des poissons. De plus, on convient généralement qu’il demeure nécessaire d’évaluer les maladies nouvelles et émergentes et d’en rendre compte, notamment en informant l’ACIA de la confirmation et de la déclaration des maladies énumérées, et en favorisant une collaboration accrue entre le MPO et l’ACIA en ce qui concerne la recherche sur les maladies nouvelles et émergentes. Les membres se sont entendus sur un certain nombre de points, et ont proposé des recommandations relatives aux mesures que le MPO devrait mettre en œuvre pour assurer une gestion de la santé du poisson des fermes aquacoles à l’égard du RVP, de l’IMSC et du syndrome de la jaunisse.

Recommandations précises relatives aux mesures que le MPO devrait mettre en œuvre pour assurer une gestion de la santé du poisson des fermes aquacoles à l’égard du RVP, de l’IMSC et du syndrome de la jaunisse

Autres recommandations relatives aux mesures que le MPO devrait mettre en œuvre

Les membres du GTTSP ont longuement débattu du rôle du RVP dans l’apparition des maladies du poisson en Colombie-Britannique, de la mesure dans laquelle les signes subcliniques des maladies sont présents et constituent un prédicteur fiable des résultats en matière de santé et du risque de transmission des agents pathogènes, du rôle des conditions environnementales dans le développement de la maladie et sa transmissibilité entre les populations d’aquaculture et les populations sauvages, ainsi que de la mesure dans laquelle les poissons d’élevage à faible rendement pouvaient donner un aperçu de la santé globale de la population ou du risque pesant sur la santé des saumons sauvages. Ces discussions ont fait ressortir certains points de vue opposés et ont mis en lumière certaines questions supplémentaires dont il était nécessaire de tenir compte, dont les suivantes :

Conclusions

Les membres du GTTSP reconnaissent que la formation de leur groupe de travail constituait une étape importante de l’engagement du MPO à renforcer la mobilisation des intervenants à l’égard des pratiques d’aquaculture et de la protection des stocks de poissons sauvages en Colombie-Britannique, et à en assurer la durabilité. Étant donné la vaste portée des travaux et la durée limitée de sa charge, le GTTSP reconnaît qu’il devra en faire davantage pour s’acquitter pleinement de son mandat. La plupart des membres recommandent une mobilisation continue des parties intéressées, d’une manière ou d’une autre, afin d’obtenir leurs points de vue sur la surveillance et la réglementation de l’aquaculture en Colombie-Britannique au-delà de la durée du mandat du GTTSP. Cette recommandation est assortie des suggestions suivantes :

Les membres ont dû composer avec d’importants défis qui ont empêché le processus de livrer de meilleurs résultats. Les deux principaux défis étaient les suivants : a) le court délai accordé aux membres pour parvenir à une compréhension commune de questions souvent vastes et complexes; b) les biais réels et perçus parmi les membres, qui ont donné lieu à des discussions souvent difficiles et ont empêché de dégager un consensus sur de nombreuses recommandations ou décisions. Néanmoins, la majorité des membres appuient les recommandations formulées dans le présent rapport, et apprécient le fait que certaines de ces recommandations ont pratiquement été intégrées en « temps réel » aux conditions d’octroi de permis de 2020 pour les exploitants de fermes aquacoles marines en Colombie-Britannique.

Enfin, les différents points de vue des membres du GTTSP pourront servir de contexte pour éclairer les futurs investissements en recherche visant à améliorer la base de connaissances à réduire les incertitudes associées aux renseignements scientifiques dont nous disposons actuellement sur le rendement environnemental et la santé des poissons sauvages et d’élevage en Colombie-Britannique.

Annexe 1 – Liste des membres du Groupe de travail technique sur la santé des poissons

Composition du Groupe de travail technique sur la santé des poissons (GTTSP)

Coprésidents
Nom Organisme d’appartenance Rôle Courriel
Dr. Carmel Lowe MPO (Pacifique), Sciences Coprésidente (membre d’office) carmel.lowe@dfo-mpo.gc.ca
Dr. Penny Greenwood Agence canadienne d’inspection des aliments Coprésidente (membre d’office) penny.greenwood@canada.ca
MembresNote de bas de page *
Nom Organisme d’appartenance Rôle Courriel
Chad Fuller Alliance de la Nation Okanagan Délégué cfuller@syilx.org
Larry Johnson Nuu-chah-nulth Seafood Development Corporation Délégué (suppléant : Jared Dick) larry.j@ncnseafood.com
jared.dick@nuuchahnulth.org
Richard Holmes Cariboo Envirotech, Upper Fraser Fisheries Conservation Alliance Délégué carenvir@wlake.com
Dr. Fred Kibenge Collège vétérinaire de l’Atlantique, Université de l’Î. P. É. Délégué kibenge@upei.ca
John Werring Fondation David Suzuki Délégué (suppléante : Kilian Stehfest) jwerring@davidsuzuki.org
kstehfest@davidsuzuki.org
Sharon DeDominicis Mowi Canada West Déléguée (suppléants : Mark Sheppard; Alexandra Eaves; Kathleen Frisch) Sharon.DeDominicis@mowi.com
svsbook@shaw.ca;
Alexandra.eaves@gmail.com;
kathleen.frisch@cermaq.com
Meghan Mills Mowi Canada West Déléguée Meghan.Mills@mowi.com
Dr. Brad Hicks Aboriginal Aquaculture Association Déléguée bhicks@direct.ca
Dr. Andrew Bateman Fondation du saumon du Pacifique Délégué (suppléant : Emiliano Di Cicco) andrew.w.bateman@gmail.com
Emiliano.DiCicco@dfo-mpo.gc.ca
Dr. Anthony Farrell Université de la Colombie-Britannique Délégué farrellt@mail.ubc.ca
Dr. Michael Pawlik Ministère de l’Agriculture de la C.-B., Centre de santé animale Délégué (suppléante : Chelsea Himsworth) Michael.Pawlik@gov.bc.ca
Chelsea.Himsworth@gov.bc.ca
Membres d’office représentant le gouvernement
Nom Organisme d’appartenance Rôle Courriel
Dr. Kim Klotins Agence canadienne d’inspection des aliments Membre d’office kim.klotins@canada.ca
Dr. Kristi Miller-Saunders MPO (Pacifique), Sciences Membre d’office kristi.miller-saunders@dfo-mpo.gc.ca
Dr. Jay Parsons MPO (AC), Aquaculture, Sciences Membre d’office (suppléante : Sunita Khatkar) Jay.Parsons@dfo-mpo.gc.ca
sunita.khatkar@dfo-mpo.gc.ca
Dr. Zac Waddington MPO (Pacifique), DGGA Membre d’office (suppléants : Sonja Saksida, Derek Price) zac.waddington@dfo-mpo.gc.ca
sonja.saksida@gmail.com
Adrienne Paylor MPO (Pacifique), DGGA Membre d’office (suppléante : Kerra Shaw) Adrienne.paylor@dfo-mpo.gc.ca kerra.shaw@dfo-mpo.gc.ca
Roderick Haesevoets MPO (ACN), DAA, Gérance Membre d’office roderick.haesevoets@dfo-mpo.gc.ca
Dr. Kyle Garver DFO, Pacific, Science Ex-officio kyle.garver@dfo-mpo.gc.ca
Dr. Simon Jones MPO (Pacifique), Sciences Membre d’office simon.jones@dfo-mpo.gc.ca
Services administratifs
Nom Organisme d’appartenance Rôle Courriel
Anoma Patirana MPO (Pacifique), DGGA Secrétariat Anoma.Patirana@dfo-mpo.gc.ca
Ginny Van Pelt MPO (Pacifique), DGGA Secrétariat Ginny.VanPelt@dfo-mpo.gc.ca
Dr. Laura Sitter MPO (Pacifique), DGGA Secrétariat Laura.Sitter@dfo-mpo.gc.ca

Annexe 2 – Mandat

Groupe de travail technique sur la santé des poissons d’aquaculture marine et terrestre – Ébauche de mandat – aux fins de discussion

Contexte et objectif

Le 4 juin 2019, le ministre des Pêches et des Océans (MPO) a annoncé une série de mesures relatives à la transformation de la gestion de l’aquaculture.

Le présent document décrit la structure et la fonction proposées du Groupe de travail technique sur la santé des poissons d’aquaculture marine et terrestre, chargé d’appuyer l’élaboration de nouvelles approches transformatrices en matière de gestion de l’aquaculture dans la région du Pacifique.

Principes directeurs

Le GTTSP a pour objectif de formuler et proposer des mesures concrètes en se fondant sur les principes suivants :

Objectifs

Les principaux objectifs du Groupe de travail seront les suivants :

  1. Offrir aux participants une tribune pour discuter des mesures actuelles ou prévues du gouvernement fédéral liées à la transformation de la gestion de l’aquaculture, et leur permettre de fournir des conseils et de l’information afin d’éclairer le processus décisionnel du gouvernement.
  2. Favoriser le dialogue, améliorer la compréhension commune des enjeux complexes liés à la transformation de la gestion de l’aquaculture, et préciser les responsabilités partagées ainsi que les rôles respectifs des membres du GTTSP.
  3. Trouver des possibilités de collaboration et de partenariat pouvant contribuer à l’amélioration générale des mesures de gestion de l’aquaculture dans la région du Pacifique.
  4. Voici les tâches précises du GTTSP relatives à la santé des poissons, c’est-à-dire la santé et le bien être des poissons d’élevage (notamment en ce qui concerne les infections ou maladies causées par des virus, des bactéries, des parasites, etc.) ainsi que leurs répercussions possibles sur les stocks de poissons sauvages :
    1. Entreprendre un examen des régimes de gestion de la santé des poissons d’aquaculture marine à l’échelle internationale, notamment en ce qui concerne les exigences en matière de collecte de données, les normes et les paramètres de gestion, et les méthodes de gestion connexes relatives à la santé des poissons.
    2. Examiner les vérifications et les évaluations antérieures du programme de gestion de la santé des poissons du MPO.
    3. Formuler des recommandations visant une meilleure conformité aux meilleures normes possible en vue de transformer le régime de gestion de la santé des poissons dans la région du Pacifique, notamment en effectuant ce qui suit :
      1. Examiner ce qui est mesuré et pourquoi.
      2. Recommander des normes et des paramètres qui serviront à assurer le suivi des données, produire des rapports et améliorer la rigueur et la transparence des données.
      3. Recommander des mesures visant à « accroître la certitude » à l’égard de la santé des poissons, à réduire les risques ou à atténuer les effets négatifs potentiels.
      4. Recommander des façons d’améliorer la détection, l’intervention et la gestion en ce qui a trait à la santé des poissons.
      5. Recommander des règles plus claires en matière de conformité et des sanctions en cas de non-conformité.

Échéanciers

Le GTTSP déterminera et proposera des mesures s’appliquant à la fois dans l’immédiat et à plus long terme. Voici le calendrier proposé :

Réunion d’août :

Réunion de septembre :

Réunion d’octobre :Préciser la démarche qui servira à établir les recommandations.

Réunion de novembre :

Gouvernance et composition

Le GTTSP sera composé de délégués de divers groupes autochtones et groupes d’intervenants : communautés autochtones, organisations environnementales, secteurs de l’industrie aquacole (poissons marins; mollusques et crustacés; poissons d’eau douce/aquaculture terrestre), Union des municipalités de la Colombie-Britannique, milieu universitaire, gouvernement de la Colombie Britannique. Le GTTSP sera présidé par un haut fonctionnaire du MPO, avec la participation de hauts fonctionnaires fédéraux en tant que membres d’office.

Le secrétariat du GTTSP produira un rapport à l’intention du groupe consultatif autochtone et multipartite (Indigenous and Multi-stakeholder Advisory Body; IMAB), présidé par le sous-ministre du MPO, sur les discussions tenues et les recommandations ayant été formulées, en prenant soin d’indiquer le degré d’accord ou de désaccord entre les membres concernant les avis formulés relativement aux différentes questions.

D’autres observateurs sont invités à écouter les discussions, mais seuls les membres pourront y participer.

Responsabilités des participants

Examiner l’information distribuée.

Participer aux réunions ou désigner un suppléant pour y assister – une fois par mois jusqu’à la fin de 2019.

Engager un dialogue ouvert et respectueux, en s’efforçant comprendre les points de vue des autres et d’être bien compris.

Informer leur organisation ou collectivité respective des activités et des résultats du GTTSP.

Déroulement des réunions

Il est prévu que le GTTSP se réunisse une fois par mois jusqu’à la fin de 2019. Toutefois, le président pourrait modifier ce calendrier au besoin. Les réunions auront lieu à Vancouver (Colombie-Britannique). Les téléconférences et les vidéoconférences seront utilisées dans la mesure du possible afin de réduire au minimum les besoins de déplacement. Le MPO fournira des services de secrétariat la tenue des réunions et la préparation des comptes rendus. Les membres seront invités à proposer des sujets à aborder dans le cadre des réunions. Le président sera responsable d’approuver les ordres du jour.

Production de rapports

Le président diffusera le compte rendu de chaque réunion aux membres du GTTSP par l’entremise du secrétariat fédéral.

Chaque membre du GTTSP sera également tenu de produire un rapport à l’intention de son organisation respective.

Dans les deux semaines suivant une réunion, le président/secrétariat fournira à tous les participants la version provisoire du compte-rendu de cette réunion, qui comprendra les recommandations et les mesures de suivi. Le GTTSP disposera de deux semaines pour examiner ce compte rendu provisoire avant qu’il soit approuvé.

Budget et questions financières

Le MPO couvrira les coûts directs des réunions (pour l’utilisation des salles de réunion et les frais techniques liés aux vidéoconférences/téléconférences).

Chaque participant sera responsable de ses propres coûts directs associés à la participation aux réunions du GTTSP, y compris les frais de déplacement, d’hébergement et de soutien administratif.

Annexe 3 – Sommaire de la lutte contre le pou du saumon (Lepeophtheirus salmonis) dans diverses administrations au Canada et à l’étranger

Sommaire des activités de lutte contre le pou du saumon (Lepeophtheirus salmonis) menées par diverses administrations au Canada et à l’étranger

Préparé par : Simon Jones, Ph. D

Le présent exercice vise à fournir un aperçu comparatif des stratégies utilisées et des outils disponibles dans différentes administrations pour lutter contre le pou du saumon dans les parcs en filet de la salmoniculture en mer. Les renseignements ci-inclus ont été obtenus auprès d’organismes de réglementation, de scientifiques et/ou de vétérinaires de la Norvège, de l’Irlande, de l’Écosse, de Terre-Neuve-et-Labrador, du Nouveau-Brunswick et de la Colombie Britannique.

L’information est résumée sous forme de tableaux, où sont indiqués les facteurs saisonniers qui sont pris en compte dans la surveillance du pou du saumon, les seuils au-dessus desquels un traitement est exigé, et si l’accès aux données est public ou non. On y précise également, pour chaque administration, l’autorité régissant la lutte contre le pou du saumon. Les méthodes médicinales et non médicinales de traitement et de contrôle qui sont utilisées dans chaque administration sont aussi résumées. Dans toutes ces administrations, la surveillance est effectuée au niveau des fermes aquacoles. Les données peuvent être présentées de manière agrégée afin d’obtenir des sommaires à l’échelle régionale.

Il existe des différences entre les administrations quant à la mesure dans laquelle les activités de gestion (p. ex. l’empoissonnement, la récolte, la mise en jachère et les traitements contre le pou du poisson) sont coordonnées entre les différentes zones (p. ex. les baies, les lacs, les fjords). Dans toutes les administrations, ces activités de coordination par zone sont régies par des ententes entre les organismes de réglementation et les exploitants, ou seulement entre les exploitants, et ne sont pas obligatoires en vertu de la loi. La justification d’une gestion par zone diffère d’une région à l’autre. Dans la baie de Fundy, le gouvernement du Nouveau-Brunswick a instauré des zones de gestion de la baie à des fins aquacoles en réponse à des éclosions d’un virus infectieux causant l’anémie du saumon. Ailleurs, en Colombie-Britannique, la présence de plusieurs installations exploitées par une seule entreprise dans une zone donnée (p. ex. Quatsino, Clayoquot, Esperanza) facilite la coordination des mesures de gestion.

Tableau 1. Activités de lutte contre le pou du saumon (Lepeophtheirus salmonis), selon la région
Région Dates SurveillanceNote de bas de page 6 SeuilNote de bas de page 7 Aut.Note de bas de page 8 RapportNote de bas de page 9 GestionNote de bas de page 10
EMP. RÉC. JACH. TRT
Écosss 1er févr.-30 juin 1er juill.-31 janv. SEM, 5x5 0,5 fa
1,0 fa
2,0 fa3
6,0 fa4
CoGP
CoGP
AF(S)A
AF(S)A
PUB utilisé utilisé 4 SEM utilisé
Irlande 1er mars-31 mai 1er juin-28 févr. 2/MOIS, 2x30 MOIS, 2x30 0,5 fo
2,0 fo
DAFM PUB utilisé utilisé 4 SEM utilisé
Norvège – Ouest, Centre Mi-avr.-31 mai 1er juin-mi-avr. SEM, total x 20
SEM, total x 10
0,2 fa
0,5 fa
ONSA PUB utilisé utilisé utilisé utilisé
Norvège – Nord Mi-mai-30 juin 30 juill.-mi-mai SEM, total x 20
SEM, total x 10
0,2 fa
0,5 fa
ONSA PUB utilisé utilisé utilisé utilisé
Canada (N.-B.) Toute l’année SEM - AAP PRIV -  - utilisé  -
Canada (T.-N.-L.) - - - PRT PRIV - - utilisé  -
Canada (C.-B.) 1er mars-30 juin 1er juill.-28 févr. 2/SEM, 3x20 MOIS, 3x20 3,0 tpm
3,0 tpm
LP, RPA, CP PUB - - utilisé -
Tableau 2. Traitement et autres méthodes de lutte contre les infestations de pou du saumon (Lepeophtheirus salmonis) dans la salmoniculture, selon la région
Région NourritureNote de bas de page 11 BainNote de bas de page 12 Non chimNote de bas de page 13 BioNote de bas de page 14
IVM TFB DFB LFN PXH DTM AZM HL TL BAD PPP
Écosse utilisé - - - - utilisé utilisé utilisé utilisé utilisé - utilisé
Irlande utilisé - utilisé - - utilisé utilisé - utilisé utilisé utilisé utilisé
Norvège utilisé - utilisé utilisé - utilisé utilisé utilisé utilisé utilisé utilisé utilisé
Canada (N.-B.) utilisé utilisé - - utilisé utilisé - utilisé utilisé utilisé - utilisé
Canada (T.-N.-L.) utilisé utilisé - - utilisé utilisé - utilisé utilisé utilisé utilisé utilisé
Canada (C.-B.) utilisé - - - utilisé utilisé - - utilisé - utilisé -

Annexe 4 – État de la situation concernant le RVP, l’IMSC et le syndrome de la jaunisse; comparaison entre différentes administrations

Tableaux comparatifs – mesures prises par diverses administrations internationales nationales et internationales à l’égard du RVP, de l’IMSC et du syndrome de la jaunisse

RVP
Pays/région « Souche » de RVP présente Description du diagnostic Seuil d’intervention Mesure de gestion
Colombie-Britannique

RVP-1a

Le RVP étant un virus et non une maladie, il n’y a aucun diagnostic en tant que tel.

Cette étape consisterait à détecter ou non la présence du RVP au moyen d’un test PCR.

Pêches et Océans Canada (MPO) s’est engagé à mener une enquête ciblée de deux ans pour dépister le RVP de souche norvégienne et islandaise dans les écloseries.

Aucun seuil d’intervention n’a été établi spécifiquement pour le RVP. Il faudrait seulement intervenir là où la maladie qui en résulte présente des signes cliniques (morbidité ou mortalité), le RVP lui-même n’étant pas une maladie. Remarque : Approche en cours d’examen

Le MPO évalue actuellement le risque associé au transfert de poissons positifs au RVP des écloseries au milieu marin afin de déterminer si un seuil d’intervention sera fixé pour le RVP.

Aucune.

N’est pas signalé à l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), aux autorités provinciales ou au MPO.

Le MPO n’impose actuellement aucune mesure de gestion, mais les titulaires de permis doivent déclarer tous les événements liés à la santé du poisson et à la mortalité. La RVP n’étant pas une maladie, aucune mesure n’est actuellement exigée si le virus est détecté en l’absence de maladie connexe.

Côte Est du Canada Nouveau-Brunswick/
Terre-Neuve-et-Labrador/
Nouvelle-Écosse

RVP-1a

Puisqu’il ne s’agit pas d’une maladie, aucun diagnostic ne peut être posé.

Aucun. Remarque : Approche en cours d’examen

Aucune.

Aucune mesure de gestion ni déclaration n’est exigée. En la seule présence du RVP (sans maladie), aucune restriction réglementaire ne touche le déplacement des poissons.

N’est pas signalé à l’ACIA, aux autorités provinciales ou au MPO.

État de Washington (É.-U.)

RVP-1a

Puisqu’il ne s’agit pas d’une maladie, aucun diagnostic ne peut être posé.

Pour dépister le RVP, le processus consiste à effectuer une PCR quantitative sur le fragment L1. Si le résultat est positif, on séquence le fragment S1 pour connaître l’origine du virus, ce qui, selon cet État, est facile à déterminer. L’État de Washington emploie les termes « Atlantique Nord » ou « exotique » pour décrire les souches du RVP-1 provenant de la Norvège ou de l’Islande, et le terme « endémique » pour décrire la souche présente dans le Pacifique Nord-Ouest.

Surveillance des écloseries :

Le dépistage du RVP n’est pas exigé pour les transferts à l’intérieur de l’État (à une exception près : dans une écloserie où un résultat positif au RVP-1 de la souche « Atlantique Nord » a été obtenu, un plan de surveillance de l’installation de 3 à 5 ans a été mis en œuvre afin de s’assurer que la situation soit réglée).

Le dépistage des virus RVP-1 et RVP-3 est toutefois exigé pour tout transfert vers l’état de Washington de poissons provenant d’autres administrations.

Lorsqu’un test de dépistage est exigé, la taille de l’échantillon est de 150 poissons.

  • Il n’y a pas d’intervention ni de seuil pour la souche « endémique » du RVP-1 (aussi appelée souche de la Colombie-Britannique).
  • Un poisson positif au RVP-1 de la souche « Atlantique Nord/exotique » correspond au seuil d’intervention.

Surveillance en milieu marin :

L’État de Washington ne renouvellera pas les permis d’aquaculture pour l’élevage de saumon de l’Atlantique après 2022. À l’heure actuelle, il n’y reste que 2 parcs en filet de saumons de l’Atlantique, et ces poissons seront récoltés sous peu. L’aquaculture du saumon de l’Atlantique pourrait être remplacée par celle d’autres espèces indigènes, dont le saumon arc-en-ciel. Si tel est le cas, les plans prévoient le dépistage des agents pathogènes réglementés et du RVP-1 (qui n’est pas réglementé), une à deux fois par année par ferme aquacole (une telle mesure n’a jamais été exigée par le passé).

Transfert du poisson des écloseries aux installations marines :

  • Aucune mesure de gestion n’est liée à la souche « endémique » du RVP-1 (aussi appelée souche de la Colombie-Britannique). Le transfert des poissons est autorisé.
  • Le déplacement du poisson est interdit en présence de la souche « Atlantique Nord » du RVP-1 (qui a été détectée chez des poissons d’écloserie en 2018). Tout transfert serait refusé.

Dépistage en milieu marin (si une telle mesure est éventuellement exigée) :

Aucune intervention ne sera exigée en présence de la souche « endémique » du RVP-1. Si l’on devait détecter la souche « Atlantique Nord » du RVP-1, l’intervention requise n’a pas été précisée pour l’instant.

Selon le docteur Kenneth Warheit, directeur de la santé du poisson au sein du Washington Department of Fish and Wildlife (WDFW), « la méthode de gestion actuelle du WDFW à l’égard du RVP est conforme à ce qui est énoncé dans le livre blanc [intitulé Piscine Orthoreovirus (PRV) in the Pacific Northwest Appears to be of Low Risk to Wild Pacific Salmonids] », présenté ici à titre de référence : https://drive.google.com/file/d/ 1OxHv7GXddmEXA7pRH4N4MGACzdZUhUL8/view

L’État de Washington cessera de renouveler les permis actuels d’élevage du saumon de l’Atlantique lorsqu’ils arriveront à échéance, en 2022.

Norvège

RVP-1a et RVP-1b

Puisqu’il ne s’agit pas d’une maladie, aucun diagnostic ne peut être posé.

Ce virus, détecté chez le saumon d’élevage, est associé à l’inflammation des muscles squelettiques et cardiaques (IMSC) et a aussi été observé chez des saumons sauvages ne présentant aucun symptôme d’inflammation cardiaque. La technique de détection du RVP s’appuie sur une méthode PCR.

On n’exige ni le dépistage du RVP dans les écloseries ni la vaccination (aucun vaccin n’étant disponible).

Un certain dépistage du RVP est toutefois effectué chez les plus petits poissons. Si le test est positif, le Service de santé du poisson prélèvera des échantillons afin d’effectuer une histopathologie visant à déterminer si des signes de l’IMSC sont présents.

Aucune.

N’est pas signalé à l’autorité compétente du pays (l’autorité norvégienne de sécurité alimentaire). Une telle déclaration était requise dans les environs de 2012, mais ce n’est plus le cas actuellement.

Aucune mesure de gestion ni déclaration n’est exigée. En la seule présence du RVP (sans maladie), aucune restriction réglementaire ne touche le déplacement des poissons.

Écosse

RVP-1a

Bien que l’infection du virus RVP-1 soit associée à l’IMSC, la grande majorité des cas d’infection ne présentent pas cette maladie. Dans la plupart des cas où le RVP-1 a été détecté chez des salmonidés sauvages et d’élevage, aucune maladie n’est observée. L’IMSC n’a jamais été diagnostiquée chez les poissons sauvages.

Aucune.

L’infection au RVP-1 n’est pas une maladie répertoriée par l’Organisation mondiale de la santé des animaux (OIE), l’Union européenne ou l’Écosse. Il s’agit d’un virus largement répandu (chez le saumon sauvage et d’élevage, qu’il soit en santé ou non).

N’est pas signalé à l’autorité compétente du pays (Marine Scotland).

Aucune mesure de gestion ni déclaration n’est exigée. En la seule présence du RVP-1 (sans maladie), aucune restriction réglementaire ne touche le déplacement des poissons.

Le Règlement Aquatic Animal Health (Scotland) Regulations 2009 exige que seuls les animaux en santé soient transportés d’une installation à une autre.

Chili

RVP-1a et RVP-1b

Puisqu’il ne s’agit pas d’une maladie, aucun diagnostic ne peut être posé.

Ces virus sont considérés comme étant généralement omniprésents (chez les salmonidés sauvages et d’élevage) et ne sont, dans la majorité des cas, associés à aucune maladie.

Aucune.

Aucune.

Ne sont pas signalés à l’autorité compétente du pays (Sernapesca).

Aucune mesure de gestion n’est requise. En la seule présence du RVP (sans maladie), aucune restriction réglementaire ne touche le déplacement des poissons.

Tasmanie

Jamais détecté

Le virus n’y a jamais été observé, la Tasmanie sera exclue des sections suivantes.

S. O.

S. O.

IMSC
Pays/région « Souche » de RVP présente Description du diagnostic Seuil d’intervention Mesure de gestion
Colombie-Britannique RVP-1a Voici comment le MPO définit l’inflammation des muscles squelettiques et cardiaques (IMSC) chez les populations de saumon de l’Atlantique d’élevage :
  • Une mortalité au sein de la population est attribuable à cette maladie et/ou à ses signes cliniques (p. ex. léthargie, nage anormale, anorexie);
  • Il y a présence de lésions microscopiques caractéristiques de la maladie (inflammation cardiaque +/- inflammation des muscles squelettiques sans inflammation systémique) déterminées par un histopathologiste;
  • L’infection par RVP est confirmée, et les autres causes virales (p. ex. alphavirus des salmonidés; virus de la myocardite pisciaire) sont écartées.

N’est pas réglementée par l’ACIA à l’heure actuelle, mais cette dernière surveille les changements qui pourraient mener à une réévaluation des critères pour en assurer la réglementation au Canada.

Pour le moment, le MPO n’a fixé aucun seuil d’intervention spécifiquement pour cette maladie. Si des signes cliniques (morbidité ou mortalité) sont causés par cette maladie, c’est à l’industrie d’intervenir de façon appropriée selon ses propres plans de gestion de la santé et ses procédures opérationnelles normalisées.

N’est pas réglementée par l’ACIA à l’heure actuelle, mais cette dernière surveille les changements qui pourraient mener à une réévaluation des critères pour en assurer la réglementation au Canada.

Le MPO ne dispose d’aucune mesure de gestion propre à un diagnostic positif d’IMSC, cette maladie n’ayant jamais encore entraîné de signes cliniques ni de mortalité en Colombie-Britannique.

Le MPO exige toutefois que les cas d’IMSC lui soient signalés en cas d’événement lié à la santé du poisson ou d’un événement de mortalité.

L’industrie est tenue d’élaborer et de suivre ses propres plans de gestion de la santé des poissons et procédures opérationnelles normalisées.

Côte Est du Canada Nouveau-Brunswick/
Terre-Neuve-et-Labrador/
Nouvelle-Écosse
RVP-1a Ne fait actuellement l’objet d’aucun diagnostic; pour ce faire, il faudrait au minimum que le virus soit associé à des signes cliniques et histologiques, et il faudrait avoir exclu toute autre maladie connue pouvant en être la cause.

Il n’existe aucun seuil d’intervention; n’est pas signalée à l’ACIA, aux autorités provinciales ou au MPO.

N’est pas réglementée par l’ACIA à l’heure actuelle, mais cette dernière surveille les changements qui pourraient mener à une réévaluation des critères pour en assurer la réglementation au Canada.

N’est pas signalé à l’ACIA, aux organismes provinciaux ou au MPO.

Aucune mesure de gestion ni déclaration n’est exigée pour l’IMSC.

État de Washington (É. U.) RVP-1a Pour obtenir ce diagnostic, il faudrait observer des signes cliniques, puis effectuer un examen histologique afin de repérer les indicateurs caractéristiques de l’IMSC, exclure les autres causes possibles et déterminer si le résultat au dépistage du RVP est positif.

Historiquement, le Washington Department of Fish and Wildlife (WDFW) ne recueillait pas d’échantillons indépendants auprès des installations marines, mais un programme à cette fin est prévu en 2020. Toutefois, d’ici là, tous les saumons de l’Atlantique auront été retirés des parcs en filet et ne feront plus l’objet d’une aquaculture marine, de sorte que cette surveillance dépendra de la présence d’autres espèces de poissons.

À l’heure actuelle, le WDFW a le pouvoir d’exiger à l’industrie de déclarer les résultats des tests (y compris en ce qui concerne les symptômes associés à l’IMSC), mais il n’a jamais encore exercé ce pouvoir.

Il n’existe actuellement aucun seuil d’intervention, et aucun cas d’IMSC n’a jusqu’à présent été signalé.

Selon une déclaration du WDFW, aucune étude connue ne fournit la preuve que la présence du RVP dans les parcs en eau libre peut causer des dommages aux poissons sauvages, et l’IMSC n’a jamais été détectée chez le saumon indigène de l’État de Washington ou chez d’autres poissons que le saumon de l’Atlantique d’élevage.

Le futur programme de surveillance du WDFW sera axé sur la santé du poisson et non sur l’IMSC (Dr Kenneth Warheit, comm. pers.), mais les symptômes de l’IMSC détectés feront l’objet d’une évaluation.

Norvège RVP-1a et RVP-1b

La Norvège considère l’IMSC comme une maladie endémique.

La détection de la maladie peut s’appuyer sur sa présence soupçonnée sur le terrain (c.-à-d. des signes cliniques comme une hausse de la mortalité et de la morbidité à la suite d’une manipulation ou d’un événement stressant, et la présence de symptômes chez certains poissons). Une fois que toute autre maladie est exclue (p. ex. syndrome myasthénique congénital; maladie du pancréas), les lésions histologiques servent à confirmer le diagnostic.

Toutefois, le Service de santé du poisson effectue aussi un dépistage chez des poissons « en santé », car l’IMSC est parfois difficile à détecter uniquement à l’aide de signes cliniques aux premiers stades. Le diagnostic chez un poisson individuel est établi par microscopie photonique (histopathologie).

Le Service de santé du poisson examine alors entre 1 et 10 poissons fixés au formol. Un seul poisson ayant reçu un diagnostic d’IMSC suffit pour confirmer un diagnostic à l’échelle d’une ferme aquacole.

Le gouvernement n’a fixé aucun seuil d’intervention.

La Norvège considère que cette maladie est liée à l’élevage (étant uniquement constatée dans les fermes aquacoles), et qu’il n’a toujours pas été prouvé qu’elle existe chez le saumon sauvage, bien que cela n’ait pas fait l’objet d’une étude approfondie.

Le signalement des cas d’IMSC n’est pas exigé.

La Norvège considère qu’il s’agit d’une maladie liée à l’élevage. Il n’existe aucun traitement connu ni vaccin sur le marché.

Si le Service de santé du poisson décèle des signes histologiques de l’IMSC aux premiers stades (signes précliniques), l’exploitant pourrait être appelé à mettre en œuvre des changements pour le reste du cycle de production, comme une diminution de la manipulation et le passage à une alimentation particulière. Une diminution de la manipulation et la réduction d’autres facteurs de stress peuvent atténuer l’intensité de l’éclosion de la maladie.

Écosse RVP-1a

L’IMSC est détectée en fonction de soupçons sur le terrain. Les signes cliniques de la maladie sont les suivants : comportement anormal de nage et anorexie entre 5 et 9 mois après le transfert en mer, signes d’affection circulatoire, cœur pâle, accumulation de liquide dans l’abdomen, foie jaune, rate enflée et ecchymoses dans le tissu adipeux périvasculaire. Une morbidité et une mortalité variant de négligeable à 20 % sont souvent observées. Des lésions histologiques significatives devraient être présentes avant de procéder au diagnostic de l’IMSC, et les autres causes doivent d’abord avoir été écartées (p. ex. syndrome myasthénique congénital; maladie du pancréas).

Les lésions histologiques mineures seraient identifiées comme étant caractéristiques de l’IMSC, et le poisson serait surveillé afin d’observer si l’IMSC se propage sur le terrain.

Le nombre de cas affichant une pathologie caractéristique de l’IMSC a diminué en 2018, plusieurs demeurant des affections subcliniques dont les signes pathologiques étaient très légers.

L’Écosse considère qu’il s’agit d’une maladie liée à l’élevage, alors que le nombre de cas au sein de l’industrie est relativement faible et que la maladie n’a jamais été observée chez les saumons sauvages. Les mesures de gestion sont donc prises en charge par l’industrie, et non par le gouvernement écossais. L’IMSC ne figure pas en tant que maladie dans les listes de l’OIE ou au sein de l’UE.

Le gouvernement écossais, qui a mis en place un programme de surveillance des maladies visant principalement à diagnostiquer les maladies émergentes et celles qui figurent à une liste de maladies dont les cas doivent être signalés, se charge d’analyser les échantillons de poissons moribonds. Si l’IMSC est diagnostiquée, les renseignements connexes sont fournis à l’industrie. C’est alors l’industrie qui détermine la mesure à prendre.

Les cas ne sont pas signalés.

Aucune mesure de gestion ni déclaration n’est exigée pour l’IMSC. Les mesures sont mises en œuvre par l’industrie.

Le règlement Aquatic Animal Health (Scotland) Regulations 2009 exige que seuls les animaux en santé soient transportés d’une installation à une autre.

Chili RVP-1a et RVP-1b Le Chili considère l’IMSC comme une maladie endémique. La maladie est détectée en fonction de soupçons sur le terrain (p. ex. hausse plus importante que prévu de la mortalité et de la morbidité). Les lésions histologiques et les résultats positifs au test PCR confirment les signes cliniques. Aucun seuil d’intervention n’a été établi. La mortalité connexe fait l’objet d’une déclaration hebdomadaire. Aucune mesure de gestion n’est requise pour l’IMSC.
Syndrome de la jaunisse
Pays/région « Souche » de RVP présente Description du diagnostic Seuil d’intervention Mesure de gestion
Colombie-Britannique RVP-1a

Le syndrome de la jaunisse (aussi appelé jaunisse/anémie) est diagnostiqué au sein d’une population de saumon quinnat d’élevage en présence de mortalité attribuable à la maladie à l’échelle de la population, de lésions cliniques et histologiques qui sont caractéristiques de la maladie, et en l’absence d’éléments indiquant une maladie inflammatoire systémique.

La pathologie clinique caractéristique du syndrome de la jaunisse comprend une coloration jaune anormale de la région périorbitaire et de la face ventrale. Les branchies et le foie sont très pâles (indiquant une anémie).

L’histopathologie caractéristique comprend la nécrose des cellules épithéliales tubulo-rénales, et généralement certaines pathologies hépatiques connexes.

N’est pas signalée à l’ACIA.

Pour le moment, le MPO n’a fixé aucun seuil d’intervention spécifiquement pour cette maladie.

Si des signes cliniques (morbidité ou mortalité) sont causés par le syndrome de la jaunisse, c’est à l’industrie d’intervenir de façon appropriée selon ses propres plans de gestion de la santé et ses procédures opérationnelles normalisées.

N’est pas signalée à l’ACIA.

Le MPO ne dispose d’aucune mesure de gestion propre à un diagnostic positif de syndrome de la jaunisse, cette maladie ayant jusqu’à présent causé de très faibles niveaux de signes cliniques ou de mortalité (< 0,05 %) en Colombie-Britannique.

Le MPO exige toutefois que les cas de syndrome de la jaunisse lui soient signalés en cas d’événement lié à la santé du poisson ou d’un événement de mortalité. L’industrie est tenue d’élaborer et de suivre ses propres plans de gestion de la santé des poissons et procédures opérationnelles normalisées.

Côte Est du Canada RVP-1a

Aucun saumon du Pacifique n’y est élevé.

S. O.

S. O.

État de Washington (É.-U.) RVP-1a

Aucun saumon du Pacifique n’y est élevé.

S. O.

S. O.

Norvège RVP-1a et RVP-1b

Aucun saumon du Pacifique n’y est élevé.

S. O.

S. O.

Écosse RVP-1a

Aucun saumon du Pacifique n’y est élevé.

S. O.

S. O.

Chili RVP-1a et RVP-1b

Le Chili considère le syndrome de la jaunisse comme une maladie endémique. Cette maladie est détectée en fonction de signes cliniques (p. ex. jaunisse).

Aucun seuil d’intervention n’a été établi.

La mortalité connexe fait l’objet d’une déclaration hebdomadaire.

Aucune mesure de gestion n’est requise pour le syndrome de la jaunisse.

Annexe 5 – Présentation du docteur Craig Stephen sur les approches de gestion de la santé des poissons pouvant constituer des solutions de remplacement

Présentation du docteur Craig Stephen sur les approches de gestion de la santé des poissons pouvant constituer des solutions de remplacement [disponible en anglais seulement]
(PDF, 1.67 Mo)

Annexe 6 – Rapport final de l’atelier vétérinaire

Atelier visant à évaluer les définitions de cas du MPO relatives à l’inflammation des muscles squelettiques et cardiaques (IMSC) chez le saumon de l’Atlantique d’élevage et au syndrome de la jaunisse chez le saumon quinnat d’élevage en Colombie-Britannique

Dr Ian Gardner
28 et 29 janvier 2020
Vancouver (Colombie-Britannique)

Introduction

Cet atelier a été organisé pour donner suite à une recommandation formulée par le Groupe de travail technique sur la santé des poissons (GTTSP), mis sur pied par le ministre des Pêches et des Océans en août 2019, qui proposait de réunir un groupe de vétérinaires et de pathologistes vétérinaires qualifiés afin d’examiner les définitions de cas actuelles du ministère des Pêches et des Océans (MPO) relatives à l’inflammation des muscles squelettiques et cardiaques (IMSC) et au syndrome de la jaunisse en Colombie-Britannique. Cet atelier avait pour objet d’examiner et, au besoin, de modifier les définitions de cas du MPO relatives à l’IMSC et au syndrome de la jaunisse en Colombie-Britannique en vue d’atteindre les objectifs de surveillance de ces maladies, et de comparer ces objectifs aux normes ou conventions internationales existantes. Cet atelier visait à recueillir les commentaires de vétérinaires autorisés du secteur des animaux aquatiques, de vétérinaires du secteur de la réglementation et de pathologistes vétérinaires du Canada, de la Norvège et des États-Unis.

L’atelier s’est déroulé sur une période de deux jours à Vancouver (Colombie-Britannique) à l’hôtel Pinnacle Hotel Harbourfront. Le facilitateur de l’atelier et les participants, tous des vétérinaires, y avaient été invités à la suggestion des membres du GTTSP, et provenaient de pays ayant une expérience pertinente par rapport à la question examinée. En outre, le facilitateur avait été sélectionné par un vote majoritaire du GTTSP parmi un bassin de candidats potentiels. Chacune des journées de l’atelier était consacrée à l’une des deux maladies à l’étude. Ces deux journées ont été structurées de façon semblable : les documents pertinents à la maladie étaient présentés aux participants, puis s’en suivaient des discussions de groupe. Certaines conversations avaient lieu en petits groupes, et d’autres réunissaient tous les participants. Plusieurs publications scientifiques ont été citées tout au long de ces conversations. Aux fins de référence, les documents cités sont énumérés à la fin du présent rapport.

À divers moments au cours de l’atelier, les membres ont été invités à voter sur différentes questions, y compris sur les définitions de cas provisoires. Ces votes ont été inscrits sous la forme « Oui », « Non » ou « Abstention ». L’animateur de l’atelier et l’un des participants de l’étranger se sont abstenus de voter. Là où des points de vue divergents empêchaient d’atteindre l’unanimité, les différentes opinions ont été consignées.

IMSC

Introduction et contexte

Des renseignements généraux sur l’expérience de la Colombie-Britannique relativement à l’IMSC et à la cardiopathie idiopathique ont été présentés dans le cadre de quatre exposés. Ces exposés ont fourni un historique et un aperçu du Programme de vérification et de renseignements sur la santé des poissons du MPO, un résumé des données de vérification recueillies de 2002 à aujourd’hui, un examen de l’analyse histopathologique et des écueils connexes les plus courants, en plus de présenter une recherche indépendante sur les fermes aquacoles marines de saumon de l’Atlantique en Colombie-Britannique. Ces données de vérification montrent qu’au cours des dix dernières années, les diagnostics de cardiopathie idiopathique sont demeurés stables, environ 2 % des carcasses fraîches échantillonnées aux fins de vérification affichant des lésions histologiques. Les participants ne se sont pas entendus à savoir si au moins certains de ces cas pourraient être attribuables à l’IMSC (et non à une cardiopathie idiopathique), et si les données du Programme de vérification du MPO représentaient effectivement la situation en Colombie-Britannique ou comportaient des biais liés au choix des données présentées et des méthodes de collecte. Certains craignaient que de tels biais aient donné lieu à une sous-estimation de la prévalence de l’IMSC au sein des populations de poissons. En outre, puisqu’une seule étude longitudinale a jusqu’à présent été menée sur l’orthoréovirus pisciaire (RVP) et l’IMSC, la dynamique démographique du RVP et de l’IMSC au sein de la ferme aquacole concernée pourrait ne pas être représentative de la situation réelle en Colombie-Britannique. Les participants étaient autorisés à poser des questions et à formuler des commentaires pendant et après chacun des quatre exposés, ce qui suscitait souvent de courtes discussions. Le principal point de désaccord concernait la possible insuffisance d’éléments probants permettant de confirmer sans équivoque la présence de l’IMSC en Colombie-Britannique (voir la section 2b). Le nom des conférenciers, de même que les titres de leurs exposés respectifs, figurent à l’annexe 4 du présent rapport.

Voici la définition de cas de l’IMSC qu’utilise actuellement le MPO dans le cadre de son Programme de vérification et de renseignements sur la santé des poissons :

Un diagnostic d’inflammation des muscles squelettiques et cardiaques (IMSC) chez une population de saumons de l’Atlantique d’élevage est posé lorsque qu’il y a présence de mortalité attribuable à cette maladie au sein de la population, et/ ou présence de ses signes cliniques (p. ex. léthargie, nage anormale, anorexie) et que :

Il est souligné que dans le cadre du Programme de vérification du MPO, si deux poissons ou plus reçoivent un diagnostic histologique de cardiopathie idiopathique alors qu’il n’y a aucune preuve d’effets à l’échelle de la population (c.-à-d. signes cliniques ou mortalité), la cardiopathie idiopathique est consignée comme une « condition à noter » dans le rapport public du Programme. Ainsi, tout cas subclinique d’inflammation cardiaque est consigné par le Programme.

Des renseignements généraux sur l’expérience de la Norvège, du Chili, de l’État de Washington (É.-U.) et du Canada atlantique relativement à l’IMSC et à la cardiopathie idiopathique ont été présentés dans le cadre de quatre exposés. Ces présentations abordaient les définitions de cas (le cas échéant) et d’autres renseignements pertinents ayant trait à l’IMSC dans chacune de ces administrations. Les participants étaient autorisés à poser des questions et à formuler des commentaires pendant et après chacun des quatre exposés, ce qui donnait souvent lieu à de courtes discussions. Le nom des conférenciers, de même que les titres de leurs exposés respectifs, figurent à l’annexe 4 du présent rapport.

En Norvège, l’IMSC est diagnostiquée par l’identification de lésions histologiques caractéristiques au niveau du cœur et des muscles squelettiques. Aucune exigence d’intervention n’est associée à l’observation de signes cliniques, d’une mortalité accrue et de résultats positifs à un test de dépistage du RVP. Par ailleurs, il est peu probable qu’une exploitation aquacole soumette un poisson en santé à des fins de diagnostic, car l’industrie soumet des poissons aux fins d’analyse en cas de signes cliniques ou d’augmentation de la mortalité; cela n’étant pas nécessairement signalé à l’histopathologiste. Il n’existe aucun programme réglementaire d’échantillonnage systématique du saumon de l’Atlantique d’élevage en Norvège. On explique que puisque la Norvège a identifié et caractérisé la maladie (y compris sa prévalence et sa pathogenèse) sur une période de 20 ans, un examen histologique suffit pour poser un diagnostic. Les seules autres maladies dont on sait qu’elles causent des lésions semblables en Norvège sont la maladie du pancréas et la cardiomyopathie, qui peuvent toutes deux être distinguées sur le plan histologique et par le dépistage de leur étiologie virale respective (alphavirus des salmonidés; virus de la myocardite pisciaire). En Norvège, la présence subclinique de la maladie est caractérisée par la présence de lésions histologiques sans signes cliniques (y compris la pathologie clinique) ou mortalité accrue.

Au Chili, la définition de cas de l’IMSC chez le saumon de l’Atlantique est la suivanteNote de bas de page 15: « Cas soupçonné : présence de signes cliniques caractéristiques, résultat positif au RVP du test par RT-PCR, ou détection de lésions caractéristiques par histologie. Cas confirmé : résultat positif au RVP du test par RT-PCR, en plus de la détection de lésions caractéristiques par histologie, avec ou sans signes cliniques. Un diagnostic différentiel avec d’autres maladies cardiaques doit être effectué. Les principaux changements morphologiques comprennent la myocardite, la dégénérescence du myocarde, la myosite et la dégénérescence des muscles rouges. Il est possible qu’une nécrose multifocale hépatocytaire soit observée. » Un autre participant a souligné qu’au Chili, le diagnostic de l’IMSC repose uniquement sur la présence de lésions histologiques et du RVP, avec ou sans signes cliniques. Au Chili, la surveillance de toutes les maladies est effectuée par l’industrie, de façon passive, au moyen de laboratoires privés (autorisés par le Sernapesca). Ces laboratoires doivent soumettre un rapport annuel à l’autorité fédérale. En fonction des rapports de laboratoire, l’autorité fédérale établit les structures de signalement et de surveillance des maladies présentes à l’échelle du pays selon trois types de souches : exotiques, endémiques et émergentes. On estime que 20 % de toutes les mortalités de saumon de l’Atlantique d’élevage déclarées au Chili sont attribuables à des causes infectieuses et, de ce nombre, 4 % sont attribuées à l’IMSC. Le Chili ne réglemente pas la gestion de cette maladie.

L’État de Washington (É.-U.) et le Canada atlantique n’ont élaboré aucune définition de cas pour l’IMSC, ces deux administrations n’ayant encore jamais eu à composer avec cette maladie. En effet, l’IMSC n’a jamais été diagnostiquée dans ces régions.

Il n’existe actuellement aucune norme internationale relative au diagnostic de l’IMSC. L’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), un organisme de normalisation reconnu, est le seul organisme international chargé de définir les cas de maladies animales répertoriées. À l’heure actuelle, l’OIE n’a toujours pas établi de définition de cas pour l’IMSC, cette maladie n’étant toujours pas inscrite sur la liste de l’OIE. L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) ne réglemente pas actuellement le RVP. L’ACIA considère toutefois que le RVP et l’IMSC sont des maladies dont l’émergence est possible, et continue de surveiller les données scientifiques connexes.

En 2012, le Conseil international pour l’exploration de la mer (CIEM) a publié des renseignements sur l’IMSC dans un bulletin diffusé à l’échelle internationale. L’information fournie peut servir d’avis scientifique aux pays qui soutiennent le CIEM, mais ne constituent pas une définition de cas reconnue par les autorités compétentes à l’échelle internationale.

Discussion

La discussion à ce sujet s’est déroulée en grand groupe, tous les participants étant réunis à la même table, après quoi trois sous-groupes ont été formés pour poursuivre les débats. Les participants ont discuté de façon approfondie de l’état actuel des connaissances scientifiques relatives à l’IMSC en Colombie-Britannique, et plusieurs différents points de vue ont été exprimés tout au long du processus. Selon l’un des participants, le lien causal entre le RVP et l’IMSC est conclusif (ou du moins il y a une association statistique et spatiale très significative) à l’échelle mondiale. La majorité des participants estimaient que les preuves de l’occurrence de la souche norvégienne de l’IMSC en Colombie-Britannique étaient équivoques ou inexistantes, et que les études par épreuve de provocation en laboratoire n’avaient pas permis de produire des maladies cliniques ou des lésions microscopiques compatibles avec l’IMSC (comme en Norvège). Un participant a fait remarquer qu’à ce jour, à l’échelle mondiale, aucune étude de provocation en laboratoire n’a été en mesure de reproduire la manifestation clinique de l’IMSC. Le RVP utilisé dans les épreuves de provocation en Colombie-Britannique est considéré comme ayant une faible virulence.

La majorité des participants ont convenu qu’un diagnostic au niveau du poisson individuel n’était pas nécessaire pour l’instant compte tenu de l’incertitude en ce qui concerne la présence de l’IMSC en Colombie-Britannique et la composante infectieuse de cette maladie, qui porte à croire que plus d’un poisson serait affecté au sein d’un échantillon de vérification. Pour ces raisons, il est actuellement impossible de déterminer la prévalence et l’incidence de la maladie.

La majorité des participants étaient d’avis qu’il n’y avait pas assez d’éléments probants pour déterminer si l’IMSC était présente dans les eaux de la Colombie-Britannique, comme en témoigne le résultat du vote sur cette question.

En effet, les participants ont été invités à voter sur la question suivante : « Disposons-nous de suffisamment d’éléments probants pour démontrer que l’IMSC est présente à l’échelle de la population en Colombie-Britannique? » Voici les résultats du vote :

Oui : 2

Non : 14

Abstention : 2

Justification du « oui »

2 – Selon Di Cicco et ses collaborateurs (2017), des signes manifestes d’IMSC ont été observés chez des poissons morts et chez des poissons vivants (apparemment en bonne santé) provenant d’un échantillonnage longitudinal effectué dans une seule ferme aquacole en Colombie-Britannique.

Justification du « non »

14 – Il y a actuellement trop peu d’éléments probants pour confirmer la présence de la maladie en Colombie-Britannique; les données sur le terrain n’ont pas indiqué un tableau clinique semblable à celui de la Norvège; les essais de transmission en laboratoire réalisés avec un isolat canadien du RVP n’ont pas permis de produire des lésions caractéristiques de la maladie chez les poissons atteints.

À la suite de ce vote, et afin de poursuivre la discussion sur la définition de cas du MPO relatif à l’IMSC, les participants ont convenu qu’il n’était pas nécessaire de discuter du cas d’IMSC mentionné par Di Cicco et ses collaborateurs (2017) pour poursuivre l’examen de la définition de cas qui servira au diagnostic des cas futurs.

Les participants se sont réunis en petits groupes afin d’examiner et, au besoin, de modifier les définitions de cas existantes du MPO relativement à l’IMSC en Colombie-Britannique. Chacun des groupes a formulé des suggestions très semblables les unes des autres. Les participants ont accepté la suggestion de structurer la définition de cas sous forme d’un organigramme. Voici la définition de cas qui a été élaborée :

Programme de vérification du MPO : Étapes de diagnostic de l’IMSC à l’échelle d’une ferme aquacole marine

Si les cinq (5) situations suivantes sont vraies :

Signes cliniques (léthargie, anorexie, nage anormale) correspondant à la maladie et/ou mortalité à l’échelle de la ferme aquacole supérieure à la mortalité de référence attribuable à la maladie;

ET

Pathologie clinique compatible avec une affection circulatoire définie comme suit : cœur pâle, foie congestionné (présentant parfois une mince membrane gélatineuse), ascite (séro-sanguinolente), tube digestif vide, rate gonflée;

ET Si une IMSC est soupçonnée, le MPO demandera une histologie accélérée.

Les lésions microscopiques comprennent une inflammation cardiaque modérée à sévère – épicardite et endocardite dans la couche compacte et la couche spongieuse avec dégénérescence du myocarde et infiltration histiocytaire lymphocytaire +/- lésions des muscles squelettiques rouges sans inflammation systémique chez deux poissons ou plus;

ET

Confirmer que le poisson touché est infecté par le RVP;

ET

Écarter les autres causes de lésions similaires;

ALORS

Une vérification ciblée est effectuée – échantillon de 15 poissons morts et de 15 poissons vivants soumis aux fins d’une histopathologie accélérée de tous les organes normalement visés. Si l’histopathologie révèle une inflammation cardiaque modérée à sévère compatible avec l’IMSC +/- des lésions des muscles squelettiques rouges sans signe d’inflammation systémique chez plus de 50 % des poissons soumis (à l’évaluation accélérée de l’IMSC);

ALORS

Effectuer une analyse de PCR quantitative pour confirmer la présence du RVP, et effectuer le séquençage des 5 poissons affichant les valeurs de Ct les plus faibles. Cela conduit à un:

Diagnostic provisoire de l’IMSC. Cela conduirait à une:

Enquête continue sur le terrain ET essai de provocation en laboratoire

S’il y a persistance de signes cliniques ou de mortalités attribuables à la maladie à l’échelle de la population ET les lésions sont reproduites en laboratoire

ALORS

Confirmation du diagnostic d’IMSC à l’échelle de la ferme aquacole.

Sinon, une nouvelle caractérisation de la maladie sera effectuée.

Les participants ont été invités à voter au sujet du diagramme de définition de cas proposé jusqu’à la ligne « diagnostic provisoire2 ». Voici les résultats du vote :

Oui : 14

Non : 2

Abstention : 2

Justification du « non »

Ces deux participants convenaient que le cheminement global du diagnostic était adéquat, étant toutefois d’avis :

Afin de parvenir à un consensus, les discussions se sont poursuivies en fonction des résultats du vote. Puisque la majorité des participants affirmaient catégoriquement que les signes cliniques et l’augmentation de la mortalité étaient essentiels à un diagnostic à l’échelle de la population, cette condition du diagnostic est demeurée dans l’organigramme. Comme la plupart des participants s’entendaient sur le cheminement proposé, un deuxième vote a été tenu.

Les participants ont cette fois été invités à voter au sujet du cheminement lui-même, et non sur sa nomenclature (c.-à-d. le diagnostic « provisoire » par rapport au diagnostic). Voici les résultats du vote :

Oui : 15

Non : 1

Abstention : 2

Justification du « non »

Après ce vote, les participants ont longuement discuté et débattu des questions liées à l’épreuve de confirmation de la maladie. Cette discussion a fait ressortir plusieurs points de vue différents : bon nombre des participants estimaient que les tests de transmission effectués en laboratoire étaient essentiels, alors que plusieurs autres étaient d’avis contraire, estimant que le fait de démontrer la présence de la maladie sur le terrain suffisait. D’autres ont exprimé des opinions divergentes sur les épreuves moléculaires qui devraient être effectuées, et sur quels tissus.

Pour finir, les participants ont été invités à voter pour accepter le cheminement menant du « diagnostic provisoire2 » au « diagnostic confirmé », particulièrement en ce qui concerne l’inclusion d’études positives sur le terrain et en laboratoire. Voici les résultats du vote :

Oui : 12

Non : 4

Abstention : 2

Justification du « non »

Conclusions et recommandations

Les discussions sur ce sujet ont suscité d’importants débats quant à l’état actuel des connaissances scientifiques relatives à l’IMSC en Colombie-Britannique. Les participants ne se sont pas entendus à l’unanimité sur certaines questions. Ils s’entendaient toutefois de façon claire et incontestée sur certains points importants, par exemple la nécessité de poursuivre les recherches sur les facteurs de risque liés à la manifestation clinique de l’IMSC. Trois facteurs de risque (manipulation mécanique du poisson, maladies concomitantes et conditions environnementales) ont été identifiés dans des études norvégiennes. Les participants recommandent que l’on poursuive les recherches sur l’IMSC et sa présence possible en Colombie-Britannique, en mettant l’accent sur la pathogenèse et la variation de la virulence en se fondant sur d’autres événements bien documentés en Norvège.

La majorité des participants ont voté en faveur d’une version révisée de la définition de cas de l’IMSC en Colombie-Britannique. La majorité des participants recommandent l’adoption de cette définition de cas dans le cadre du Programme de vérification du MPO. Tout futur cas présumé d’IMSC diagnostiqué en Colombie-Britannique dans le cadre de ce programme (selon le cheminement dans l’organigramme) déclencherait un test/contrôle de confirmation afin de pouvoir consigner et déclarer qu’il s’agit ou non d’un « cas confirmé d’IMSC » selon les processus décrits dans l’organigramme. Si le cas d’IMSC est confirmé, ces tests de confirmation/contrôle ne seraient plus requis pour poser les diagnostics subséquents.

Si aucun cas d’IMSC n’est confirmé à la suite des tests et de la surveillance, on suggère d’exiger une caractérisation officielle de la maladie (y compris un nom unique). L’inclusion d’une vérification ciblée de 15 poissons morts et de 15 poissons vivants aux fins de l’histopathologie, d’une PCR quantitative et d’un séquençage devrait améliorer la détection précoce de l’IMSC. Si le RVP détecté en Colombie-Britannique provient d’une souche exotique, l’ACIA entreprendra une enquête avec le MPO afin de confirmer la présence de la maladie, de décrire l’épidémiologie actuelle, d’en déterminer l’origine et de faire rapport à l’OIE.

Syndrome de la jaunisse

Introduction et contexte

Des renseignements généraux sur l’expérience de la Colombie-Britannique relativement au syndrome de la jaunisse ont été présentés dans le cadre de trois exposés. Ces exposés ont fourni un résumé des données recueillies dans le cadre d’une vérification menée sur une période de 20 ans, ainsi que les résultats d’une recherche réalisée sur le saumon du Pacifique en Colombie-Britannique. Les participants étaient autorisés à poser des questions et à formuler des commentaires après chacun des quatre exposés, ce qui a souvent donné lieu à de courtes discussions. Ces exposés ont notamment souligné que l’incidence du syndrome de la jaunisse chez le saumon quinnat d’élevage est demeurée stable au fil du temps (à environ 0,3 % de tous les poissons empoissonnés au cours de la période visée par la vérification), en plus de présenter un modèle saisonnier d’occurrence de la maladie, ainsi qu’une corrélation suggérée entre son occurrence et l’entrée des saumoneaux en milieu marin. L’existence d’un lien de causalité entre le RVP et le syndrome de la jaunisse chez le saumon quinnat a également été proposée (Di Cicco, 2018). Le nom des conférenciers, de même que les titres de leurs exposés respectifs, figurent à l’annexe 4 du présent rapport.

Voici la définition de cas du syndrome de la jaunisse qu’utilise actuellement le MPO dans le cadre de son Programme de vérification et de renseignements sur la santé des poissons :

Le syndrome de la jaunisse est diagnostiqué au sein d’une population de saumon quinnat d’élevage lorsque la présence de mortalités attribuables à la maladie à l’échelle de la population ainsi que de lésions macroscopiques et histologiques caractéristiques de la maladie est observée en l’absence d’éléments indiquant une maladie inflammatoire systémique.

Des renseignements généraux concernant l’expérience des autres pays relativement au syndrome de la jaunisse ont été présentés dans le cadre d’exposés sur la situation au Chili. Les participants étaient autorisés à poser des questions et à formuler des commentaires à la fin des exposés, ce qui a donné lieu à peu de discussions.

Au Chili, le syndrome de la jaunisse du saumon coho (une maladie semblable au syndrome de la jaunisse dont il est ici question), est défini comme suit : « Cas soupçonné : présence de signes cliniques caractéristiques de la maladie chez une population de poissons vulnérables. Cas confirmé : présence de signes cliniques caractéristiques et mortalité associée, avec ou sans confirmation en laboratoire. Les signes cliniques caractéristiques consistent en une coloration jaune anormale. Au Chili, en 2018, 10 % de toutes les mortalités de saumon coho étaient attribuables à une maladie infectieuse. De ces 10 %, environ la moitié étaient classées comme étant attribuables au syndrome de la jaunisse. Le syndrome de la jaunisse du saumon coho n’est pas réglementé au Chili.

Discussion

À la suite de ces présentations, les participants ont discuté de façon approfondie du nom de la maladie en question, plus précisément à savoir si la définition de cas devait être élaborée pour « le syndrome de la jaunisse » ou « le syndrome de la jaunisse/anémie ». L’ensemble des participants ont convenu qu’il existe de multiples causes de jaunisse chez les poissons, comme il y a plusieurs causes d’anémie, et que la simple présence des deux maladies à un même endroit n’implique pas nécessairement une corrélation. La plupart des participants estimaient qu’il n’y avait pas assez d’éléments probants pour confirmer un lien de causalité entre le RVP et le développement du syndrome de la jaunisse chez le saumon quinnat. Plusieurs participants ont également fait remarquer que le terme « anémie » a toujours été utilisé incorrectement pour catégoriser les carcasses présentant une pâleur au niveau des branchies et des tissus internes, ce qui pourrait être trompeur dans le cadre de l’analyse des données. Des recherches indépendantes s’appuyant sur les données du Programme de vérification du MPO avaient employé les termes qui y sont utilisés, dont « anémie ». Les participants ont convenu que l’anémie ne pouvait pas être diagnostiquée post mortem par un examen macroscopique ou histologique. Une valeur d’hématocrite est requise pour ce diagnostic.

Les participants ont été invités à voter sur la nécessité de réviser la définition de cas du syndrome de la jaunisse. Voici les résultats du vote :

Oui : 15

Non : 0

Abstention : 3

Justification des abstentions

Le groupe a été divisé en trois sous-groupes afin de discuter des définitions de cas pour le syndrome de la jaunisse. Deux des trois sous-groupes ont proposé une définition de cas très semblable, fondée sur le fait que le diagnostic du syndrome de la jaunisse était de nature non spécifique, après avoir écarté les autres causes possibles de jaunissement clinique. Le troisième sous-groupe a laissé entendre que la définition de cas existante (utilisée par le MPO dans le cadre de son Programme) était suffisante, à l’exception près de deux ajouts : l’exclusion des autres diagnostics différentiels et une identification plus précise des lésions histologiques. Les membres de ce sous-groupe ne s’entendaient pas sur le besoin de tenir compte des poissons affichant des signes subcliniques. La majorité des participants ont convenu qu’il serait difficile de détecter de tels signes subcliniques chez le poisson alors que la pathogenèse spécifique et les lésions histologiques connexes n’ont pas encore été décrites. Au terme de cette discussion, les définitions de cas suivantes ont été élaborées :

À l’échelle du poisson – Le syndrome de la jaunisse est diagnostiqué chez un saumon du Pacifique lorsqu’un poisson présentant des signes macroscopiques comprenant une coloration jaune anormale diffuse dans la région périorbitaire et/ou sur la face ventrale est observé dans le cadre d’une vérification, et qu’aucune autre cause connue de jaunisse n’est détectée.

À l’échelle de la ferme aquacole – Le syndrome de la jaunisse est diagnostiqué au sein d’une population de saumons du Pacifique d’élevage lorsque des poissons présentant une coloration jaune anormale diffuse dans la région périorbitaire et/ou sur la face ventrale sont observés lors d’une vérification, et que toutes les autres causes connues de jaunisse ont été écartées.

Les participants ont été invités à voter sur la nécessité de réviser la définition de cas du « syndrome de la jaunisse » à l’échelle du poisson. Juste avant ce vote, un participant a dû quitter l’atelier en raison de ses arrangements de voyage. Ce dernier n’a donc participé à aucun des votes subséquents, y compris tous les votes sur le syndrome de la jaunisse. Voici les résultats du vote :

Oui : 14

Non : 1

Abstention : 2

Justification du « non »

Les participants ont ensuite été invités à voter sur la nécessité de réviser la définition de cas du « syndrome de la jaunisse » à l’échelle de la population. Voici les résultats du vote :

Oui : 12

Non : 3

Abstention : 2

Justification du « non »

Il est souligné que dans le cadre du Programme de vérification du MPO, si le vétérinaire du MPO chargé d’appliquer la réglementation ne dispose pas de tous les renseignements requis pour établir un diagnostic définitif de la cause des mortalités à l’échelle d’une exploitation aquacole alors que deux poissons ou plus sont touchés, la situation est consignée comme une « condition à noter ». Voici les définitions de cas révisées qui ont découlé de la conversation subséquente :

À l’échelle du poisson – Le syndrome de la jaunisse est diagnostiqué chez un saumon du Pacifique lorsqu’un poisson présentant des signes macroscopiques comprenant une coloration jaune anormale diffuse dans la région périorbitaire et/ou sur la face ventrale est observé dans le cadre d’une vérification, et qu’aucune autre cause connue de jaunisse n’est détectée.

Condition à noter : Le syndrome de la jaunisse est diagnostiqué au sein d’une population de saumons du Pacifique d’élevage lorsque deux poissons ou plus présentant des signes macroscopiques comprenant une coloration jaune anormale diffuse dans la région périorbitaire et/ou sur la face ventrale sont observés dans le cadre d’une vérification, et qu’aucune autre cause connue de jaunisse n’est détectée.

À l’échelle de la ferme aquacole – Le syndrome de la jaunisse est diagnostiqué au sein d’une population de saumons du Pacifique d’élevage lorsque des poissons présentant des signes macroscopiques comprenant une coloration jaune anormale diffuse dans la région périorbitaire et/ou sur la face ventrale sont observés dans le cadre d’une vérification, qu’aucune autre cause connue de jaunisse n’est détectée et que des cas de mortalité au sein de la population sont attribuables à cet état.

Les participants ont été invités à voter sur le libellé révisé des définitions de cas du syndrome de la jaunisse, de façon à y inclure la « condition à noter » ainsi que la hausse de la mortalité attribuable à la condition à l’échelle de la ferme aquacole. Voici les résultats du vote :

Oui : 14

Non : 1

Abstention : 2

Justification du « non »

1-Selon un participant, si la coloration jaune anormale est le seul critère de diagnostic, les cas subcliniques qui ne seraient pas observés entraîneraient un sous-diagnostic de la maladie.

Conclusion et recommandations

Le manque de données scientifiques sur les causes de la jaunisse chez le saumon du Pacifique a constitué le principal point de discussion au sujet de cette maladie. Bien qu’un petit nombre de publications aient décrit certains aspects précis de la jaunisse, il existe d’importantes lacunes dans les connaissances relatives à la pathogenèse de la jaunisse chez le saumon du Pacifique, tant sur le plan des étiologies virales que non virales.

La majorité des participants ont voté en faveur d’une version révisée des définitions de cas du syndrome de la jaunisse en Colombie-Britannique, dont le diagnostic était non spécifique et reposait sur l’exclusion des autres causes possibles d’ictère. La majorité des participants recommandent l’adoption de ces définitions de cas dans le cadre du Programme de vérification et de renseignements sur la santé des poissons du MPO. Ils recommandent que de plus amples recherches soient menées sur la jaunisse et ses étiologies potentielles, en mettant l’accent sur la pathogenèse des causes virales et non virales. La détection précoce de nouveaux cas devrait être améliorée en enregistrant la jaunisse comme une « condition à noter ».

Mot de la fin

La majorité des participants ont voté en faveur d’une version révisée de la définition de cas de l’IMSC à l’échelle d’une population, les critères du « diagnostic présumé » et du « diagnostic confirmé » ayant été définis. Toutefois, selon certains participants, cette définition révisée était plus restrictive (spécifique) et contraignante que la définition de cas existante, et manquait de clarté quant aux méthodes de diagnostic permettant d’exclure les autres myopathies virales connues (actuellement absentes de la Colombie-Britannique). En raison de la durée limitée de l’atelier, les méthodes de diagnostic permettant d’exclure les autres maladies possibles n’ont pas fait l’objet de discussions.

Une définition de cas à l’échelle du poisson (individuel) n’a pas été jugée pertinente pour l’IMSC, puisque l’on considère que cette maladie comporte une composante infectieuse et qu’au moins deux poissons infectés seraient probablement trouvés lors des tests de vérification. La confirmation des cas s’appuiera sur la vérification ciblée de 15 poissons morts et de 15 poissons vivants qui feront l’objet d’un examen accéléré. Au cours des discussions, le personnel du MPO a indiqué que des vérifications ciblées pourraient également être effectuées à la discrétion du MPO, même si l’on détectait un seul poisson (plutôt que deux poissons ou plus) soupçonné d’avoir une IMSC.

De même, la majorité des participants ont voté en faveur d’une version révisée de la définition de cas du syndrome de la jaunisse à l’échelle d’une population, qui comprend un diagnostic à l’échelle du poisson et l’inclusion d’une catégorie « condition à noter » dans les rapports de vérification faisant état des constatations. Les participants ont convenu que des recherches beaucoup plus approfondies seront nécessaires sur ces deux affections en Colombie-Britannique, et ont souligné la nécessité d’une surveillance continue. Il a également été recommandé que le Programme de vérification du MPO adopte à l’avenir les définitions de cas rédigées par les participants.

Au terme de l’atelier, les participants ont été invités à fournir une rétroaction sur le déroulement du processus.

Il convient de souligner que même si l’ordre du jour de l’atelier prévoyait une journée complète de discussion sur chaque maladie, les débats sur l’IMSC ont pris beaucoup plus de temps que prévu, ce qui a entraîné une dérogation à l’ordre du jour et une discussion d’une demi-journée seulement au sujet du syndrome de la jaunisse. Cette plus longue durée des discussions sur l’IMSC était probablement due à la portée plus vaste de connaissances et des documents à couvrir, ainsi qu’aux points de vue plus divergents sur le sujet. Par conséquent, certains sujets – dont les tests de diagnostic – n’ont pas pu être abordés. À l’avenir, il serait prudent d’allouer plus de temps aux discussions de cette nature ou d’en restreindre la portée.

Selon mon point de vue à titre de facilitateur, le format de l’atelier, qui comprenait des discussions réunissant tout le groupe et d’autres discussions en plus petits groupes de cinq ou six participants, a permis aux participants d’exprimer toute opinion divergente et d’en discuter ouvertement avant de procéder au vote. Je recommande donc que ce format soit à nouveau utilisé dans de futurs ateliers semblables.

Références

Annexes

Annexe A - Mandat

Mandat d’un atelier ayant pour objet d’évaluer les définitions de cas du MPO relatives à l’IMSC chez le saumon de l’Atlantique d’élevage et au syndrome de la jaunisse chez le saumon quinnat d’élevage en Colombie-Britannique

Décembre 2019

Objectif

Cet atelier aura pour objet d’examiner et, au besoin, de modifier les définitions de cas du MPO relatives à l’IMSC et au syndrome de la jaunisse en Colombie-Britannique en vue d’atteindre les objectifs de surveillance de ces maladies. Plus précisément, nous nous attendons à ce que cet atelier aborde les sujets suivants liés aux définitions de cas actuelles du MPO (annexe 1) :

Portée

Cet atelier vise à examiner et, s’il y a lieu, à mettre à jour les définitions de cas de l’IMSC et du syndrome de la jaunisse en Colombie-Britannique, grâce à la participation de vétérinaires autorisés du secteur des animaux aquatiques, de vétérinaires du secteur de la réglementation et de pathologistes vétérinaires.

Livrables

Définitions de cas spécifiques pour le diagnostic de l’IMSC chez le saumon de l’Atlantique d’élevage en Colombie-Britannique, à l’échelle du poisson et à l’échelle de la population d’une ferme aquacole.

Définitions de cas spécifiques pour le diagnostic du syndrome de la jaunisse chez le saumon quinnat d’élevage en Colombie-Britannique, à l’échelle du poisson et à l’échelle de la population d’une ferme aquacole.

Protocole recommandé pour la détection précoce de l’IMSC chez le saumon de l’Atlantique d’élevage en Colombie-Britannique dans le cadre d’un programme de surveillance amélioré du MPO.

Protocole recommandé pour la détection précoce du syndrome de la jaunisse chez le saumon quinnat d’élevage en Colombie-Britannique dans le cadre d’un programme de surveillance amélioré du MPO.

Recommandations à l’égard des tests de diagnostic en laboratoire requis dans le cadre d’un programme amélioré de surveillance du MPO et de vérifications ciblées.

Rapport sommaire comprenant les différents points de vue exprimés lors de l’atelier.

Rôles et responsabilités

On attend des participants à l’atelier qu’ils agissent conformément au code de conduite de leur profession, qu’ils participent aux discussions et contribuent aux livrables en s’appuyant sur des preuves scientifiques, et qu’ils s’efforcent de parvenir à un consensus (c’est-à-dire un accord général sur les conclusions et les recommandations qui sont fondées sur des données et des renseignements scientifiques).

Dans les cas où des opinions divergentes fondées sur des données scientifiques empêchent l’atteinte d’un consensus, les points de vue opposés seront documentés dans le rapport final de l’atelier, y compris les raisons pour lesquelles l’opinion n’était pas appuyée par la majorité des participants.

Vétérinaires de l’équipe de réglementation du MPO : présenter les définitions de cas existantes et les exigences réglementaires relatives au RVP, à l’IMSC et au syndrome de la jaunisse;

Vétérinaire de l’équipe de réglementation de l’ACIA : fournir une orientation sur la lutte contre les maladies émergentes chez les animaux aquatiques au Canada;

Vétérinaires autorisés de l’industrie de la salmoniculture : fournir des renseignements généraux liés au signalement de ces maladies;

Autres vétérinaires autorisés du milieu aquatique ayant une expertise en la matière;

Pathologistes vétérinaires autorisés : fournir des renseignements généraux liés aux travaux en laboratoire associés à ces maladies;

Facilitateur indépendant : doit posséder une expertise en la matière (à confirmer).

Tous les participants, à l’exception du rapporteur, doivent contribuer activement aux discussions et aux livrables de l’atelier.

Rapporteur

Annexe A.1 – Définitions de cas actuellement utilisées par le Programme de vérification et de renseignements sur la santé des poissons, Division de la gestion de l’aquaculture, Pêches et Océans Canada

Syndrome de la jaunisse

Aux fins de diagnostic à l’échelle de la ferme aquacole (vérification) :

Inflammation des muscles squelettiques et cardiaques (IMSC)

Aux fins de diagnostic à l’échelle de la ferme aquacole (vérification) :

Annexe B - Ordre du jour

Atelier vétérinaire – Examen des définitions de cas de l’IMSC et du syndrome de la jaunisse en Colombie-Britannique pour le Groupe de travail technique sur la santé des poissons

28 et 29 janvier 2020
9 h –17 h
Hôtel Marriott Pinnacle Downtown de Vancouver
1128, rue Hastings Ouest (Salle : Port of Singapore)

Ordre du jour de l'atelier - Jour 1 - 28 janvier
Heure Sujet Documents à l’appui
9 h – 9 h 20
  • Mot de bienvenue et présentationsWelcome and introductions
-
9 h 20 – 9 h 40
  • Examen des objectifs de l’atelier
  • Mandat de l’atelier vétérinaire
9 h 40 – 10 h 30
  • Examen de l’historique et de la justification des diagnostics antérieurs d’IMSC dans les données de vérification des fermes aquacoles en Colombie-Britannique
  • Exposé : MPO et Centre de santé animale
10 h 30 – 10 h 45 Pause santé
10 h 45 – 12 h
  • Prise en compte des définitions de cas et des diagnostics internationaux
  • Exposé : Conférenciers invités provenant d’autres administrations
  • Jed Varney (État de Washington)
  • Côte-Est du Canada (à confirmer)
  • Norvège (à confirmer)
Exposé :
  • Emiliano Di Cicco
12 h – 12 h 45 Dîner
12 h 45 – 14 h 30
  • Discussion:
  • Importance des signes subcliniques ou précliniques de l’IMSC
  • Nécessité que la définition de cas comprenne l’observation de signes cliniques chez le poisson
  • Rapport : (5 min/groupe)
3 sous-groupes/ tous les participants
14 h 30 – 15 h
  • Examen/révision des critères du diagnostic d’IMSC à l’échelle du poisson
Tous les participants
3:00 – 3:20 pm Pause santé
15 h 20 – 17 h 30
  • Examen/révision des critères du diagnostic d’IMSC à l’échelle de la population
  • Recommandations relatives à la détection précoce
  • Rapport (5 min/groupe)
3 sous-groupes/ tous les participants
17 h 30
  • Fin de la première journée de l’atelier
-
Ordre du jour de l'atelier - Jour 2 – 29 janvier
Heure Sujet Documents à l’appui
8 h 30 – 8 h 50
  • Mot de bienvenue et résumé de la première journée
-
8 h 50 – 10 h
  • Examen de l’historique et de la justification des diagnostics antérieurs de syndrome de la jaunisse dans les données de vérification des fermes aquacoles en Colombie-Britannique
  • Exposé : MPO et Centre de santé animale
10 h – 10 h 40
  • Examen/révision des critères du diagnostic de syndrome de la jaunisse à l’échelle du poisson
  • Rapport : 5 min/groupe
3 sous-groupes/ tous les participants
10 h 40 – 11 h Pause santé
11 h – 12 h
  • Examen/révision des critères du diagnostic de syndrome de la jaunisse à l’échelle de la population
  • Rapport : 5 min/groupe
  • Recommandations relatives à la détection précoce
3 sous-groupes/ tous les participants
12 h – 13 h Dîner
13 h – 15 h
  • Discussion:
  • Approches permettant de mieux détecter les premiers signes des maladies dans les fermes aquacoles dans le cadre d’un programme de surveillance amélioré du MPO, et recommandation des tests nécessaires
Tous les participants
15 h – 16 h 30
  • Sommaire des recommandations
-
17 h
  • Fin de l’atelier
-

Annexe C - Liste des participants à l’atelier

Participants – Atelier vétérinaire sur les définitions de cas de l’IMSC et du syndrome de la jaunisse

Facilitateur : Ian Gardner – Gestion de la santé, UPEI

Rapporteurs : Laura Sitter – Vétérinaire sur le terrain, MPO
Erika Anderson – Biologiste de la vie aquatique, MPO

  1. Emiliano Di Ciccio – Vétérinaire et chercheur en santé du poisson, Fondation du saumon du Pacifique
  2. Kathleen Frisch – Vétérinaire et directrice de la santé des poissons, Cermaq Canada
  3. Brad Hicks – Vétérinaire et partenaire (Taplow Feeds), Aboriginal Aquaculture Association
  4. Ian Keith – Vétérinaire en santé du poisson, Programme de mise en valeur des salmonidés du MPO
  5. Fred Kibenge – Vétérinaire, Pathologie et microbiologie, UPEI
  6. Kim Klotins – Vétérinaire et spécialiste du Programme vétérinaire national, ACIA
  7. Gary Marty – Vétérinaire et ichtyopathologiste; ministère de l’Agriculture de la Colombie-Britannique
  8. Hugh Mitchell – Vétérinaire et gestionnaire de la santé des poissons, Aquatactics
  9. Diane Morrison – Vétérinaire et directrice générale; Mowi Canada Ouest
  10. Michael Pawlik – Pathologiste vétérinaire, Centre de santé animale du ministère de l’Agriculture de la Colombie-Britannique
  11. Derek Price – Épidémiologiste vétérinaire, MPO
  12. Sonja Saksida – Vétérinaire, Santé des populations de poissons d’aquaculture (UPEI)
  13. Mark Sheppard – Président et vétérinaire des pêches, Sakana Veterinary Services
  14. Jed Varney – Vétérinaire (animaux aquatiques), Aquaculture du Pacifique
  15. Zac Waddington – Vétérinaire principal, MPO
  16. Patrick Whittaker – Vétérinaire, Grieg Seafood
  17. Anne Berit Olsen – Vétérinaire, Institut vétérinaire norvégien
Conférencier Titres des exposés (sujets)
Zac Waddington Le MPO sur le terrain : Programme de vérification et de renseignements sur la santé des poissons (FHAIP)
Gary Marty Historique et justification du diagnostic de cardiopathie idiopathique dans les échantillons de vérification dans les fermes aquacoles en Colombie-Britannique; lien entre le RVP et l’IMSC et la jaunisse en Colombie-Britannique
Michael Pawlik Qu’est-ce qui constitue une bonne définition de cas?
Anne Berit-Olsen L’IMSC en Norvège
Derek Price

Définition des cas de l’IMSC au Chili; définition des cas du syndrome de la jaunisse au Chili
Jed Varney Le RVP dans l’État de Washington
Sonja Saksida L’IMSC au Canada atlantique
Emiliano Di Cicco Analyse de la définition de cas actuelle de l’IMSC du MPO en Colombie-Britannique, et de ses forces ou faiblesses par rapport à celles adoptées dans d’autres administrations; Analyse de la définition de cas actuelle du syndrome de la jaunisse/anémie du MPO en Colombie-Britannique, et de ses forces ou faiblesses par rapport à celles adoptées dans d’autres administrations

Annexe E - Procédures opérationnelles normalisées pour la sélection des carcasses dans le cadre du Programme de vérification et de renseignements sur la santé des poissons du MPO (PON-08)
Division de la gestion environnementale de l’aquaculture – Santé des poissons

Section : Échantillonnage

Titre : Sélection des carcasses

Objet :

Établir des procédures pour la sélection de carcasses de qualité adéquate pour le diagnostic lors d’une vérification de la santé des poissons. Le processus de sélection accroît la probabilité de détection des agents pathogènes ou des maladies

Référence :

Lignes directrices en matière de biosécurité SOP AEO FH-BIO-01(version actuelle)

Responsabilité :

Personnel de la division Santé des poissons

Définitions :

Maladie
Processus ou état morbide touchant le corps ou des parties corps et présentant des signes caractéristiques le distinguant des autres processus ou états morbides ainsi que de l’état normal. Tout état qui entraîne une dégénérescence graduelle de l’homéostasie.
VSSP
Vérification et surveillance de la santé des poissons.

Catégories de mortalité des installations :

Environnement
Nombre total de carcasses dont la mortalité est attribuable à des conditions environnementales (p. ex. faible taux d’oxygène dissous, prolifération d’algues, etc.).
Faible rendement
Nombre total de carcasses dont la mortalité est attribuable à un faible rendement (p. ex. poissons faméliques, mâles précoces, etc.).
Défraîchi
Nombre total de carcasses dont la qualité n’est pas adéquate pour le diagnostic (p. ex. branchies blanches et chair molle, etc.).
Autre
Toute autre classification utilisée par le personnel d’une installation aquacole pour catégoriser les mortalités.
Prédation
Nombre total de carcasses dont la mortalité est attribuable à une prédation.
Argenté
Nombre total de carcasses fraîches dont la peau ou les écailles sont encore argentées et dont la mort est récente et n’est attribuable à aucune cause connue. Elles peuvent aussi présenter certains signes de maladie. Les carcasses argentées sont les plus représentatives de la population d’élevage.

Équipement et matériel requis :

Mesures de sécurité :

Toujours porter l’équipement de protection individuelle (EPI) et suivre les directives du personnel de l’installation en ce qui concerne la sécurité personnelle lors des travaux de vérification dans une installation. Le port de l’EPI est particulièrement important lorsqu’il s’agit d’un système de parcs en mer, où il existe de nombreux dangers. Il faut toujours est attentif à son environnement.

Politique :

Tous les spécimens, échantillons, sous-échantillons, etc. prélevés aux fins de vérification et de surveillance doivent être manipulés et conservés avec soin et de manière à éviter toute contamination croisée ou dégradation.

Instructions:

Annexe F - Résumé de l’atelier vétérinaire

Atelier vétérinaire sur l’IMSC et le syndrome de la jaunisse – Résumé des principaux points
IMSC
Syndrome de la jaunisse
Recommendations
References

Annexe 7 - Documents supplémentaires

Le lecteur est invité à consulter, sur Dropbox, tous les documents supplémentaires liés aux discussions du GTTSP, y compris l’ordre du jour des réunions, le compte rendu des réunions, les documents de réunion, y compris les documents de référence soumis par les représentants du MPO et de l’ACIA, et certaines publications fournies par les membres.

Voici le lien vers ces documents sur Dropbox : https://www.dropbox.com/sh/cw8reoq5u23m9rf/AAD_S8uiHgIgH8cLSQl30r6Ha?dl=0

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